15.06.2009
ISF: LE SIEUR HALIDAY RETOURNE EN FRANCE
ISF : dernier délai pour la déclaration et le paiement
Les contribuables redevables de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) domiciliés en France ont jusqu'à ce soir minuit pour remettre leur déclaration et payer simultanément l'impôt. Cette date est fixée au 15 juillet pour les redevables domiciliés dans la Principauté de Monaco ou dans les pays d'Europe et au 31 août pour ceux domiciliés dans les autres pays du monde. Pour rappel, les personnes physiques domiciliées en France ou à l'étranger qui possèdent un patrimoine taxable d'une valeur nette supérieure à 790 000 € au 1er janvier 2009 sont soumises à l'ISF.
Levée du secret bancaire entre la France et la Suisse
La France et la Suisse ont signé vendredi dernier un avenant à leur convention fiscale afin de lever le secret bancaire. L'accord concerne les personnes physiques et morales et prendra effet dès le 1er janvier 2010. La Suisse va signer d'autres accords avec une dizaine de pays afin d'être rayée de la liste grise des paradis fiscaux non coopératifs. La France a également signé un accord avec le Luxembourg pour la levée du secret bancaire.
Déficit record pour la Sécurité sociale : 21 milliards d'euros en 2009
La Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui remet son rapport annuel au gouvernement, doit officialiser aujourd'hui un déficit de la Sécurité sociale de près de 21 milliards d'euros en 2009, un chiffre record depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le précédent record s'élevait à 11 milliards d'euros en 2004. Le projet de financement de la Sécurité sociale avait prévu un déficit de 11,4 milliards d'euros. La baisse des rentrées de cotisations sociales du fait d'un recul de la masse salariale est à l'origine de cette crise. En 2010, le déficit de la Sécurité sociale devrait encore s'aggraver. La Cour des comptes évaluerait à 50 milliards le déficit sur 2 ans (2009-2010).
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12.06.2009
CHOMAGE: QUELS SONT LES VRAIS CHIFFRES
2 000 emplois perdus par jour
au premier trimestre

Social. 187 800 emplois perdus. Deux fois plus que durant toute l'année 2008. Du jamais vu.
Les emplois détruits ont atteint un record historique de 187 800 sur les trois premiers mois de l'année. 2000 par jour. Deux fois plus que durant la totalité de l'année 2008. Du jamais vu.
Une hémorragie « tout à fait affreuse », a commenté la présidente du Medef Laurence Parisot. Et alors que le PS fustigeait « l'inaction du gouvernement face à la plus grave crise économique et sociale depuis les années 30 », le ministre du Travail Brice Hortefeux annonçait la mobilisation de 10 milliards pour des « mesures exceptionnelles pour l'emploi ».
Le nombre de salariés du secteur marchand (hors agriculture et emplois publics), qui avait baissé de 100 500 en 2008, est ramené à 17,8 millions fin mars (-1 % sur un trimestre, -1,8 % sur un an), indiquent les statisticiens de l'Insee, dépassés dans leurs pires prévisions.
Selon le directeur des statistiques de Pôle emploi, Bernard Ernst, « cette baisse trimestrielle est d'une ampleur jamais observée dans l'histoire économique de la France ». C'est la 4e chute trimestrielle consécutive du PIB, alors que le premier choc pétrolier (1973-74) ne s'était soldé que par trois trimestres de recul.
La dégradation de l'intérim a pesé lourd avec 80 800 postes en moins au cours de ce premier trimestre (-15,6 % sur trois mois, -34,3 % sur un an), une chute, là encore, d'une ampleur inédite.
« Mais ce n'est plus seulement l'emploi intérimaire qui est touché », note Bernard Ernst, soulignant que « le noyau dur de l'emploi est désormais atteint ». Il n'est qu'à voir la litanie des « plans sociaux ». Et ce n'est pas fini alors qu'avec l'été des centaines de milliers de jeunes en fin d'études vont arriver sur le marché.
Hors intérim, les services ont accusé leur repli le plus fort depuis 1975. Toutes les régions, sauf la Corse, ont accusé des pertes nettes d'emplois et tous les secteurs sont affectés, l'industrie continuant à souffrir plus particulièrement.
Pessimiste, le ministère du Travail, qui table désormais sur un recul de 3 % du PIB en 2009, estime que l'emploi régressera durant « plusieurs trimestres » encore.
Les Freescale hier dans la rue
Les salariés toulousains de Freescale ont manifesté, hier encore, devant l'entrée de l'entreprise. En cause, leur mécontentement face au licenciement programmé d'un millier d'entre eux d'ici 2 011. « La direction ne veut pas franchement négocier. On était là à toutes les réunions pour concrétiser un accord mais elle ne veut rien entendre. Nous, ce que l'on veut, c'est une porte de sortie, en clair une possibilité de réinsertion professionnelle avec des i ndemnités suffisantes», explique Laurent Montoni, opérateur depuis 21 ans de cette société qui conçoit des semiconducteurs dédiés à l'automobile. Aucun engagement n'a encore été pris par la direction. « En ce temps de crise, on ne peut pas se permettre de perdre son emploi sans s'assurer de pouvoir rebondir », continue Laurent Montoni.
