02.04.2009
G20: OBAMA CONTRE XYZ, CHOC, ON SAIT QUI JOUE LE ROLE DE LA FUSEE TITAN...
G20. Sarkozy-Obama : le face-à-face
Rencontre. à l'occasion de sa tournée européenne, le Président américain rencontrera Nicolas Sarkozy jeudi à Londres et surtout vendredi à Strasbourg.

AFP
La vieille Europe s'apprête à accueillir aujourd'hui le leader politique le plus puissant de la planète. Barack Obama, fraîchement élu, va effectuer son baptême du feu au cours d'un marathon fou qui le mènera de Londres à Ankara en passant par Strasbourg et Prague. Le président américain s'efforcera de reconstruire l'amitié entre le Vieux continent et les États-Unis que l'ère Bush avait malmenée. Alors que Nicolas Sarkozy avait été un des acteurs clefs du dernier G20 en novembre à Washington, Barack Obama sera la vedette du sommet de Londres. Mais les deux hommes sont d'accord pour une meilleure régulation du capitalisme.
le choc des titans
Chacun avec son style, les deux présidents vont se rencontrer pour la première fois depuis l'élection d'Obama. L'élysée a tenté de minimiser le fait que les deux hommes ne se soient parlé qu'au téléphone, une seule fois, le 25 mars dernier pendant trente minutes. De là à déceler une rivalité d'image entre les deux leaders… Le président américain a annulé sa venue en France prévue le 3 avril sur les plages du débarquement pour la reporter au 6 juin, Nicolas Sarkozy n'a toujours pas été invité à la Maison Blanche. Et ironie, Barack Obama a écrit une lettre d'hommage à Jacques Chirac. Il ne faut toutefois pas sous-estimer l'hôte de l'élysée qui risque bien de faire le spectacle au G20 pour se poser en leader européen : « « Si ça n'avance pas à Londres, ce sera la chaise vide ! Je me lèverai et je partirai ». Et pas question de se faire doubler par Angela Merkel : c'est lui qui aura le premier tête à tête d'Europe vendredi matin avec Obama à Strasbourg. à n'en pas douter, le courant passera bien entre les deux hommes. En parlant de la préparation du G20, Obama a lancé à Sarkozy au téléphone : « Si ça coince, appelle-moi ! ».
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G20: LE PRESIDENT XYZ FAIT UNE SORTIE BIEN CALCULEE!!!!
G20. La « sortie » très calculée de Sarkozy
Crise. Avant le sommet des grands à Londres, le président français avait fait monter la pression.

JE T'AIME MOI NON PLUS...
Avec Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a trouvé une alliée de poids dans sa décision de peser sur le G20. Photo AFP.Hier, à quelques heures du sommet du G20, à Londres, Nicolas Sarkozy continuait à mettre la pression pour davantage de régulation dans le système financier mondial. Mais sans aller jusqu'à menacer de « claquer la porte », comme la ministre de l'économie, Christine Lagarde, avait cru pouvoir l'affirmer.
La réunion des 20 premières économies mondiales, destinée à trouver des solutions pour enrayer la crise, a débuté par un dîner des chefs d'état et de gouvernement, dont le président américain Obama, en Europe pour la première fois depuis son élection.
Le matin, Sarkozy avait redit qu'il ne s'associerait « pas à un sommet qui s'achèverait sur un faux compromis, qui ne traiterait pas les problèmes qui nous occupent ».
Le président français s'est assuré du soutien de la chancelière allemande Merkel qui le lui a encore manifesté hier, à la faveur d'un point presse commun.
«pas la meilleure idée»
La veille, Christine Lagarde avait affirmé sur la BBC qu'il s'était dit prêt à « quitter » le G20 à défaut des « résultats escomptés ». Le chef de l'état a tempéré ces propos, généralement accueillis avec une ironie sceptique dans les capitales : « La politique de la chaise vide marquerait un échec qui serait celui du sommet, je ne veux pas croire qu'on arriverait à ça ». Tandis que Merkel faisait savoir que ce ne serait pas « la meilleure idée », Brown se disait « persuadé » qu'il « restera jusqu'à la fin ».
C'est « un capitalisme financier sans principe, sans morale », qui a précipité le monde dans une crise financière puis en crise économique, a redit le président français. à « l'absence de règlement », il faut donc substituer de « nouvelles règles ».
Parmi les points sur lesquels Paris attend des progrès figurent les paradis fiscaux : il « serait parfaitement inacceptable que des décisions concrètes ne soient pas mises en œuvre dans les jours » qui suivront ce sommet. Sarkozy a notamment fustigé à cet égard une « position traditionnelle anglo-saxonne » de « tolérance vis-à-vis des paradis fiscaux »:« J'ai approuvé le texte du président Obama » sur le sujet « mais maintenant, il faut des faits ».
Avant sa première rencontre avec un Obama qui, toujours «cool», fait mine d'écarter toute divergence lui, Nicolas Sarkozy s'est défini comme un « ami des états-Unis », mais « un ami debout », «indépendant ». Un propos « gaullien » destiné à contrebalancer le retour de la France dans l'Otan. Le Général avait, quant à lui, vraiment « claqué la porte ». J.S.
Mort d'un manifestant
Un manifestant qui prenait part hier, au rassemblement de milliers de personnes contre le G20 est mort, ont annoncé les services hospitaliers londoniens. Les circonstances de sa mort n'étaient pas élucidées hier soir. Plusieurs personnes avaient été blessées lorsque des manifestants contenus par un cordon de police s'étaient massés contre des barrières de sécurité, près de la Banque d'Angleterre.
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