04.04.2009
OTAN : LES POLICIERS SUR LES PLANCHES DE LA SCENE...
Des centaines de manifestants anti-otan repoussés à Strasbourg

Sebastien Bozon AFP-VIDEOS- - La police a repoussé samedi matin plusieurs centaines de militants anti-Otan qui tentaient de s'approcher du centre de Strasbourg (est de la France) où se tient le sommet de l'Alliance atlantique.Evènement
Près du stade de la Meinau, les policiers ont fait usage de nombreux gaz lacrymogènes pour repousser un groupe d'une centaine de manifestants venus du village alternatif.
Des pacifistes "No Nato" (non à l'Otan) qui s'étaient réunis près de l'université ont également essuyé des gaz, dès lors qu'ils tentaient de s'approcher des zones de sécurité du centre-ville. De nombreux ressortissants italiens étaient présents dans ce groupe.
Près du centre administratif, place de l'Etoile, les policiers ont repoussé plusieurs manifestants cagoulés qui convergeaient vers le centre. Ils ont fait reculer 150 manifestants à cet endroit.
Deux gendarmes ont été légèrement blessés vendredi lors d'affrontements avec des dizaines de militants anti-Otan dans la banlieue de Strasbourg.
Les 28 chefs d'Etat ou de gouvernement et le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, sont réunis ce vendredi soir pour un dîner de travail, à Baden-Baden, en Allemagne.
Les principaux responsables d'organisations anti-Otan pacifiques avaient annoncé pour samedi matin des actions de désobéissance civile dans le centre de la métropole alsacienne, destinées à perturber la tenue du sommet en occupant des axes menant au Palais des Congrès où se réunissent les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Alliance atlantique.
Devant la synagogue de la Paix à 400 mètres du Palais des Congrès où se tiendra le sommet à partir de 10H00 (08H00 GMT), une centaine de militants de "Block Nato" (coalition non violente pacifique) ont bloqué une avenue.
La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour arrêter leur progression. Les manifestants étaient regroupés derrière une grande banderole noire proclamant "Nato international terror" ("Otan terreur internationale").
Peu avant 08H00 locales, accompagnés par la police, ils faisaient mouvement vers la place de la République à la limite de la zone interdite, en tapant sur des tambours et des caisse claires dans une ambiance festive.
Aucun bus ne circulait samedi matin à Strasbourg.
Une manifestation "monstre" doit rassembler des milliers de manifestants le long du rhin samedi, à l'issue du sommet, à Strasbourg. Les collectifs anti-Otan attendent de 30.000 à 60.000 manifestants.
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03.04.2009
PROBLEMES DE LIQUIDITE: LE G20 S'OCCUPE DE VOUS...
Le G20 dégaine 1000 milliards
Les pays les plus puissants de la planète vont débloquer un peu plus de cette somme pour éviter la récession et vont réglementer les marchés mondiaux.

Les « grands » de ce monde ont scellé hier un accord historique à Londres. Photo AFPLes dirigeants des vingt pays les plus puissants de la planète ont voulu donner un signal fort hier à Londres. Le G20 a annoncé une injection de 1 000 milliards de dollars pour la relance de l'économie mondiale, du crédit et de la croissance. Ce plan consiste à tripler les moyens du Fonds monétaire international (FMI) pour les porter à 750 milliards de dollars. Dans la foulée, 250 milliards de dollars seront aussi débloqués pour relancer le commerce international.
à l'issue du sommet, Nicolas Sarkozy s'est félicité d'un G20 qui est allé « au-delà de ce que nous pouvions imaginer ». Malgré « le compromis très, très bon, presque historique », selon la chancelière allemande Angela Merkel, les négociations ont été difficiles notamment avec la Chine. Les grandes puissances se sont aussi mises d'accord pour réglementer plus sévèrement les activités financières : les fonds spéculatifs seront désormais réglementés alors que les agences de notation seront contraintes à la transparence. « Le temps du secret bancaire est révolu », a aussi proclamé le communiqué final du sommet. Fini aussi les rémunérations extravagantes dans les métiers de la finance. « On ne peut plus continuer à payer des traders 400 fois le Smic », confie un proche du sommet. Les membres du G20 ont en effet décidé d'encadrer plus strictement les rémunérations dans le secteur de la finance grâce à de « nouvelles règles » sur les salaires et les bonus au niveau mondial.