Les manifestations organisées par les salariés sont régulièrement soutenues par la population toulousaine. « Quand on distribue des tracts sur le rond-point, en face de l'entreprise, les automobilistes nous encouragent à continuer », affirme ce salarié. Une nouvelle action aura lieu samedi.
Zoom
Plan sociaux du Grand Sud
Freescale (Toulouse). 1 000 emplois supprimés chez le leader mondial dans la conception et la fabrication de semiconducteurs embarqués pour l'auto.
Molex (Villemur-sur-Tarn). La direction a confirmé hier qu'elle respectera les condition négociées avec les syndicats pour la fermetturedébut octobre de ce site. 290 personnes seront licenciées.
ESK (Bazet). 97 emplois sont menacés après l'annonce de fermeture de cette sociétée des Hautes-Pyrénées qui fabrique des bagues d'étanchéité en céramique pour les pompes à eau et filiale de la société américaine Ceradyne.
Bosch (Aveyron). à Onet-le-Château, les salariés du groupe allemand craignent la suppression de 260 postes sur le site.
Papeterie Lédar (Saint-Girons). Entreprise historique en Ariège fondée en 1908, le papetier en liquidation judiciaire a remercié 120 salariés.
EDA (Albi). 90 emplois menacés après une liquidation judiciaire sur le site tarnais.
Grand Sud : l'hémorragie
La région Midi-Pyrénées n'échappe pas à la règle qui prévaut en France : la crise continue de faucher des emplois à tous les étages de l'économie. Il y avait 162 000 demandeurs d'emploi en mars, c'est 18 % de plus qu'en mars 2008. C'est dire l'ampleur de la lame de fond qui secoue le tissu économique du Grand sud-ouest.
Dans tous les départements, frappés par des plans sociaux, les indicateurs virent au rouge : dans le Gers, le chômage des jeunes a progressé de 24,6 % malgré le plan d'urgence de 1,3 milliard d'euros promis par le gouvernement. À Lourdes, temple du tourisme religieux en France avec plus de 5 millions de visiteurs, les hôteliers annoncent entre « 20 et 25 % d'emplois en moins en 2009 ».
« La bulle protectrice explose en Midi-Pyrénées », résumait dernièrement Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique et social régional, à propos des sous-traitants du secteur automobile. L'industrie du meuble est en pleine restructuration et le bâtiment et travaux publics « risquent d'être rapidement impactés par la crise d'ici la rentrée de septembre », a déclaré hier Martin Malvy. Le président du conseil régional Midi-Pyrénées, qui proposera un plan de relance pour l'économie, le 25 juin, « de plusieurs centaines de millions d'euros », évoque de « nouvelles difficultés dans le secteur de l'aéronautique ». Où il s'est entendu dire que « les plans de charge ont baissé de 40 à 50 % » dans certains cas. Du jamais vu.
L'agroalimentaire, premier secteur d'activité de la région, est aussi dans l'œil du cyclone : « 400 producteurs laitiers risquent de disparaître », s'inquiète le conseil régional qui mise sur « le dynamisme » de ces PME bénéficiaires de plans d'appui. Mais « la crise connaît une phase d'intensification actuellement », reconnaît Martin Malvy.
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INFLATION: UNE FAUSSE REALITE DES CHIFFRES
Inflation : +0,2 % en mai, mais -0,3 % sur un an
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,2 % en mai, selon les chiffres de l'INSEE. Cependant, sur un an, les prix affichent un recul de 0,3 %. Il faut remonter à 1957 pour retrouver une baisse annuelle des prix. L'augmentation saisonnière des prix des produits frais et le renchérissement des produits pétroliers expliquent cette légère hausse mensuelle.
Diminution des plafonds de ressources applicables pour l'attribution des logements aidés
Afin de permettre au parc de logements HLM de renouer avec sa vocation d'accueil privilégié des foyers à revenus modestes, la loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion prévoit une diminution de 10,3 % des plafonds de ressources pour l'attribution des logements locatifs sociaux. En application de cette disposition, un arrêté, publié ce matin au Journal officiel, fixe ces nouveaux plafonds applicables depuis le 1er juin. Pour l'année 2009, ces plafonds sont à comparer avec le revenu fiscal de référence au titre de l'année 2007. À compter du 1er janvier prochain, ces barèmes seront revalorisés en fonction de l'évolution de l'indice de référence des loyers, non plus en fonction du SMIC.
