22.05.2009
LES SMICARDS EN FORTE HAUSSE.....
La France des 3,4 millions de smicards
Salaires. 8,71 € de l'heure.

Selon le ministère de l'Emploi, quelque 3,4 millions de salariés étaient rémunérés au Smic, dont 620 000 dans le secteur public, après la dernière revalorisation du salaire minimum au 1er juillet 2008.
Le secteur privé non agricole (hors intérim), comptait 2,19 millions de smicards (dont 940 000 à temps partiel), le plus souvent dans les petites entreprises du commerce et des services.
Au total, 14,1 % des salariés des entreprises non agricoles et hors intérim, ont bénéficié de cette hausse.
Le Smic a été revalorisé en deux fois : +2,3 % le 1er mai (à cause de l'inflation) et au 1er juillet (+0,9%), portant la hausse à 3,2 % en un an, à 8,71 euros de l'heure.
La proportion de salariés rémunérés au niveau du Smic et concernés par la hausse de juillet 2008 est supérieure à celle mesurée en juillet 2007 (12,9 %), car « l'augmentation du Smic s'est avérée plus élevée (+3,2% après +2,1 %) dans un contexte de moindre hausse des salaires de base ».
Le commerce et les services sont les principaux secteurs concernés par la revalorisation. Ils concentrent 51,3 % des salariés bénéficiaires de la hausse.
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08.05.2009
CES EXTRATERRESTRES QUI NOUS GOUVERNENT..
L'ardoise très salée des mondanités du G20
L'histoire du jour

DDM
Les agapes des dirigeants des pays du G20 et de leur entourage lors du sommet de Londres début avril, ont coûté environ 500 000 livres (570 000 euros) au contribuable britannique. À eux seuls, les différents dîners officiels organisés à la veille du sommet, censé limiter les fastes face à une crise économique mondiale historique, ont coûté plus de 66 000 livres au total, selon les chiffres du gouvernement.
Le Premier ministre Gordon Brown avait invité au 10 Downing Street ses homologues du G20, dont le président américain Barack Obama, tandis que les conjoints et plusieurs célébrités dînaient à part, dans une pièce voisine, à l'invitation de Sarah Brown.
Le menu commun avait été mis au point par une jeune star de la cuisine britannique, Jamie Oliver, avec notamment de l'agneau du Pays de Galles, des pommes de terre nouvelles de Jersey et des asperges de Cornouailles. Le tout arrosé de quelques grands crus dont une vingtaine de Château Pichon Longueville Comtesse De Lalande 1986, estimés à 140 livres la bouteille.
Les ministres des Finances et des Affaires étrangères avaient eu droit à un dîner séparé à Lancaster House, au centre de Londres. Au total, une centaine d'invités « VIP » ont participé à ces trois dîners officiels.
Pour le sommet lui-même, les frais de bouche et de sécurité calculés pour quelque 800 responsables, 200 personnalités, ainsi que les divers employés et interprètes, ont coûté quelque 435 000 livres. La concorde mondiale n'a pas de prix !
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05.05.2009
LE PRESIDENT SARKOZY DOIT'IL DEMISSIONNER?....
Deux ans de présidence Sarkozy : 65% de Français "déçus"

Francois Mori AFP/Pool
65% des Français se disent "déçus" par l'action de Nicolas Sarkozy depuis son élection et 63% jugent le bilan de ses deux premières années de quinquennat "plutôt négatif", selon un sondage TNS Sofres Logica à paraître lundi dans le quotidien gratuit Metro.
A la question "tout compte fait, êtes-vous satisfait ou déçu de l'action de Nicolas Sarkozy depuis son élection en mai 2007", 65% des sondés répondent "déçu", 24% "satisfait" et 11% "sans opinion".
55% des sympathisants de droite se disent "satisfait" et 37% "déçu", 84% des sympathisants de gauche se disant "déçus" pour 8% de "satisfaits".
Selon le comparatif de l'institut de sondage, à la même période de leur premier mandat, Jacques Chirac recueillait 65% de "déçus" et 22% de "satisfaits" (1997) et François Mitterrand 54% de "déçus" et 30% de "satisfaits" (1983).
A la question "voici deux ans que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. Dans l'ensemble, diriez-vous que le bilan de son action est...", 63% répondent "plutôt négatif" et 28% "plutôt positif", 9% se déclarant sans opinion.
Pour 60% des sympathisants de droite le bilan est "plutôt positif" et "plutôt négatif" pour 34%, alors que 85% des sympathisants de gauche le jugent "plutôt négatif" et 12% "plutôt positif".
