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04.07.2008

PANIQUE AU SENAT, LAGARDE JOUE LES TROUBLES FETES

La BCE relève ses taux directeurs pour contrer l'inflation

Après 13 mois de statu quo, la Banque centrale européenne a finalement décidé hier de relever d'un quart de point ses taux directeurs. Le taux principal passe ainsi de 4 à 4,25 %. Selon le président de la BCE, cette décision vise principalement à garantir la stabilité des prix à moyen terme. Jean-Claude Trichet s'est cependant montré rassurant : "les fondamentaux économiques de la zone euro sont solides", même modérée, la croissance du produit intérieur brut "ne se dément pas". Avec ce relèvement, il n'est pas exclu que les banques continuent de réviser à la hausse leurs taux d'intérêt cet été. "Tout va désormais dépendre du comportement des banques et de leur volonté ou pas de reconstituer leurs marges", affirme, dans "Les Échos", Geoffroy Bragadir, président de Empruntis.com.

Indice PAP : légère hausse des prix en juin

Selon la dernière livraison de l'indice PAP au 1er juillet, les prix des appartements ont légèrement augmenté de 0,20 % sur un mois, et ceux des maisons, de 0,12 %. Sur un an, les variations sont portées respectivement à +0,79 % et -0,06 %. "Les prix pourraient continuer à stagner", indique le groupe "De Particulier à Particulier" dans son communiqué, "car la demande reste forte et les mesures de déduction fiscale sont incitatives à l'achat". "Mais étant donné le contexte actuel - inflation persistante, tendance à la hausse des taux d'intérêt, stocks de logements neufs au plus haut - nous devrions assister à une baisse modérée des prix". Le délai moyen de transaction reste fixé à 8 semaines pour les appartements et 10 semaines pour les maisons. Le taux de négociation est respectivement de 3,03 % et 3,58 %.

Livret A : panique Sénat

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a expressément démenti tout projet de fiscalisation du livret A, hier au Sénat, lors de l'examen du projet de loi sur la modernisation de l'Economie (LME). "Le produit ne change pas dans sa nature", a-t-elle affirmé, et il n'est pas question de "fiscaliser les produits de l'épargne du livret A". Ce démenti est intervenu après un article du Monde, paru hier après-midi, indiquant que des sénateurs socialistes avaient déposé un amendement pour que "le Livret A reste exonéré d'impôt". Ces sénateurs s'inquiétaient de la formulation ambiguë d'un article du projet de loi, relatif à la défiscalisation des intérêts servis sur les livrets A et les livrets du Crédit Mutuel, qui pouvait laisser craindre une imposition des intérêts pour tous les livrets ouverts après le 1er janvier 2009.

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