Dépendance : un marché qui stagne
Tous types de contrats confondus, un peu plus de 2 millions de personnes étaient assurées au titre de la dépendance auprès des sociétés d'assurances fin 2008, selon les derniers chiffres fournis par la Fédération française des sociétés d'assurances. Après une forte accélération observée en 2004 (+7 %) et 2005 (+12 %), la croissance du nombre de personnes couvertes semble se stabiliser (+2 % en 2006 et +4 % en 2007 et 2008). Parmi ces 2 millions de personnes couvertes, près de 60 % le sont par le biais de contrats à adhésion individuelle et, pour 93 % d'entre elles, le contrat souscrit a pour garantie principale la garantie dépendance.
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11.06.2009
NETANYAHU RESISTE A OBAMA : QUELLE IMPERTINENCE!!!
Israël: Netanyahu pressé par sa droite de dire non à un Etat palestinien

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu était jeudi soumis à des pressions des durs de la droite, avant son discours très attendu dimanche, pour dire "non" à un Etat palestinien, au risque d'une crise ouverte avec le président américain Barack Obama.
Jusqu'à présent, M. Netanyahu a refusé de se prononcer en faveur d'un Etat palestinien et rejeté un gel de la construction dans les colonies de Cisjordanie où vivent quelque 300.000 Israéliens.
Ce double veto a provoqué de vives tensions avec les Etats-Unis que M. Netanyahu espère dissiper en présentant sa conception de la paix lors d'une allocution à l'université Bar Ilan près de Tel-Aviv.
Mais au sein de sa majorité, il est tiraillé entre le ministre de la Défense et chef du parti travailliste Ehud Barak, favorable au principe de "deux Etats pour deux peuples", et des députés du Likoud, son propre parti, qui le pressent de résister à M. Obama.
"Il ne faut pas utiliser l'expression Etat palestinien, les pressions américaines sont avant tout psychologiques, il ne faut pas oublier que le président n'est pas seul aux Etats-Unis, il y a le Congrès et le Sénat qui soutiennent Israël", a affirmé Miri Regev, une députée du Likoud.
Parmi les autres opposants figure un autre ténor du parti de droite, Benny Begin, ministre sans portefeuille et fils de l'ancien Premier ministre Menahem Begin.
"Les Palestiniens ne veulent pas de la solution de deux Etats mais une solution à deux étapes à l'issue desquelles il n'y aurait plus qu'un seul Etat celui de l'OLP-Hamas", a-t-il martelé.
Selon la radio militaire, M. Netanyahu devait recevoir jeudi après-midi des représentants des colons. Il tente ainsi d'éviter une fronde parmi les députés du Likoud soutenus par le lobby des colons susceptible de mettre en danger sa majorité comme cela avait été le cas en 1999 quand il avait été contraint à la démission après des défections sur sa droite lors de son premier mandat.
Pour le ministre des Infrastructures, Uzi Landau, d'Israël Beiteinou, une formation d'extrême droite, il n'y a "pas de partenaire palestinien avec qui négocier. A Gaza il y a une sorte d'Etat terroriste aux mains du Hamas tandis que Mahmoud Abbas (le président palestinien) ne contrôle que les Arabes de Judée-Samarie (Cisjordanie)".
La presse se livrait à des spéculations sur le discours de M. Netanyahu. Le quotidien de gauche Haaretz croit ainsi savoir qu'il s'apprête à accepter la création d'un Etat palestinien démilitarisé dans le cadre de la Feuille de route, un plan de paix international. Il va exiger en échange que les Palestiniens reconnaissent Israël comme "l'Etat du peuple juif", tout en rejetant un gel de la colonisation, selon Haaretz.
Le négociateur palestinien Saëb Erakat avait mis en garde mercredi contre d'éventuelles "acrobaties linguistiques" auxquelles pourrait se livrer M. Netanyahu dans son discours.
Le diplomate européen en chef Javier Solana, en tournée au Proche-Orient, a exhorté M. Netanyahu à accepter le principe d'un Etat palestinien et le gel de la colonisation.
"J'aimerais entendre un discours comportant un engagement du gouvernement israélien sur un règlement à deux Etats, sur la question de la colonisation et un engagement de renouer des relations avec les Palestiniens", a dit M. Solana. "C'est à quoi nous nous attendons et je suis sûr que nous allons entendre quelque chose de ce genre".