Les chefs d'État et de gouvernement ont aussi établi une liste des pays considérés comme des paradis fiscaux non coopératifs. L'OCDE est chargée de la publier dans la foulée alors que les ministres des Finances travaillent déjà à établir des sanctions pour contraindre ces pays au système bancaire opaque et fiscalement laxistes, à coopérer.
Bourses euphoriques
« Il n'y aura pas de solution rapide, mais grâce aux engagements que nous avons pris, nous pouvons raccourcir la récession et sauver des emplois. » Les Bourses mondiales ont accueilli ces conclusions par une série de fortes hausses. Un nouveau G20 est prévu en septembre à New York.
Violences : de Londres à Strasbourg
Des échauffourées ont encore opposé hier à Strasbourg plusieurs centaines de militants anti-Otan et la police, qui a empêché des manifestants de se diriger vers le centre ville, à la veille de l'ouverture du Sommet de l'Otan. Un sommet du 60e anniversaire qui réunira jusqu'à demain à Strasbourg, Kehl et Baden-Baden, 28 chefs d'état et de gouvernement de l'alliance militaire de l'Atlantique. Ces heurts faisaient écho aux violences qui ont émaillé, mercredi soir, la manifestation anti -G20, dans la City, le cœur financier de Londres, au cours de laquelle un homme a succombé à un malaise dont les circonstances faisaient hier l'objet d'une enquête. 86 personnes ont été arrêtées a annoncé Scotland Yard. Hier, alors que s'ouvrait dans un bâtiment très protégé la séance plénière du G20, seulement quelques dizaines de personnes s'étaient rassemblées.
Les dossiers qui ont été au centre des discussions
1. Un capitalisme sous surveillance accrue
Une réforme de la régulation des marchés financiers est lancée. Avec quelques mesures symboliques attendues: sur le contrôle des fonds spéculatifs (dont le rôle est peut-être surestimé dans le déclenchement de la crise); la mise sous tutelle étroite et la responsabilisation des agences de notation des fonds et institutions, qui, souvent juges et parties, n'ont pas joué leur rôle; la rémunération des courtiers; l'harmonisation des normes comptables; la titrisation des créances. Tous ces points, qui fixent les contours concrets de nouvelles pratiques financières, ont fait l'objet d' une déclaration séparée pour en marquer l'importance cruciale.
2. Relances budgétaires maîtrisées et concertées
Obama voulait que les USA ne soient pas seuls à s'engager à faire une relance budgétaire supplémentaire. Il a notamment convaincu Paris et Berlin de rejoindre sa position pragmatique et la très libérale présidence tchèque de l'UE, hostile aux interventions étatiques, a dû s'y rallier.
3. Les moyens du FMI renforcés
Le Fonds monétaire international que dirige le Français Strauss-Kahn sera, avec la Banque mondiale et l'Organisation mondiale du commerce, le principal pillier d'un nouvel ordre mondial marqué par le renforcemenent des grandes institutions. C'est le grand retour du FMI, dont les ressources sont triplées et qui bénéficiera de plus de 1000 milliards de $ de liquidités pour peser sur les grands équilibres macro-économiques et soutenir les pays en difficulté (les pays émergents seront mieux associés aux décisions). Le G20 renforce le rôle de contrôle du FMI et lui donne les moyens de prévenir les crises alors qu'il était cantonné au rôle de pompier.
4. Les paradis fiscaux dans le collimateur
Les pays ne partageant pas leurs informations fiscales seront sanctionnés. Et une «liste noire», exigée par Paris et Berlin mais repoussée par Pékin va être immédiatement dressée. Sarkozy qui avait exigé qu'une telle liste soit publiée «tout de suite ou dans quelques jours» ne manquera pas de s'en féliciter. De nombreux paradis fiscaux dont la Suisse, le Luxembourg, la Belgique et l'Autriche, Andorre, Monaco et le Liechtenstein, se sont engagés à coopérer mais estiment qu'il faut leur donner le temps de se mettre en règle avant de les clouer au pilori. Pour eux, le calendrier est bousculé.
5. Vers une nouvelle monnaie de réserve
Le G20 n'a pas abordé franchement la question. La Chine avait un intérêt politique à la poser. Ce qu'elle a fait, pour souligner qu'il faudra plus que jamais compter avec elle. Mais elle possède aussi les plus grandes réserves de billets verts et n'a pas intérêt à jouer contre la valeur de ce magot. Il était urgent d'attendre.
expert
« Pour faire oublier la crise »
À quoi aura servi ce G20 monté en pleine crise ?
