03.04.2009

ET SI LEMATAYER S'ETAIT APPELE PECHEUR!!!!

Congrès de la FNSEA : les tensions demeurent
"Je pense que chacun se souviendra du Congrès de Poitiers" déclarait hier (mercredi 1er avril), Jean-Michel Lematayer,le président de la fédération nationale des syndicats des exploitants agricoles (FNSEA). Six heures de débats à huis clos, du jamais vu dans les annales récentes du syndicat, sont loin d'avoir calmé les esprits. Une motion adoptée à la quasi unanimité dénonce les décisions gouvernementales qui "menacent les équilibres économiques de certains secteurs de la production". La FNSEA dont le premier ministre clôture aujourd'hui le 63e congrès, tente avec beaucoup de difficultés de retrouver son unité pour négocier au mieux la nouvelle politique agricole commune (PAC) qui s'appliquera en 2013. Le mois dernier, dans le souci d'une politique "plus juste", le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier qui a fraichement été accueilli hier, à Poitiers, a annoncé une redistribution des aides versées par Bruxelles, à l'horizon 2010, en faveur des éleveurs et aux dépens des céréaliers. Cette mesure qui vise à relever les revenus des éléveurs en moyenne quatre fois moins élevés que ceux des céréaliers a suscité le mécontentement de cette dernière filière et de graves dissensions au sein de la FNSEA. Plusieurs milliers d'agriculteurs, céréaliers pour la plupart, ont ainsi manifesté la semaine dernière à Paris leur opposition au plan Barnier. Le ministre de l'agriculture a eu beau répéter qu'il "n'avait pas mis le feu à l'agriculture française mais de la justice", le gouvernement soucieux de son électorat à la veille des européennes a eu beau lundi, à la surprise générale, débloquer une enveloppe de 170 millions d'euros en faveur des céréaliers et des grandes cultures concernés par la redistribution, le calme n'est pas revenu. «On doit préserver l'unité de la profession», a insisté Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. Et pour cause: les négociations sur la prochaine PAC, qui sera mise en oeuvre en 2013, vont reprendre dans les prochains mois. Principale bénéficiaire de la Pac, la France risque de voir sa situation privilégiée remise en cause.C 'est pourquoi, il est important que ce congrès «solde les amertumes» de façon à avancer avec «une indispensable unité syndicale», clament cependant les responsables de la FNSEA, dans le désert, semble-t-il.

22.02.2009

ET SI LES CEREALIERS AIDAIENT LEURS CAMARADES AGRICULTEURS!!!

Sarkozy annonce 300 millions pour les exploitants agricoles
Agriculture. 48 heures avant l'ouverture du Salon, le chef de l'état s'est voulu rassurant.

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Nicolas Sarkozy, hier à Daumeray. Photo AFP
En prélude à l'ouverture du Salon de l'agriculture, la grand messe annuelle du secteur à Paris, Nicolas Sarkozy s'est employé hier à rassurer le monde agricole, hanté par la réforme de la PAC et la réduction redoutée des subventions à l'horizon 2013. Lors d'un déplacement dans le Maine-et-Loire à Daumeray (1600 habitants), investie pour l'occasion par 700 policiers et gendarmes pour assurer sa sécurité, le chef de l'état a annoncé le dépôt «avant la fin de l'année» d'un projet de loi de modernisation et le déblocage d'une enveloppe de 300 M€.

Les exploitants redoutent que le gouvernement ne suive le tournant libéral imposé selon eux par Bruxelles et n'adopte un système d'aides uniformes à l'hectare, quel que soit le type de culture pratiqué. Nicolas Sarkozy a donc multiplié les appels du pied, promettant de défendre «l'agriculture de production», de s'opposer à un accord à l'OMC « contraire aux intérêts de notre pays» et de poser, aux «distributeurs et aux industriels» du secteur la question du «partage de la valeur».

Alors que l'écart entre les prix agricoles et les prix en rayon ne cesse de se creuser, la FNSEA, le principal syndicat d'agriculteurs, et l'UFC-Que Choisir ont adressé une lettre commune aux ministres des Finances et de l'Agriculture pour que la lumière soit faite sur la formation des prix alimentaires.

La question empoisonne les relations agriculteurs-distributeurs comme en témoigne une manifestation, hier, à Landerneau (Finistère), d'employés de la Scarmor, la plateforme d'approvisionement des magasins Leclerc, «excédés par l'impunité» des agriculteurs en colère qui s'en sont pris dernièrement à leurs entrepôts.