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IMMOBILIER ANCIEN: LEGERE BAISSE
Légère baisse des prix de l'immobilier ancien en mai
Les prix des logements anciens ont reculé de 0,2 % en mai, selon la dernière note de conjoncture de la FNAIM. La légère remontée de 3 % observée en avril par la Fédération était donc une simple éclaircie qui s'explique par un traditionnel regain d'intérêt saisonnier (les gens achètent davantage aux beaux jours) et par la baisse des taux d'intérêt. "Selon la loi de l'offre et de la demande, la reprise des volumes a mécaniquement impacté les prix, qui se sont appréciés", explique ce matin aux "Echos" René Pallincourt, président de la FNAIM. Sur un an, les baisses des prix des appartements et des maisons atteignent désormais -5 et -8,3 %. "L'objectif d'une baisse des prix comprise entre -5 et -10 % en 2009 se confirme petit à petit", indique la FNAIM dans son communiqué.
Retraite : une étude de HSBC pointe le déficit de préparation et le déficit d'information
La 5e étude HSBC sur "l'Avenir des retraites", qui est une enquête mondiale, met en lumière un déficit de préparation à la retraite majeur en France, bien que les individus soient conscients de l'allongement de leur espérance de vie. Près de 9 personnes sur 10 se sentent insuffisamment préparées pour leur retraite et n'ont aucune idée du montant de leurs revenus pendant leur retraite. Un phénomène qui, selon l'étude, se trouve exharcerbé par le déficit de compréhension des mécanismes financiers, de formation et de conseil dans le domaine financier. 43 % des personnes interrogées n'ont jamais eu accès à aucun type de formation dans le domaine financier et 47 % n'ont jamais eu accès à aucun conseil professionnel sous aucune forme. "Compte tenu de ce déficit de préparation, les familles ont besoin d'être mieux soutenues et orientées (...), non pas simplement dans les écoles et les universités, mais à travers des interlocuteurs de confiance qui leur fournissent un conseil financier professionnel", indique Stephen Green, président du groupe HSBC.
La consommation des ménages a résisté en 2008
En 2008, la consommation des ménages a significativement ralenti mais a montré des signes de résistance, selon la synthèse annuelle de l'INSEE. L'année passée, les dépenses des ménages, en volumes, ont progressé de 1 %, après +2,4 % en 2007. C'est la progression la plus faible depuis plus de 10 ans. Malgré ce ralentissement, la consommation des ménages reste le principal soutien de l'activité, selon l'INSEE. Pour limiter l'infléchissement de leur consommation, les ménages ont abaissé légèrement leur taux d'épargne, celui-ci étant passé de 15,6 % en 2007 à 15,3 % en 2008.
Performances des OPCVM au 5 juin
Les indices de performances des OPCVM calculés par Europerformance évoluent de la façon suivante au 5 juin : fonds d'actions (+1,76 % sur une semaine, -27,23 % sur un an) ; fonds diversifiés (+0,60 % / -10,64 %) ; fonds obligataires (-0,41 % / +5,46 %) ; fonds de trésorerie (+0,02 % / +2,75 %) ; fonds alternatifs (+0,23 % / -8,95 %).
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10.06.2009
FILLON DE DIRE SANS MES DEUX L, NOUS SERIONS PAS DANS LA ME.DE!!!
Lancement d'une concertation pour la mise en place d'une taxe carbone
Les ministres Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde installent aujourd'hui une conférence d'experts chargée d'étudier la mise en place d'une "contribution climat-énergie", autrement dit une taxe frappant les émissions de carbone. L'objectif est de permettre une réduction des gaz à effet de serre en jouant sur le prix du carbone. Les entreprises tout comme les ménages pourraient être mis à contribution. En pratique, un "livre blanc" d'une vingtaine de pages sera mis en ligne et ouvert aux commentaires jusqu'au 24 juin. Les 2 et 3 juillet, une conférence réunira les experts et les conclusions des débats devront être remises au gouvernement une semaine plus tard. Cette nouvelle contribution pourrait voir le jour en 2011. La commission est présidée par l'ancien premier ministre Michel Rocard.
Près d'une entreprise sur cinq craint pour sa survie
"Alors que certains commencent à parler d'une prochaine sortie de crise, les chefs d'entreprise ne voient pas encore le bout du tunnel", affirme ce matin Jean-François Roubaud, président de la CGPME, au quotidien "La Tribune". Sur la base d'une enquête réalisée par la Confédération, les patrons de PME sont "19 % à craindre pour la survie de l'entreprise. Ils n'étaient que 12 % en avril. Au total, six entreprises sur dix éprouvent de réelles difficultés". Le manque de soutien des banques est principalement pointé du doigt : les PME "ont eu le sentiment d'avoir été "lâchées", abandonnées sur le bas-côté de la route lorsque la conjoncture s'est durcie", indique M. Roubaud.
Déficit de la Sécurité sociale : entre 20 et 21 milliards d'euros en 2009
Après une première audition des comptes de la Sécurité sociale réalisée hier, la commission des finances de l'Assemblée nationale évalue le déficit de la Sécurité sociale à un montant compris entre 20 et 21 milliards d'euros pour l'année 2009. Les chiffres plus précis devraient être dévoilés lundi prochain.