Ce sommet n'aura servi qu'à rassurer une opinion publique à laquelle il fallait redonner confiance. C'était indispensable dans cette période de crise où la communication est primordiale sur le moral. Les dirigeants l'ont compris et ont envoyé un signal fort avec le chiffre de 1 000 milliards injecté dans l'économie mondiale.
Le sommet a-t-il permis de faire des avancées dans la lutte contre la crise ?
Tout le monde était plutôt d'accord avec la nécessité de renforcer le rôle du FMI, de lutter contre les paradis fiscaux et contre le protectionnisme. Tout cela reste de grands mots mais sur le sujet essentiel de la relance, le but était de ne pas montrer de division.
Pourtant il y en a…
Bien sûr ! Les Américains et la Chine veulent un deuxième plan de relance alors que les Européens et surtout les Allemands y sont réticents afin de ne pas creuser les déficits davantage.
Le comportement de Nicolas Sarkozy a-t-il servi ?
Les menaces de claquer la porte étaient une posture, car 95 % du communiqué final étaient déjà négociés avant la clôture.
09:12 Publié dans Actulité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.02.2009
LA CHINE PLUS FORTE QUE LA FRANCE
Les Chinois plus forts que le viaduc de Millau
Construction. Un pont autoroutier chinois va lui ravir le titre de pont le plus haut du monde.

Pour faire passer les câble d'un côté à l'autre de la vallée, les Chinois ont utilisé des fusées. Mais à côté de cette prouesse technique, les échaffaudages en bois sont toujours d'actualité pour les ouvriers. Photos DRLes records sont faits pour être battus, c'est bien connu et ce ne sont pas les Chinois qui diront le contraire, eux qui sont en train d'achever la construction d'un gigantesque pont suspendu qui va ravir à notre viaduc de Millau le titre de pont le plus haut du monde.
C'est dans le cadre d'un très vaste chantier de construction de l'autoroute Shangaï-Chengdu, dans la province du Hubei, que le viaduc chinois a été érigé au-dessus de la rivière Sidu. Comme pour l'autoroute A75 en France, ce grand viaduc est le fleuron de plusieurs ouvrages d'art qui ont été nécessaires pour faire franchir diverses vallées ou dénivellement de terrain à l'Expressway.
Mais le chantier chinois s'est révélé bien plus délicat que le chantier français. A Millau, il s'agissait de franchir la très large et sage vallée du Tarn entre Causse rouge et Causse du Larzac pour un viaduc multihaubanné dont les câbles (les haubans) ont été installés une fois le tablier achevé. En Asie, les Chinois ont été confrontés, pour leur grand pont suspendu, à une vallée plus étroite d'une hauteur de quelque 600 mètres, soit 150 m de plus que l'Empire State Building.
Comment dans ses conditions tirer les câbles entre les deux côtés de la vallée ? Les ingénieurs ont pensé attacher les câbles-pilotes à un cerf-volant comme ce fut le cas pour le pont des chutes du Niagara aux Etats-Unis. Ils ont aussi pensé à attacher les câbles à un hélicoptère comme ce fut le cas pour le pont Akashi Kaikyo au Japon. Ou encore convoyer les câbles en traversant la vallée puis la rivière en bâteau.
Mais c'est une solution tout autre qui a été proposée puis retenu e par le chef de projet, Wang Chongxu : les câbles ont franchi la vallée attaché à de petites fusées ! La méthode a demandé deux années d'études et de tests et c'est seulement fin avril 2008 que les Chinois se sont jetés à l'eau.
