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05.05.2008

JULIEN DRAY REPOND SUR RADIO J...... LES VALSEUSES

Résumé

dimanche 4 mai 2008, mis à jour à 17:42

4a61692d28d93a084e359c9e813542f1.jpgJulien Dray se dit candidat à la tête du PS "par nécessité"
Reuters
Julien Dray se défend de briguer le poste de premier secrétaire du Parti socialiste par caprice personnel, mettant en avant le travail collectif nécessaire pour rénover le parti après sa troisième défaite présidentielle consécutive.
Invité sur Radio J, le porte-parole du PS a dénoncé le "raccourci politique" consistant à penser qu'il fallait résoudre en premier lieu la question du leadership.

"C'est une mauvaise idée, une idée de facilité (...) qui sert celui qui est candidat mais pas le Parti socialiste", a-t-il estimé. "Ce n'est pas un plébiscite la désignation du premier secrétaire".

"Je ne suis pas là par caprice, par envie. Je suis là parce que je pense que c'est une nécessité aujourd'hui pour le Parti socialiste de changer, de se transformer", a-t-il poursuivi. "Non seulement, je crois que je peux gagner mais je crois que c'est nécessaire".

"La bonne solution, c'est de trouver une équipe qui permette de mettre toutes ses forces en mouvement (...) Pour ça il faut quelqu'un qui ait un peu d'autorité, un peu d'expérience", a-t-il ajouté.

"Je veux recréer une famille qui a une discipline collective qui travaille ensemble, qui produit des idées, qui attire, qui met en mouvement la société", a souligné le député de l'Essonne.

Au passage, il a attaqué sans le nommer Manuel Valls, lui aussi candidat déclaré au poste de premier secrétaire et très présent dans les médias depuis quelques semaines.

"Moi, quand j'ai des choses à dire, je les dis au Bureau national" (du PS), a fait valoir Julien Dray. "Je ne les dis pas d'abord dans une interview à la presse. Je n'existe pas d'abord par la presse, j'existe par mon travail de militant".

Il a pris la réforme des retraites en exemple. Le Bureau national du PS a adopté mardi une position commune hostile à l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation. Manuel Valls s'est prononcé depuis, samedi dans Le Parisien, en faveur d'une retraite "à la carte".

Au PS, sur les retraites, "les voix ne divergent pas", a insisté Julien Dray. Manuel Valls n'est pas "l'alpha et l'oméga" du PS, a-t-il assuré. "Je ne pense pas que le coeur du PS soit dans la recherche coûte que coûte d'un accord avec la droite".

Laure Bretton

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