Taxe professionnelle : les députés proposent un relèvement de l'IS
La commission des finances de l'Assemblée nationale a présenté hier à la ministre de l'Economie ses propositions pour compenser la suppression de la taxe professionnelle. Selon "Les Echos" de ce matin, les députés plaident pour une suppression de la TP dès 2010, alors que le gouvernement envisageait une suppression étalée sur plusieurs années, compensée provisoirement par un relèvement du taux de l'impôt sur les sociétés à 39,43 %. Ce relèvement provisoire perdurerait jusqu'à ce que le gouvernement parvienne à instaurer une taxe carbone.
Pas de coup de pouce pour le Smic cette année
Le groupe d'experts, nommés pour se prononcer sur l'évolution du salaire minimum, a plaidé hier pour que la revalorisation du Smic soit limitée au minimum légal. Dans leur rapport, les experts estiment que "les hausses du Smic ont été particulièrement soutenues depuis une quinzaine d'années" et qu'une nouvelle hausse "serait défavorable à l'emploi". La revalorisation annuelle du Smic, le 1er juillet, devrait donc se limiter au minimum légal, de 1,25 % à 1,4 %. Ce sera la troisième année sans coup de pouce. Le Smic s'élève à 1 320 € bruts par mois pour 35 heures hebdomadaires depuis le 1er juillet 2008.
La France s'enfonce dans la récession
Le gouvernement a reconnu que la France traversera cette année une récession sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le PIB subira un recul de 3 % (au lieu des -1,5 % prévus). La croissance, qui devrait revenir en 2010, ne devrait pas cependant dépasser 0,5 %. Par ailleurs, la dégradation de l'emploi devrait persister encore plusieurs trimestres, avec un risque de 600 000 destructions d'emplois salariés dans le privé en 2009.
L'épargne solidaire garde la cote
L'encours des produits d'épargne solidaire s'est stabilisé en France en 2008, mais les investissements sont en nette progression, selon le 7e baromètre annuel Finansol/Ipsos/La Croix. En 2008, l'encours des produits solidaires s'est établi à 1,634 milliard d'euros, contre 1,625 milliard en 2007. Le montant des investissements solidaires a augmenté de plus de 100 millions d'euros en 2008 pour atteindre 379 millions d'euros (+34 %).
Une prime de 150 € pour les familles bénéficiaires de l'allocation de rentrée scolaire
Une prime exceptionnelle de 150 € sera versée aux familles bénéficiaires de l'allocation de rentrée scolaire pour l'année scolaire 2008-2009. Une seule prime est versée par foyer. Les caisses d'allocations familiales et les caisses de mutualité sociale agricole sont chargées du versement automatique de cette prime en juin. Sauf dans les cas de fraude ou de fausse déclaration, tout paiement indu de la prime est récupéré sous 2 ans. Ces dispositions ont été précisées dans un décret publié au Journal officiel du jeudi 30 avril 2009 faisant suite à la loi de finances rectificative pour 2009 du 20 avril 2009.
Voyage en europe : demander la carte européenne d'assurance maladie
La carte européenne d'assurance maladie est utilisée en cas de séjour temporaire en Europe. Elle est valable un an maximum et permet une simplification des procédures de prise en charge des soins médicaux. Elle peut être utilisée dans l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne, trois Etats liés par l'accord sur l'Espace Economique Européen : Islande, Liechtenstein, Norvège. La Suisse a également accepté l'utilisation de cette carte sur son territoire. Avant de partir, l'assuré peut se renseigner sur les conditions de prise en charge des soins du pays de destination auprès de sa caisse d'assurance maladie ou sur le site www.ameli.fr. Pour obtenir sa carte, appeler sa caisse d'assurance maladie au 3646 ou remplir le formulaire de demande sur son compte Ameli au moins deux semaines avant son départ. Cette carte est nominative et individuelle, chaque membre d'une famille doit posséder la sienne (y compris les enfants).
Performances des OPCVM au 29 mai
Les indices de performances des OPCVM calculés par Europerformance évoluent de la façon suivante au 29 mai : fonds d'actions (+1,45 % sur une semaine, -30,38 % sur un an) ; fonds diversifiés (+0,49 % / -12,03 %) ; fonds obligataires (-0,15 % / +5,46 %) ; fonds de trésorerie (+0,03 % / +2,81 %) ; fonds alternatifs (+0,35 % / -9,00 %).