Première mondiale
Deux tirs de fusées ont été nécessaires. A chacune d'elle était attaché un câble-pilote de 14 mm de diamètre et de 3 200 pieds (975 m) de longeur. L'opération, une première mondiale, s'est parfaitement déroulé et la China Road & Bridge Corporation estime qu'elle pourrait servir pour d'autres construction. Paradoxakement, à côté de cette prouesse technique de haute volée, les Chinois ont fait appel aux traditionnels échafaudages en bois… Bien que moins long que le viaduc aveyronnais (1 365 m dont 900 de tablier) - et bien moins majestueux - le viaduc de Sidu, en cours de finalisation, fait la joie des internautes Chinois qui en discutent longuement sur des forums et qui ont « découvert » l'existence du viaduc de Millau. Si ce dernier perd son record, il aura gagné un peu plus en notoriété…

A Millau, hausse du trafic et du péage
4 532 485 véhicules ont emprunté le viaduc de Millau en 2007, ce qui correspond à une progression de 4,24 % (+ 184 555 véhicules), a récemment annoncé la compagnie Eiffage, société concessionnaire de l’ouvrage d’art aveyronnais conçu par Norman Foster. Le trafic poids lourds a connu une hausse de 11 % en 2007. «Les transporteurs ont adopté l’itinéraire Paris-Barcelone par le Viaduc de Millau comme une véritable alternative à la vallée du Rhône», estime la compagnie. Un nouveau record de trafic a été enregistré le 18 août 2007 avec 54281 véhicules qui sont passés sur le viaduc. Les recettes de péage ont logiquement augmenté de 8,9%, pour atteindre 31 millions d’euros. Un péage dont les tarifs ont eux-aussi augmenté depuis le 1er février, passant pour les véhicules légers de 5,60 à 6 € hors été et de 7,40 à 7,70 € en juillet et août, soit des hausses respectives de 7 % et 4 %.
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08.02.2009
SARKOS QUI?: OTAN EN EMPORTE LE VAN, QUEL CANNASSON!!!!
La France de plus en plus dans l'Otan
Munich. Conférence de la sécurité.

Nicolas Sarkozy en compagnie de Joe Biden . Photo AFPN icolas Sarkozy a fait un nouveau pas, hier, vers un retour complet de Paris dans l'Otan tout en donnant un nouvel élan à la coopération militaire franco-allemande avec l'annonce confirmée de l'installation d'un bataillon allemand en France.
Pour préparer les esprits à une réintégration de plus en plus probable de la France dans la structure militaire intégrée de l'Alliance atlantique, dont de Gaulle avait claqué la porte en 1966, le président français a affirmé que «le moment approche» d'expliquer aux Français l'importance du lien avec les USA.
«L'alliance avec les états-Unis et l'alliance avec l'Europe ne mettent pas en cause l'indépendance de mon pays», a-t-il assuré devant la Conférence sur la sécurité de Munich. Le président français a toutefois fixé une «condition», à savoir que «la France veut rénover sa relation avec l'Otan en étant un allié indépendant, un partenaire libre des états-Unis». Paris, a-t-il souligné, conservera sa force de dissuasion nucléaire.
Le rendez-vous du gotha mondial de la Sécurité et de la Défense était marqué cette année par la présence du vice-président américain Joe Biden qui n'a pas boudé son plaisir devant le rapprochement avec les Français.
«Le président Obama a souligné, lors d'une récente discussion avec le président Sarkozy, qu'il soutenait fortement une pleine participation de la France à l'Otan, si tel devait être le souhait de la France», s'est-il félicité.
La «nouvelle diplomatie» d'Obama
Le vice-président Biden s'est engagé par ailleurs, au nom de l'administration Obama à adopter un «ton nouveau» avec la communauté internationale après les années Bush. Mais, a-t-il prévenu, «nous allons demander à nos partenaires d'en faire plus aussi». Après les crispations causées par la «guerre mondiale contre le terrorisme» menée par Bush et les méthodes employées, Joe Biden a assuré que l'Amérique ne pratiquerait pas la torture, et qu' «aucun pays, aussi puissant qu'il soit, n'est mieux placé que les autres pour faire face seul» aux dangers extrémistes.
Avant de rencontrer aujourd'hui le vice-Premier ministre russe Ivanov, il a aussi dit que les USA continueraient à développer la défense antimissile, un des grands sujets de friction entre Washington et Moscou.
15:36 Publié dans Actulité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
GAZA: L'ESPOIR VIENDRA T'IL DES PROCHAINES ELECTIONS ISRAËLIENNES?
PAS L'OMBRE D'UNE OPPOSITION DE GAUCHE EN ISRAËL, AU CONTRAIRE L'EXTREME DROITE SE VEUT ENCORE PLUS VIOLENTE AVEC LA BANDE DE GAZA!!!!!Israël : les élections de l'après Gaza
Proche-Orient. La droite favorite pour les législatives.

