« P'TIT NICOLAS VEUT QUE LE DROIT SOIT DROIT..... | Page d'accueil | LA LIBERATION DE BETANCOURT PROFITERAIT'ELLE A P'TIT NICOLAS?.. »
05.07.2008
L'AMOUR DU POUVOIR AUTORISE T'IL DE DELAISSER SES ENFANTS DES LEUR PLUS JEUNE AGE?..
Je rêve depuis sept ans de vivre ce moment. C'est très, très émouvant pour moi : respirer l'air de la France, être avec vous ». Ce sont les premiers mots d'Ingrid Betancourt sur le tarmac de Villacoublay. Aussi radieuse que peut l'être une otage qui vient d'être libérée, elle a pris la main du président de la République qui était venu l'attendre avec son épouse.
La femme politique qu'elle est a alors ajouté, « je regarde cet homme extraordinaire qui a tant lutté pour moi et je regarde aussi à travers lui toute la France. La France, c'est chez moi. Vous êtes ma famille. Je vous porte dans mon cœur et je vous porte le remerciement de tous les Colombiens ».
Un peu plus tard, sous un tonnerre d'applaudissements, de cris et de vivats fine silhouette en tailleur pantalon bleu marine, Ingrid dans la salle des fêtes de l'Élysée. Escortée par le couple présidentiel elle gagne l'estrade. Autour et derrière elle, ses enfants et leur père, sa mère Yolanda, sa sœur, Astrid, ses neveux, cette famille qui « n'a jamais baissé les bras » l'écoutent, subjugués et émus. Au second rang Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, et sa secrétaire d'État Rama Yade, la trouvent « généreuse et à la hauteur de ce qu'on attend d'un otage comme elle ». Dans la salle au bord de l'hystérie, des membres de son comité de soutien, arborant des tee-shirts jaunes , marqués d'un « libertad » rouge boivent ses paroles.
La plupart rencontrent leur idole pour la première fois. Le chanteur Renaud n'a pas pu venir mais des artistes qui ont participé à son concert du Bataclan sont là, Liane Foly et Hélène Ségara, Chevallier et Laspales, Laurent Baffie sont là, enthousiastes.
Après avoir évoqué sa dure vie d'otage dans la jungle, au milieu des animaux hostiles et des « hommes qui l'étaient encore plus, » Ingrid Betancourt a demandé l'aide du chef de l'Etat pour « les êtres humains qui sont encore entre les mains des Farcs ». Car pour cette « citoyenne du monde » le combat pour la liberté continue.
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