Le gouvernement accentue sa lutte contre la fraude aux prestations sociales
Dans une circulaire conjointe du ministère du Budget et du ministère de la Justice adressée aux magistrats des parquets et aux directeurs des organismes de protection sociale, Eric Woerth et Rachida Dati invitent les services concernés à "définir conjointement leurs stratégies d'action pour mieux lutter contre la fraude, avec l'objectif d'assurer la cohérence et la lisibilité de l'action publique". Les magistrats des parquets sont notamment invités à "systématiser la transmission aux organismes sociaux des informations tirées des procédures menées à l'encontre des trafiquants des quartiers sensibles lorsque les éléments des enquêtes font apparaître que ceux-ci bénéficient indûment de prestations sociales". Cette circulaire explicite notamment les spécificités de l'organisation et du fonctionnement des organismes de sécurité sociale, la typologie des fraudes dont ils peuvent être victimes, les spécificités de la procédure pénale et les contraintes de l'institution judiciaire.
Bouclier fiscal : l'administration explicite le principe d'autoliquidation
La loi de finances pour 2009 a mis en place une nouvelle procédure, dite d'autoliquidation du plafonnement des impositions directes en fonction du revenu, autrement dit le "bouclier fiscal". Cette nouvelle modalité d'exercice du droit à restitution est une alternative à la procédure actuelle de réclamation. Elle permet aux bénéficiaires de procéder eux-mêmes à l'imputation, sur le paiement de certaines impositions, de la créance qu'ils détiennent sur l'Etat à raison du plafonnement d'imposition déjà payées. L'instruction rappelle que l'imputation peut s'opérer uniquement lors du paiement de l'impôt de solidarité sur la fortune, des taxes foncières et d'habitation et des contributions et prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine. Elle ne peut donc notamment pas être utilisée pour le paiement de l'impôt sur le revenu.
Empruntis confirme la baisse des taux des crédits immobiliers
Le courtier Empruntis.com enregistre, pour le 7e mois consécutif, une baisse des taux des crédits immobiliers. Son baromètre national fait état le mois dernier d'un repli de 0,1 point, en moyenne, soit le même rythme qu'en avril. Empruntis explique ce mouvement par le dynamisme des banques qui ont placé le crédit immobilier au cœur de leurs stratégies commerciales. Les taux maxima enregistrés le mois dernier sont plus bas que les taux moyens relevés en octobre, preuve d'une amélioration significative des conditions d'emprunt. Pour l'été, les taux moyens devraient tourner autour de 4,15 % et 4,20 % sur 15 ans et 20 ans.
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PS: LA REFONDATION DE LA REFONDATION
PS: la refondation progressive prônée par Aubry fait grincer des dents

Après la lourde défaite du PS aux européennes, Martine Aubry propose une refondation progressive de son parti plutôt qu'une thérapie de choc, suscitant critiques et inquiétudes émanant notamment de quadras qui réclament à cor et à cri des primaires "ouvertes" pour 2012.
Au lendemain d'un Conseil national où la patronne du PS a donné six mois pour transformer le parti, un grand élu se désole: "Martine Aubry aurait dû provoquer un électrochoc. Elle en aurait certainement tiré profit par la suite".
Une des figures des quadras, Manuel Valls, dramatise: "C'est minuit moins le quart, là, avant la mort clinique du Parti socialiste".
Le député-maire d'Evry veut tout chambouler jusqu'au nom du parti: "Il faut changer de méthodes, de direction, de génération, de programme, de nom" car "le mot socialiste ne veut plus rien dire".
"On est au bout d'un cycle", "on a un électorat qui nous fuit", déplore un cadre. "Que le PS se réfère en 2009 à une +maison commune+, expression de Gorbatchev avant l'effondrement de l'URSS, ça fait peur!", dit-il, alors que Mme Aubry veut "bâtir une maison commune" de la gauche.
Alors que Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, invite Mme Aubry à "aller beaucoup plus fort et beaucoup plus vite", chacun avance ses pistes.
Onze parlementaires et cadres suggèrent pour la rentrée des "Etats généraux du renouveau", avec adhérents, sympathisants et société civile, "pour définir une alternative" et une "procédure associant largement les citoyens de gauche pour désigner le candidat à la présidentielle de 2012", en clair des primaires. Parmi les signataires, les députés Arnaud Montebourg, Christophe Caresche, Aurélie Filippetti, Gaëtan Gorce, l'écologiste Géraud Guibert.
Pour Arnaud Montebourg, le plus offensif, les primaires ouvertes sont un "outil de fabrication du projet et de la sélection du candidat" et la clé pour gagner. Sinon, les socialistes resteront "enfermés dans (leurs) appareils".
L'eurodéputé Vincent Peillon a également plaidé pour des primaires ouvertes à toutes les formations de gauche.
A la gauche du parti, Razzy Hammadi, proche de Benoît Hamon, juge que "les primaires doivent être l'aboutissement d'une logique de projet". "La décision doit être prise dans les six mois".
Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès veulent que la "maison commune" intègre un "Comité pour un nouveau Front populaire" et des "primaires" début 2011.