Pour le Likoud, l'opération Plomb durci est un semi-échec.L'opposition de droite emportera-t-elle la majorité lors des élections législatives, mardi en Israël ? Le scrutin devait être dominé par le débat sur la crise économique : il s'agira en fait d'une sorte de référendum sur les résultats de l'opération meurtrière menée par « Tsahal » à Gaza.
La question est toujours au centre des préoccupations de l'état juif, les islamistes du Hamas continuant, malgré la trêve, à tirer des roquettes sur Israël. Le parti Kadima (centre, au pouvoir) de Tzipi Livni, estime que l'opération « Plomb durci » a été un succès. Mais le Likoud (droite) de Benjamin Netanyahu, assure qu'il aurait été préférable de poursuivre les raids jusqu'au renversement du Hamas. L'écart entre les deux partis s'est sensiblement réduit ces jours derniers. Une coalition n'est pas impossible. Les sondages prédisent en tout cas une percée du parti d'extrême-droite Israël Beiteinou (« Israël, notre maison »), appelé à devenir la troisième formation du pays, la clé de voûte du futur gouvernement.
Ce parti, dirigé par Avigdor Liberman, a mené une campagne vigoureusement anti-arabe, appelant à frapper plus durement encore à Gaza. Netanyahu a promis que s'il devenait Premier ministre, il lui proposerait un ministère « important ». Mais il a par ailleurs manifesté sa préférence pour un gouvernement d'union nationale, avec Kadima et les travaillistes d'Ehud Barak, actuel ministre de la Défense. Ce qui lui permettrait de ne pas être l'otage de l'extrême-droite. Or le contexte international a changé, Obama a succédé à Bush et le nouveau président américain n'a pas l'intention de signer un chèque en blanc à Israël.
Un allié exigeant
Si Netanyahou l'emporte, Israël Beiteinou sera un allié exigeant. Surnommé « Raspoutine », son leader ne mâche pas ses mots : « Nous devons, a-t-il dit, continuer à combattre le Hamas comme les états-Unis ont combattu les Japonais durant la seconde guerre mondiale ». Liberman est partisan d'une colonisation à outrance et se méfie des Arabes israéliens (un « cinquième colonne »). Il souhaiterait que ces Palestiniens « de l'intérieur » prêtent allégeance à l'état juif sous peine de perdre leur citoyenneté…
15:11 Publié dans Actulité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.01.2009
OBAMA EST'IL DEJA TENU PAS LE LOBBY POUR NE PAS DEVOIR S'EXPRIMER?
L'armée israélienne entre dans la bande de Gaza
Tsahal poursuivait hier son avancée au sol.

Les troupes de Tsahal aux abords de Gaza pilonnée par les obus de char et de marine.Les chars de Tsahal se sont déployés hier sur les principaux axes dans la bande de Gaza.
Les troupes israéliennes, appuyées par des bombardements de l'artillerie, de l'aviation et de la marine de guerre, ont avancé en profondeur dans plusieurs secteurs du territoire palestinien où elles avaient pénétré la veille au soir. Des blindés et des unités d'infanterie ont pris position dans le secteur de l'ancienne colonie juive de Netzarim, à 3 km à peine au sud de Gaza-ville, la principale agglomération du territoire. Même scénario, près de Boureij, dans le centre, ainsi que sur l'axe routier stratégique à la hauteur de Jabaliya et Beit Lahya, dans le nord de la bande, où se sont déroulés les plus violents combats entre les soldats israéliens et les combattants palestiniens. Les habitants se terraient en tremblant dans Gaza après une nuit sans sommeil, et des convois de civils s'éloignaient en voitures et camions des zones de combats. Dans la ville survolée par les avions et drones israéliens, les rues étaient vides, à l'exception de files d'attente devant les boulangeries en prévision d'un siège prolongé.
Selon les services d'urgence, 47 Palestiniens, dont des civils, ont été tués hier par des obus de char ou des raids aériens israéliens, ce qui porte à au moins 500 le nombre de Palestiniens tués depuis le début des opérations fin décembre.
La mort d'un soldat a été confirmée côté israélien alors que le Hamas affirmait détenir deux otages militaires.
Selon un porte-parole, les forces israéliennes se heurtaient à ce stade à une résistance plus faible que prévue. « Il n'y a pas de combats rapprochés ; l'essentiel de l'opposition est sous forme de tirs d'obus de mortier », indiquait anonymement un haut responsable. Démenti catégorique d'un officiel du Hamas selon lequel « l'ennemi » n'avait « pas réussi à atteindre ses objectifs et que la résistance, avec le peu de moyens dont elle dispose, l'a surpris ».