A la même période de leur mandat, le bilan de Jacques Chirac était jugé "plutôt négatif" par 64%, "plutôt positif" par 27% (1997), celui de François Mitterrand à 50% "plutôt négatif" contre 37% "plutôt positif" (1983) et celui de Valéry Giscard d'Estaing "plutôt positif" par 44% contre 42% "plutôt négatif" (1976), selon l'historique de l'institut.
Enquête réalisée les 23 et 24 avril en face à face au domicile des personnes interrogées, sur un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population ?gée de 18 ans et plus.
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30.04.2009
COMPLEMENT D'ENQUETE: BREST PONTANEZEN
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20.04.2009
ECOLE DE PAYSAGE DE VERSAILLES...
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MONSIEUR "K": PAQUES PASSE, ENCORE UNE CLOCHE QUI REVIENT..
L'onde de choc provoquée par Ségolène Royal en présentant des "excuses" à l'Espagnol Jose Luis Zapatero s'est prolongée dimanche, les socialistes sortant du bois pour déplacer la querelle vers une dénonciation du style Sarkozy et d'une "brutalité" de l'UMP.

Photographe : Boris Horvat AFP/Archives :: Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à Paris le 30 mars 2009

photo : Boris Horvat , AFP
Le PS était resté silencieux samedi - hormis l'eurodéputé Vincent Peillon - face à la charge de responsables du parti présidentiel, Xavier Bertrand en tête, courant sabre au clair défendre Nicolas Sarkozy et pourfendre son ex-rivale Ségolène Royal.
Sollicitée, la première secrétaire Martine Aubry n'avait pas commenté l'épisode.
Dimanche toutefois, Jean-Marc Ayrault, président des députés socialistes, a reconnu que "ce n'est pas le président du gouvernement espagnol qui a été mis en cause" par M. Sarkozy et que "c'était plutôt", de la part de ce dernier, "une prise à revers pour tacler les socialistes français".
"Il ne faut pas réagir trop vite aux déclarations qu'on prête" au chef de l'Etat, a-t-il dit, car "on connaît (sa) propension à faire du populisme verbal" et "si chaque semaine (...) on devait faire un démenti ou présenter ses excuses, on ne ferait que ça".
Lire aussi
1. Hamon dénonce "les commentaires machistes" de l'UMP envers Royal
2. Villepin s'abstient de se joindre aux critiques UMP contre Royal
3. Réactions de parlementaires présents au déjeuner d'où est née la polémique
Plusieurs autres socialistes sont venus à la rescousse de la présidente de Poitou-Charentes, un temps surnommée "la zapatera".
Elle avait soulevé la colère de l'UMP pour avoir écrit à M. Zapatero que des propos "injurieux" de Nicolas Sarkozy - rapportés par Libération citant des parlementaires présents, démentis par l'Elysée et d'autres parlementaires notamment socialistes - n'engageaient "ni la France, ni les Français".
Les avocats de Mme Royal n'ont cependant pas insisté sur ces "excuses", survenues après sa demande de "pardon" à l'Afrique présentée à Dakar.
Ils se sont concentrés sur la réaction de l'UMP, jugée "disproportionnée".
"On a des commentaires machistes, extrêmement désobligeants", s'est insurgé le porte-parole du PS Benoît Hamon, faisant allusion au porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, qui avait conseillé une "aide psychologique" à Mme Royal.
"Le PS insulte le président de la République, colporte des mensonges et, au prétexte que c'est une femme qui le fait dans un nouveau délire, nous devrions rester sans réagir! Ce qui est machiste, c'est la réaction de Benoît Hamon", a répliqué M. Lefebvre.
Autre angle de contre-attaque au PS: le style Sarkozy.
Il se comporte "de manière parfois grossière" et "très vantarde dans les sommets internationaux", a accusé M. Hamon.
Le président "doit avoir un comportement exemplaire", l'UMP devrait "lui demander de tenir sa langue et de maîtriser son langage", a renchéri le sénateur-maire PS de Dijon François Rebsamen.
Un style élyséen défendu avec fougue par Bernard Kouchner: "il est vivant, il est jeune et vivant !", a-t-il lancé sur Canal +.
Pour le ministre (ex-PS) des Affaires étrangères, M. Sarkozy s'entend "merveilleusement" avec M. Zapatero et la polémique ne devrait pas entacher la visite du président français à Madrid les 27 et 28 avril.