Longtemps rétive, Mme Aubry, qui perd 7 points de popularité à 37% dans un sondage TNS-Sofres-Logica réalisé juste après les européennes, s'est résolue lors du Conseil national à évoquer "une réflexion sur les primaires", sujet "qui ne peut être traité à la légère comme un gadget".
Marylise Lebranchu, proche de la première secrétaire, monte au créneau pour la défendre : le PS a "souffert d'un bal dit des éléphants" et certains "quarantenaires sont en train de reproduire les mêmes querelles, les mêmes méthodes" jouant des coudes "pour être sur la photo".
"On meurt tous ensemble ou on gagne tous ensemble", prévient la députée pour qui "l'électrochoc", c'est notamment "une chef, une direction resserrée".
C'est ce que promet Mme Aubry: une direction d'une quinzaine de personnalités, sorte de "shadow cabinet". "On peut discuter à 15 mais pas à 80", taille du secrétariat national actuel, fait valoir la direction.
Comment choisir les 15 ? Soit ils sont désignés par les courants - partisans de Ségolène Royal, de Benoît Hamon, ou de Bertrand Delanoë - soit Mme Aubry fait preuve d"'autorité et elle choisira elle-même", indique un proche.
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31.05.2009
LES CRS DESERTENT LES 'PLAGES"
Cet été, les CRS vont déserter les plages!
Insécurité des vacanciers sur les plages, contre insécurité des personnes et des biens!!!

Attention, plage non surveillée, baignade à vos risques et périls ! Ce genre d'avertissements risque de se multiplier aussi bien sur l'Atlantique que sur la Méditerranée. Car pour la deuxième année consécutive, il n'y aura pas de CRS-MNS pour surveiller les baignades en ce mois de juin, ni au mois de septembre. Quant aux effectifs de juillet-août, ils vont être sérieusement revus à la baisse. Ils étaient 647 en 2007 pour l'ensemble des côtes françaises. Ils n'étaient plus que 603 en 2008, et le chiffre va tomber à 495 cet été !
L'an dernier, la ministre de l'Intérieur avait justifié la baisse par la mobilisation des forces de police en raison de la présidence française de l'Union Européenne. Cette année, Michèle Alliot-Marie explique que « dans le contexte général de révision des politiques publiques », elle « privilégie un recentrage des activités des forces de sécurité intérieure, dont les CRS, sur leur cœur de métier : la tranquillité publique et la lutte contre la délinquance ». Pour l'élue de Saint-Jean-de-Luz, « le secours en mer s'inscrit dans une logique différente, puisque tout titulaire d'un Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique peut l'assurer ».
Expérience nécessaire
Cela ne va pas sans poser de nombreux problèmes aux maires des stations balnéaires. « Les petites communes qui ont de grandes plages n'ont pas forcément les moyens financiers de faire face. Il y a aussi un problème de recrutement pour remplacer les policiers, même si la Société Nationale de Sauvetage en Mer prend en partie le relais », souligne Michel Sammarcelli, maire UMP de Lège-Cap-Ferret et président du Syndicat des communes du littoral girondin.
« Le plus difficile est de remplacer les chefs de postes, qui doivent avoir une vraie expérience de plusieurs années, ce qui est rarement le cas des civils. Il s'agit souvent d'étudiants qui arrêtent à la fin de leurs études », ajoute-t-il. « Nous avons énormément d'interrogations sur les horaires, les salaires, les modes d'hébergement des civils et leur niveau d'expérience. Et évidemment, ils n'ont pas le pouvoir de police des CRS », ajoute son homologue landais, le maire de Messanges Hervé Bouyries.
« La présence des CRS apporte de la tranquillité et de la sécurité en dissuadant un certain nombre de comportements : drogue, exhibitionnisme, incivilités ou même bagarres », plaide Paul Le Guennic, secrétaire général-adjoint de l'UNSA Police Syndicat Unique. « Nous avons recueilli l'été dernier 200 000 cartes postales d'estivants et d'élus dans le cadre de notre campagne pour conserver les CRS-MNS » rappelle-t-il.
L'an dernier, l'absence de surveillance en juin et septembre n'a pas entraîné d'accidents de baignades supplémentaires.
Mais la météo déplorable avait découragé les baigneurs de se jeter à l'eau au mois de juin. Tandis que cette année, la chaleur est déjà au rendez-vous de juin.
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29.05.2009
SECURITE, SECURITE
Cités, écoles : le tour de vis sécuritaire de Sarkozy

À 10 jours des européennes, le chef de l'état révise ses classiques.
À dix jours du scrutin européen, Nicolas Sarkozy a réenfourché son thème fétiche de la lutte contre l'insécurité en détaillant hier une batterie de mesures pour mettre un coup d'arrêt à la violence dans les cités et les écoles.