Malgré l'offensive terrestre, des activistes palestiniens ont tiré depuis la bande de Gaza 32 roquettes et obus de mortier depuis samedi sur Israël. J.S.
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Manifestation pro-israélienne à Paris
Si l'offensive de Tsahal a provoqué hier des réactions d'hostilité partout dans le monde, Israël bénéficiait du soutien des USA, qui ont bloqué toute condamnation à l'ONU. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblés hier dans le quartier de l'élysée à Paris pour soutenir « l'action d'auto-défense d'Israël » à l'initiative du Conseil des institutions juives (Crif), « la mémoire des victimes israéliennes du Hamas ». La veille, une manifestation contre l'offensive israélienne avait réuni quelque 21 000 personnes avant de dégénérer. Des dizaines de milliers de Marocains ont défilé hier à Rabat, près de 5 000 Libyens à Tripoli, autant d'Australiens à Sydney et Melbourne. Des dizaines de milliers de Turcs à Istanbul. Des milliers d'islamistes ont manifesté en Indonésie, plus grand pays musulman de la planète. à Beyrouth, des heurts ont eu lieu entre manifestants et policiers à l'ambassade US. L'Argentine a condamné « l'usage disproportionné de la force ». à Londres, Brown a jugé le « moment très dangereux ». Mais, pour La Haye, sur la même longueur d'ondes que Berlin, « condamner Israël ne rime à rien alors que les tirs du Hamas continuent.
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Sur place, Sarkozy ne change rien au programme de sa visite
« Le voyage est maintenu tel quel », a martelé hier l'élysée, confirmant que l''entrée de troupes israéliennes dans Gaza « ne change rien au programme » du chef de l'état : Nicolas Sarkozy est sur place au Proche-Orient jusqu'à demain pour tenter de « trouver les chemins de la paix ». Samedi, pourtant, le Quai d'Orsay avait qualifié l'offensive terrestre israélienne d'« escalade militaire dangereuse » qui « complique les efforts engagés par la communauté internationale ».
Sarkozy devait se rendre dans quatre pays et dans le territoire palestinien de Cisjordanie. Première étape à Charm el-Cheikh où il devait déjeuner avec Moubarak, son homologue égyptien, puis il devait rencontrer Abbas, le président palestinien, à Ramallah, avant de dîner à Jérusalem avec l'Israélien Olmert.
Demain, il rencontrera les présidents syrien Al-Assad à Damas, puis libanais Sleimane à Beyrouth.
Il ira ensuite présenter ses vœux aux soldats français de la Finul dans le sud du Liban où l'auront rejoint les responsables gouvernementaux de la Défense, Hervé Morin et Jean-Marie Bockel.
Nicolas Sarkozy, qui a passé les rênes de l'UE à Prague le 1er janvier, avait proposé en vain aux Tchèques de l'accompagner au Proche-Orient.
Entre-temps, les Tchèques ont montré une fébrilité et une légèreté qui ont conforté le président français dans sa volonté de s'impliquer fortement en restant du même coup sur le devant de la scène internationale comme il y a pris goût depuis sa présidence de l'UE.
Arrivé dès hier sur place avec ses homologues français Kouchner et Suédois Bildt, le ministre tchèque des Affaires étrangères, Schwarzenberg, a dû reconnaître une « grave erreur » d'un porte-parole de la présidence tchèque de l'UE qui avait qualifié la veille de « défensive » l'opération terrestre d'Israël à Gaza, laissant lourdement suggérer un parti pris affiché pour l'un des belligérants, alors que la recherche d'un cessez-le-feu reste le fondement de la diplomatie européenne dans ce conflit.
Sarkozy, qui se veut à la fois l'ami d'Israël et des Palestiniens, a mouillé la chemise pour parvenir à une trêve, jusqu'ici refusée par Israël tant que ses objectifs ne sont pas atteints, et par le Hamas.
Il a notamment reçu à Paris Tzipi Livni, chef de la diplomatie israélienne, selon qui la France peut « faire quelque chose » pour aider à régler la situation.
Un encouragement dont Sarkozy n'avait pas besoin tant il était décidé à « y aller ».
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