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22.04.2008

LE TROU DE LA SECURITE SOCIALE, MAIS QUE FAIT BACHELOT?

L'actualité quotidienne de votre argent :

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Bercy lance la campagne 2008 de déclaration des revenus
Eric Woerth, ministre du Budget, a lancé hier officiellement la campagne de déclaration des revenus de 2007. Tous les contribuables vont recevoir dans les jours prochains leur feuille de déclaration pré-remplie. La principale innovation étendue cette année à l'ensemble de l'hexagone porte sur la validation par téléphone de la déclaration pré-remplie au prix d'une communication locale. Ce dispositif concerne les déclarations qui ne nécessitent ni correction ni complément. La date d'ouverture du service de déclaration en ligne sur impots.gouv.fr est fixée au 2 mai. La date limite de dépôt des déclaration papier est fixée au 30 mai minuit. Les dates limites de souscription en ligne sont fixées au 11 juin pour la zone B et la Corse, 17 juin pour la zone A, 24 juin pour la zone C et les départements d'outre-mer, 30 juin pour les résidents en Europe + pays du littoral méditerranéen, Amérique du Nord et Afrique, 15 juillet pour les résidents à l'étranger dans les autres zones du globe.

BONNE A TOUT BONNE A RIEN? LE GOUFFRE EST UN GOUFFRE? MERCI ROSELYNE

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Le déficit de la Sécu s'est dégradé en 2007
Selon les premiers chiffres de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, le régime général affiche un déficit de 9,5 milliards d'euros en 2007. Ce solde est inférieur aux prévisions de la CCSS grâce au dynamisme des recettes (accélération de la masse salariale et affectation de nouvelles recettes fiscales), mais il s'est toutefois dégradé de 800 millions par rapport à 2006. Les branches maladie et famille ont remonté la pente, cette dernière étant même à nouveau excédentaire. En revanche, la branche maladie demeure déficitaire (-4,6 milliards d'euros en 2007, contre -5,9 milliards en 2006) et les comptes de la branche vieillesse continuent de se dégrader : -4,6 milliards en 2007, contre -1,9 milliard en 2006.

La dépendance : un réel sujet de préoccupation des Français

6 Français sur 10 sont ou ont déjà été confrontés à la dépendance d'un proche et 23 % des Français déclarent actuellement avoir une personne dépendante dans leur entourage familial, selon une étude TNS-Sofres réalisée pour Axa France et Axa Assistance. Parmi eux, 54 % la soutiennent au moins une fois par mois dans ses activités quotidiennes et 16 % tous les jours. Pour 56 % des personnes confrontées actuellement à une situation de dépendance, la recherche d'aides à domicile est la première préoccupation (aides ménagères, gardes à domicile, auxiliaires de vie..). 39 % ont déjà eu recours à une aide extérieure, qu'elles reconnaissent très satisfaisante à 92 %. Elles sont aussi 54 % à souhaiter l'aide d'un interlocuteur unique pour s'informer et organiser les prestations. L'aide au financement arrive en 3e position (49 %).

ATTENTION ZERO EST LA POUR VOUS SAUVER, ET IL A SON L'ARCHER AVEC LUI

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Hôpital: Sarkozy présente une réforme "majeure" basée sur des regroupements d'établissements de soin

Nicolas Sarkozy a présenté jeudi 15 avril une réforme de l'hôpital qualifiée de "majeure", avec la volonté de regrouper les établissements publics en redistribuant les rôles entre petits et grands hôpitaux, et d'ériger leurs directeurs en véritables "patrons". "On va recomposer l'offre de soins", a annoncé le président de la République qui avait choisi le centre hospitalier de Neufchâteau (Vosges) pour dessiner les contours de cette réforme, dont l'adoption est annoncée pour l'automne.

Le chef de l'Etat a repris à son compte les propositions du rapport que lui avait remis la semaine dernière le sénateur UMP Gérard Larcher, dont l'incitation à créer des "communautés hospitalières de territoire" regroupant plusieurs établissements. M. Sarkozy veut désormais que les aides et les subventions aux investissements, qui représentent "une dizaine de milliard d'euros", bénéficient "davantage aux hôpitaux publics qui forment une communauté hospitalière de territoire".

Le rapport Larcher préconise que ces "communautés", regroupant plusieurs hôpitaux sur un bassin de population donné, puissent mutualiser leurs moyens, budgets, investissements et personnels. La "recomposition" souhaitée prend deux directions: d'un côté le recentrage des grandes structures sur les interventions les plus complexes, de l'autre la "reconversion" des petits établissements dans "la prise en charge du grand âge et de la dépendance".

Si le chef d'Etat a affirmé que cette réforme, "ce n'est pas la fermeture des hôpitaux", élus et personnels hospitaliers n'en sont pas moins inquiets de voir les hôpitaux locaux en pâtir. L'Association des maires de France (AMF) a souhaité jeudi que la réforme "n'ait pas pour objet ni pour effet de vider les petits hôpitaux de leurs services médicaux et chirurgicaux".

Les comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité ont estimé que le maintien d'un réseau d'hôpitaux locaux est mieux à même de "garantir l'efficacité et la sécurité" que des "regroupements" réalisés "de manière caporaliste". Le chef de l'Etat a aussi souhaité renforcer le pouvoir du directeur d'hôpital afin que les établissements aient "un patron et un seul". "La gestion de l'hôpital public doit être plus libre", a-t-il dit, souhaitant par exemple des "assouplissements aux règles de marchés publics".

Le directeur aura aussi plus de liberté dans le recrutement des médecins, avec la possibilité de leur proposer des contrats de droit privé. Le statut de praticiens hospitaliers sera conservé, mais les médecins auront la possibilité de l'assortir d'une part de rémunération basée sur leur volume d'activité. Pour désencombrer les urgences, Nicolas Sarkozy a annoncé la création d'un "numéro unique" d'appel permettant d'accéder aux urgences hospitalières ou au médecin de garde, dont la gestion sera confiée aux futures Agences régionales de santé (ARS).

Pour lui, les mesures annoncées "doivent permettre aux hôpitaux d'être tous à l'équilibre d'exploitation d'ici 2012". Mais la Fédération hospitalière de France (FHF) a regretté que le président "n'ait pas du tout abordé la question des moyens budgétaires" nécessaires, qu'elle évalue à 800 millions d'euros. Le PS a déploré des décisions "sans aucune annonce budgétaire", constituant "un jalon de plus dans l'entreprise de démolition de la sécurité sociale et de la santé pour tous", tandis que l'UMP et le Nouveau Centre ont apporté leur soutien à une réforme jugée "nécessaire".

RETROUVEZ LE RAPPORT DE L'ARCHER AVEC SES FLECHES CI DESSOUS

http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000...

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