Pour le politologue Gérard Grumberg, l'initiative contribue à installer Mme Royal comme "l'opposante la plus déterminée à Sarkozy". Cependant, en s'appuyant "sur des on-dit", elle "affaiblit son image de présidentiable", considère ce spécialiste du PS.
Chercheur au CNRS, Dominique Wolton salue pour sa part un "acte courageux" de la socialiste et estime que "Sarkozy ne s'interdit rien. Et Royal, consciemment ou inconsciemment, en fait autant".
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JACK LANG EN DESSOUS DE TOUT VIS A VIS DU PS...
La presse critique les excuses de Royal et le "donneur de leçons" Sarkozy
SEGOLENE ROYAL NE FAIT QUE CORRIGER LA NEGATITUDE POSITION DE monsieur XYZ VIS A VIS DES AUTRES CHEFS D'ETATS

Georges Gobet AFP/
ArchivesLa presse se montre critique à l'égard de Ségolène Royal après ses "excuses" à Zapatero pour des propos qu'aurait tenu Nicolas Sarkozy, mais également envers ce dernier et ses confidences publiques sur "ses homologues de pays amis, façon donneur de leçon".
Certains, tel Patrick Venries de Sud Ouest estiment que "Ségolène Royal ne se remet pas de ses défaites". Ce qui ne l'empêche pas d'ironiser en jurant que "si chaque fois que Nicolas Sarkozy raille un rival, Ségolène Royal prépare un mot d'excuse, elle n'a pas fini de demander pardon."
Etienne Mougeotte du Figaro, particulièrement sévère avec la présidente de Poitou-Charente, croit savoir qu'"elle cherche, par la provocation à conserver le titre de meilleur opposant à Nicolas Sarkozy".
Rappelant que la presse étrangère s'était emparée "avidement d'un compte-rendu d'un déjeuner du président avec des parlementaires", Jorge D'Hulst de Libération Champagne affirme que cela "en dit long sur ce qu'elle pense de Nicolas Sarkozy et de ce qu'il faut bien appeler son style". Il fait partie des mieux disposés envers l'ex-candidate à la présidentielle: "Aussi la question n'est pas de savoir si Ségolène Royal en fait trop. Mais plutôt de se demander si Nicolas Sarkozy ne récolte pas là ce qu'il a semé", écrit-il.
Comme plusieurs de ses confrères, Michel Lépinay se désole dans Paris-Normandie renvoyant dos-à-dos "un président qui se laisse aller aux confidences (...) sur ses homologues de pays amis, façon donneur de leçons" et "une ex-candidate à la présidence du pays qui n'en finit plus de se prendre pour la voix de la France, et distribue les excuses".
Quant à Laurent Joffrin dont le journal Libération a été à l'origine de toute l'affaire en rapportant jeudi dernier les propos qu'aurait tenu le chef de l'Etat lors d'un déjeuner avec des parlementaires de tous bords, il estime que "tout cela renvoie au style présidentiel. Nicolas Sarkozy est coutumier de ces propos brusques et peu diplomatiques". Le patron de Libération trouve même que "son indifférence à la langue de bois a quelque chose de réjouissant".
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03.04.2009
BNP-Paribas PENSE AVANT TOUT A SES PATRONS!!!
BNP-Paribas. Retraite de 28,6 millions d'€ pour les patrons

BNP-Parisbas se distingue par ses retraites chapeau. AFPEt ça continue ! Après les retraites-chapeau de la Société générale (33 millions provisionnés en 2008 pour ses principaux cadres), ce sont celles des dirigeants de BNP-Paribas qui font scandale. Certes, ceux-ci ont renoncé à leurs bonus et leurs stock-options. Mais BNP-Paribas a provisionné en 2008 28,6 millions d'euros pour les retraites « supplémentaires à prestations définies » du président, Michel Pébereau, du directeur général, Beaudoin Prot, et du directeur général délégué, Georges Chodron de Courcel, selon France Info qui cite le document de référence de la banque, consultable sur son site Internet. On peut y lire que les pensions des trois dirigeants dans le cadre de ce régime de retraite « seraient calculées, sous réserve de leur présence dans le groupe au moment de leur départ à la retraite, sur la base des rémunérations fixes et variables perçues en 1999 et 2000. » BNP-Paribas fait partie des banques aidées par l'Etat ces derniers mois. Le décret du gouvernement paru mardi au Journal officiel s'applique donc à elle. Mais s'il concerne les bonus et les stock-options, il n'aborde pas la question des retraites-chapeau. Les dirigeants de BNP-Paribas devraient donc bénéficier de celles-ci. La pension de retraite de Michel Pébereau, atteindra 800 000 euros par an, dont 700 000 seront versés par la banque ! De quoi relancer la polémique sur les avantages des grands patrons et l'insuffisance du décret pris par le gouvernement. Enfin, hier on a appris que le siège de la BNP a été perquisitionné le 26 mars dans le cadre d'une des enquêtes ouvertes en France à la suite de l'escroquerie du financier américain Bernard Madoff.