VIDEO - - À dix jours du scrutin européen, Nicolas Sarkozy a réenfourché son thème fétiche de la lutte contre l'insécurité en détaillant hier une batterie de mesures pour mettre un coup d'arrêt à la violence dans les cités et les écoles.
Un tour de vis qu'il a justifié en évoquant le développement du « phénomène des bandes » et les agressions dans les établissements scolaires illustrées par plusieurs faits divers récents.
Il a repris à son compte les propositions musclées de son ministre de l'éducation, Xavier Darcos. « Les personnels de direction et d'encadrement » seront désormais autorisés à fouiller les sacs et chaque recteur disposera « d'une équipe mobile d'agents » pour intervenir dans les établissements.
Le système des policiers référents sera « systématisé » dans les écoles.
Sur l'autre front, il a une nouvelle fois proclamé sa volonté de « reconquête des quartiers sensibles » en déclarant la « mobilisation complète des forces de l'ordre ».
« Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous », a-t-il lancé, Et l'on va « frapper les trafiquants au portefeuille » en chargeant des agents du fisc de « détecter les signes extérieurs de richesse indue ».
Le PS a dénoncé un discours « faussement musclé » du Président, y voyant « l'échec de sa politique ». Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP estime pour sa part que « critiquer par principe les solutions proposées sur ces sujets qui concernent les Français les plus fragiles c'est une attitude antirépublicaine ».
Sur la « sanctuarisation des établissements », le scepticisme domine. Si les parents d'élèves de la PEEP les avaient applaudies en primeur lors de leur congrès de La Rochelle, ceux de la FCPE estiment que « ce n'est pas avec ces mesures-là qu'on éradiquera la violence scolaire. Pour l'UNL (principal syndicat lycéen), « on ne peut pas remplacer les milliers de postes d'enseignants et de surveillants supprimés par des équipes mobiles d'agents ! et pour la Fidl (2e syndicat lycéen), « rien ne vaut la prévention, les conflits se règlent par le dialogue et l'écoute, non par la répression ».
Au demeurant, au-delà de cas récents, dramatiques mais isolés, les statistiques sur les violences en milieu scolaire, ne révèlent pas de hausse globale. Un constat du très officiel Système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire du ministère de l'Éducation.
Devant 600 policiers, gendarmes, magistrats et inspecteurs d'académie, le Président de la République lutte a détaillé jeudi 28 mai 2009 une série de mesures tous azimuts pour mettre un coup d'arrêt à la violence dans les cités et les écoles.
Discours Nicolas Sarkozy - Mesures lutte contre l'insécurité
13:41 Publié dans Civisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
FILLON: QUELLE MODESTIE!!!
Fillon: le chômage "va se poursuivre" en 2009

Le Premier ministre François Fillon a confirmé vendredi que la hausse du chômage allait "se poursuivre en 2009", alors qu'est attendu en fin de journée le chiffre des demandeurs d'emploi pour avril, tout en se félicitant que la consommation dans le pays se "tenait".
"Quand on est en récession, il ne peut y avoir de créations d'emplois, il ne peut y avoir qu'augmentation du chômage. On aura une augmentation du chômage dans les pays d'Europe qui va se poursuivre tout au long de l'année 2009 et sans doute encore un peu au début de l'année 2010", a déclaré M. Fillon sur Europe 1.
Mais alors que le pays traverse une "récession extrêmement sévère", le chef du gouvernement s'est félicité de voir que "la consommation tient". "Nous avons mis en place en France des mesures de relance efficaces et nous avons des amortisseurs sociaux très performants", a-t-il dit.
La consommation des ménages français en produits manufacturés a progressé en avril (+0,7%) pour le deuxième mois consécutif, signe pour le gouvernement et les économistes que ce traditionnel moteur de la croissance résiste au choc de la récession.
"Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'il y a des indices de reprise qui sont de plus en plus marqués aux Etats-Unis. (...) En Europe, on n'en est pas encore là", a expliqué François Fillon.
"Les plans de relance ont été mis en place au début de l'année, il faut un peu de temps pour que les décisions qui sont prises se traduisent en investissements, en travaux", a-t-il ajouté.
Il a également assuré que "des mesures complémentaires" en faveur des jeunes seraient prises dans "les semaines prochaines".
François Fillon a par ailleurs martelé que son gouvernement "n'accepterait jamais" que les producteurs de lait produisent à perte, au lendemain de l'échec des négociations sur les prix entre éleveurs et industriels, et que son gouvernement mettait "une pression maximale" sur la négociation ouverte la veille avec les industriels.
"On est assez proches de trouver un résultat, on est à quelques euros de différence", a estimé le Premier ministre, ajoutant qu'il fallait que "les négociations avancent vite".
Les deux parties, qui se sont rencontrées sous l'égide de deux médiateurs nommés par le gouvernement, n'arrivent pas à se mettre d'accord pour fixer un prix du lait pour l'année 2009.
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