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01.04.2009
G20: WHAT'S THE MATTER, SORRY THE METER, OBAMA THE WINNER
G20. Sarkozy-Obama : le face-à-face
Rencontre. à l'occasion de sa tournée européenne, le Président américain rencontrera Nicolas Sarkozy jeudi à Londres et surtout vendredi à Strasbourg.

AFPLa vieille Europe s'apprête à accueillir aujourd'hui le leader politique le plus puissant de la planète. Barack Obama, fraîchement élu, va effectuer son baptême du feu au cours d'un marathon fou qui le mènera de Londres à Ankara en passant par Strasbourg et Prague. Le président américain s'efforcera de reconstruire l'amitié entre le Vieux continent et les États-Unis que l'ère Bush avait malmenée. Alors que Nicolas Sarkozy avait été un des acteurs clefs du dernier G20 en novembre à Washington, Barack Obama sera la vedette du sommet de Londres. Mais les deux hommes sont d'accord pour une meilleure régulation du capitalisme.
le choc des titans
Chacun avec son style, les deux présidents vont se rencontrer pour la première fois depuis l'élection d'Obama. L'élysée a tenté de minimiser le fait que les deux hommes ne se soient parlé qu'au téléphone, une seule fois, le 25 mars dernier pendant trente minutes. De là à déceler une rivalité d'image entre les deux leaders… Le président américain a annulé sa venue en France prévue le 3 avril sur les plages du débarquement pour la reporter au 6 juin, Nicolas Sarkozy n'a toujours pas été invité à la Maison Blanche. Et ironie, Barack Obama a écrit une lettre d'hommage à Jacques Chirac. Il ne faut toutefois pas sous-estimer l'hôte de l'élysée qui risque bien de faire le spectacle au G20 pour se poser en leader européen : « « Si ça n'avance pas à Londres, ce sera la chaise vide ! Je me lèverai et je partirai ». Et pas question de se faire doubler par Angela Merkel : c'est lui qui aura le premier tête à tête d'Europe vendredi matin avec Obama à Strasbourg. à n'en pas douter, le courant passera bien entre les deux hommes. En parlant de la préparation du G20, Obama a lancé à Sarkozy au téléphone : « Si ça coince, appelle-moi ! ».
Le match des deux présidents
Leur carrière
Les deux hommes sont tous deux juristes. Barack Obama est diplômé de l'Université de Columbia et a fait son droit à Harvard. En 1990, il est le premier Afro-Américain à présider la prestigieuse Harvard Law Review. De son côté, Nicolas Sarkozy était étudiant à Paris X Nanterre, où il obtient une maîtrise de droit privé en 1978 qu'il complètera avec un DEA en sciences politique. Puis ilpasse le concours du barreau et devient avocat d'affaires. Il débute sa carrière politique comme maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans en 1983. Barack Obama entre en politique en 1996 comme élu au Sénat de l'Illinois où il effectue trois mandats, de 1997 à 2004.
Leurs sports
Si Nicolas Sarkozy est un adepte de la petite reine et du footing (notamment à Central Park à New York !), Barack Obama nourrit depuis l'enfance une véritable passion pour le basket-ball. Le président des États-Unis pratique le basket depuis l'âge de dix ans quand son père, qui l'avait abandonné à sa naissance, lui a rendu visite pour lui offrir un ballon. Le président français préfère les sports individuels. Quand il était ministre de l'Intérieur, il courait plusieurs fois par semaine dans le parc de la place Beauvau.
Leur politique
Leur vision de la relance économique face à la crise est très différente. Barack Obama a injecté 787 milliards de dollars dans l'économie et veut préparer un deuxième plan. Nicolas Sarkozy limite les dépenses et n'a débloqué « que » 26 milliards. En revanche le président français est meilleur que son homologue américain dans la politique d'ouverture en ralliant de nombreux anciens ou actuels socialistes (Kouchner, Besson, Rocard…). Obama n'a convaincu que deux Républicains de rejoindre son administration.
Leur épouse
Elles sont toutes les deux des stars. Carla Bruni l'était avant son mariage avant Nicolas Sarkozy grâce à une carrière internationale comme mannequin et chanteuse. Michelle Obama est avocate et a déjà conquis le cœur des Américains qui la comparent même à Jacky Kennedy. Chaque sortie publique de la première dame américaine donne lieu à une série d'articles de la presse people sur ses robes. Michelle Obama cultive une proximité sincère par exemple en créant un potager bio dans les jardins de la Maison Blanche avec des enfants. Elle visitera samedi l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif de Strasbourg puis la cathédrale de Strasbourg avec Carla Bruni.
People
Il n'y a pas photo ! Côté soutien des célébrités, Obama gagne haut la main le match face à Nicolas Sarkozy. George Clooney, Sharon Stone, Steven Spielberg ou encore Tom Hanks font partie de ses soutiens.
Nicolas Sarkozy peut compter sur l'amitié de Christian Clavier, Jean Reno ou Sylvie Vartan. Il avait aussi reçu la visite de Tom Cruise alors qu'il était ministre de l'économie à Bercy.
Leur avion
Air Force One (un Boeing 747 réaménagé) est la référence mondiale en matière d'avion présidentiel. Difficile en effet de rivaliser avec ce «bureau ovale volant» blindé, doté d'un brouilleur de radar et d'une défense anti-missile. Nicolas Sarkozy doit pour l'instant se contenter d'un A319 présidentiel (qui a subi une panne moteur la semaine dernière). Un Airbus A330, Air Force one français, a toutefois était acheté d'occasion et est actuellement en cours d'aménagement à Mérignac dans les locaux de Sabena Technics. En son temps, Louis Gallois, PDG d'EADS, avait conseillé à Nicolas Sarkozy le quadri réacteur A340.
EXPERT
« Deux pragmatiques au langage direct »
Quelle est la nature des relations entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama ?
On ne sait pas grand-chose de la qualité de leurs relations. Elles étaient très chaleureuses avant l'élection du président américain. Depuis, les deux hommes se sont téléphonés à plusieurs reprises.
Leur dernière conversation a été qualifiée de « franche » en terme diplomatique, ce qui veut dire qu'elle contenait des désaccords…
On n'en sait rien du tout. Mais je pense que Sarkozy et Obama ont le sentiment qu'il faut que le G20 soit efficace. Ils veulent faire passer le message que les états doivent coopérer.
Pourront-ils s'entendre lors du G20 alors qu'ils ne sont pas sur la même longueur d'onde sur tous les sujets ?
Il existe des marges de négociation. Certes, sur la relance, chacun devrait rester sur ses positions. Les Américains ont intégré l'idée que les Européens n'iront pas plus loin. Mais sur la régulation, le protectionnisme, le commerce, on peut arriver à des compromis.
Quels sont les points communs et les différences entre Sarkozy et Obama ?
Tous deux sont des pragmatiques qui tiennent un langage direct. Ils ne s'encombrent pas d'idéologie ; ils cherchent ce qui marche, ce qui est efficace, quitte à déborder de leur cadre partisan. La principale différence, c'est que l'un est calme, et pas l'autre.
L'enjeu du G20 est-il plus important pour Sarkozy qui l'a initié, ou pour Obama ,qui participera à sa première grande rencontre internationale ?
L'enjeu est important pour les deux mais aussi pour les autres chefs d'État, car ils devront faire preuve d'efficacité face à la crise. C'est la crise qui rend l'enjeu important.
Sarkozy peut-il claquer la porte du G20 comme il menace de le faire « si ça n'avance pas » selon son expression ?
Cela m'étonnerait qu'il parte de la table des discussions. Je n'y crois pas. En fait, il veut faire monter la pression avant la réunion pour que celle-ci soit efficace.
Nicole Bacharan, politologue, spécialiste des États-Unis. Dernier livre : « Les Noirs américains. » (Éditions du Panama)
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31.03.2009
INFIRMIERE UN SACERDOCE DE NOS JOURS....
Voici un texte qui ne se frotte certes pas au Goncourt mais qui a le mérite de décrire une situation qui pour certains d'entres eux est quotidienne et qui pour d'autres reste inconnue ou simplement trop difficile à entendre car, ne l'oublions pas, pour beaucoup ils sont des fonctionnaires et donc ils n’ont pas à se plaindre !
Sachez que c'est le quotidien de tous les hôpitaux de France.
Bonne lecture
Le témoignage d'une infirmière:
Je suis assez catastrophée en ce moment , car dans aucun média , aucune presse, même dans les discours de nos chers politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de l'hôpital public . Et pourtant, moi qui le vis de l'intérieur , je vous garanti qu'il y a de quoi sauter au plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans cet e-mail , je m'en excuse !).
Tout ce qui va suivre est un peu compliqué peut-être , mais nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le terrain .
Je suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine interne et thérapeutique , pavillon 5 , hôpital Bellevue à St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients , dont 95% est muté directement des urgences . Autrement dit , la plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et efficace de la part des infirmiers et aide-soignants . Les femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important , car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une chambre , elles peuvent être les premiers signaux d'alarme d'un patient en détresse . Sans parler de leur travail primordial pour assurer l'hygiène des services , rôle majeur dans la lutte des infections nosocomiales .
Nos équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit sont indépendantes , je ne travaille que le jour matin-soir)
2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le matin
2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le soir
1 infirmière + 1 aide-soignante la nuit
> Ceci est ce qu'on appelle le service minimum , autrement dit , c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des patients . Or il faut savoir que nous n'avons jamais de personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous faire tourner en sous-effectif de manière presque systématique les soirs et les week-end , soit un seul infirmier pour 21 patients .
Depuis 2 mois , une de mes collègues infirmières a démissionné et n'est pas remplacée , une autre est en arrêt de travail qui risque d'être prolongé et n'est pas non plus remplacée . Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines , jours de semaine , week-end et fériés compris . Alors nous effectuons 1 puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le service tourne , avec des jours de repos qui sautent et des alternances de rythme incessantes . Si bien qu' il devient impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie au CHU , sous peine de devoir annuler au dernier moment pour cause de boulot !
Samedi dernier , une autre collègue s'est arrêtée et , étant la seule infirmière du soir , il n'y avait donc personne pour prendre la relève du matin ... C'est un infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour venir dans le nôtre , qui a assuré les soins de nos 21 patients , alors qu'il ne les connaissait pas , et qui a dû faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un d'eux .
Une des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du service à se partager un roulement sur 4 semaines , jours de semaine , week-end et fériés compris . Leur tâche est de nettoyer à elles seules , tous les jours , la totalité des 16 chambres du service de fond en comble (vitres , mobilier , murs , WC) , les bureaux médicaux , les pièces de vie (office , douche , WC , couloirs) , la salle de soins .
Il faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine réorganisation , puisqu'un gros complexe est en fin de construction à l'hôpital Nord , promettant parait-il des technologies de pointe , des locaux modernes et surtout des soins efficaces et de qualité ...
Alors expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences quand le personnel est déjà largement en sous-effectif ? L'hôpital refuse d'embaucher , car déficit budgétaire , mais préfère faire appel à l'intérim , qui coûte plus cher que des contractuels ...
Hier , j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail , les syndicats et à parler avec notre chef de service , pour essayer de trouver des solutions pour que notre direction nous entende ...
Nous sommes par chance soutenus par notre chef de service , qui connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne protestons pas pour rien . Il nous connaît suffisamment pour lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort des soignants à l'hôpital . Il nous soutient par ce que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre gouvernement asphyxier le service public hospitalier , or lui a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public et dans le respect du serment d' Hippocrate .
Je dors très mal et pour être honnête je pense au boulot constamment . J'ai peur que le stress me fasse oublier un soin , que la pression m' empêche de prendre le temps avec un patient déprimé , que la fatigue me fasse faire un mauvais calcul de dose , administrer un produit au mauvais patient ... J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en assassin , involontairement , par ce qu'on aura laissé la situation se dégrader . Parce que nous sommes tous responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous sommes tous les patients de demain . VOUS pouvez être au bout de ma seringue , ou votre mari , votre enfant , votre proche .
Je vis l'insécurité dans mon travail , alors que je le maîtrise pourtant . Mais je suis humaine avant tout .
Vous serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner des nouvelles du patient que vous aimez , je n'aurai pas pu gérer 2 situations d'urgence à la fois ... Faut-il attendre qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de ce qui se passe dans les hôpitaux ?
Aujourd'hui , j'ai besoin de vous . Merci de bien vouloir transférer cet e-mail de manière la plus large possible , pour informer le plus de monde possible .
Si vous connaissez des personnes du monde hospitalier , journalistique , politique ou autre , n'hésitez pas à les solliciter .
Il faut se mobiliser en masse pour être plus efficace , moi toute seule , je n'intéresse personne .'
Merci pour votre attention !
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