12.06.2009
CHOMAGE: QUELS SONT LES VRAIS CHIFFRES
2 000 emplois perdus par jour
au premier trimestre

Social. 187 800 emplois perdus. Deux fois plus que durant toute l'année 2008. Du jamais vu.
Les emplois détruits ont atteint un record historique de 187 800 sur les trois premiers mois de l'année. 2000 par jour. Deux fois plus que durant la totalité de l'année 2008. Du jamais vu.
Une hémorragie « tout à fait affreuse », a commenté la présidente du Medef Laurence Parisot. Et alors que le PS fustigeait « l'inaction du gouvernement face à la plus grave crise économique et sociale depuis les années 30 », le ministre du Travail Brice Hortefeux annonçait la mobilisation de 10 milliards pour des « mesures exceptionnelles pour l'emploi ».
Le nombre de salariés du secteur marchand (hors agriculture et emplois publics), qui avait baissé de 100 500 en 2008, est ramené à 17,8 millions fin mars (-1 % sur un trimestre, -1,8 % sur un an), indiquent les statisticiens de l'Insee, dépassés dans leurs pires prévisions.
Selon le directeur des statistiques de Pôle emploi, Bernard Ernst, « cette baisse trimestrielle est d'une ampleur jamais observée dans l'histoire économique de la France ». C'est la 4e chute trimestrielle consécutive du PIB, alors que le premier choc pétrolier (1973-74) ne s'était soldé que par trois trimestres de recul.
La dégradation de l'intérim a pesé lourd avec 80 800 postes en moins au cours de ce premier trimestre (-15,6 % sur trois mois, -34,3 % sur un an), une chute, là encore, d'une ampleur inédite.
« Mais ce n'est plus seulement l'emploi intérimaire qui est touché », note Bernard Ernst, soulignant que « le noyau dur de l'emploi est désormais atteint ». Il n'est qu'à voir la litanie des « plans sociaux ». Et ce n'est pas fini alors qu'avec l'été des centaines de milliers de jeunes en fin d'études vont arriver sur le marché.
Hors intérim, les services ont accusé leur repli le plus fort depuis 1975. Toutes les régions, sauf la Corse, ont accusé des pertes nettes d'emplois et tous les secteurs sont affectés, l'industrie continuant à souffrir plus particulièrement.
Pessimiste, le ministère du Travail, qui table désormais sur un recul de 3 % du PIB en 2009, estime que l'emploi régressera durant « plusieurs trimestres » encore.
Les Freescale hier dans la rue
Les salariés toulousains de Freescale ont manifesté, hier encore, devant l'entrée de l'entreprise. En cause, leur mécontentement face au licenciement programmé d'un millier d'entre eux d'ici 2 011. « La direction ne veut pas franchement négocier. On était là à toutes les réunions pour concrétiser un accord mais elle ne veut rien entendre. Nous, ce que l'on veut, c'est une porte de sortie, en clair une possibilité de réinsertion professionnelle avec des i ndemnités suffisantes», explique Laurent Montoni, opérateur depuis 21 ans de cette société qui conçoit des semiconducteurs dédiés à l'automobile. Aucun engagement n'a encore été pris par la direction. « En ce temps de crise, on ne peut pas se permettre de perdre son emploi sans s'assurer de pouvoir rebondir », continue Laurent Montoni.
Les manifestations organisées par les salariés sont régulièrement soutenues par la population toulousaine. « Quand on distribue des tracts sur le rond-point, en face de l'entreprise, les automobilistes nous encouragent à continuer », affirme ce salarié. Une nouvelle action aura lieu samedi.
Zoom
Plan sociaux du Grand Sud
Freescale (Toulouse). 1 000 emplois supprimés chez le leader mondial dans la conception et la fabrication de semiconducteurs embarqués pour l'auto.
Molex (Villemur-sur-Tarn). La direction a confirmé hier qu'elle respectera les condition négociées avec les syndicats pour la fermetturedébut octobre de ce site. 290 personnes seront licenciées.
ESK (Bazet). 97 emplois sont menacés après l'annonce de fermeture de cette sociétée des Hautes-Pyrénées qui fabrique des bagues d'étanchéité en céramique pour les pompes à eau et filiale de la société américaine Ceradyne.
Bosch (Aveyron). à Onet-le-Château, les salariés du groupe allemand craignent la suppression de 260 postes sur le site.
Papeterie Lédar (Saint-Girons). Entreprise historique en Ariège fondée en 1908, le papetier en liquidation judiciaire a remercié 120 salariés.
EDA (Albi). 90 emplois menacés après une liquidation judiciaire sur le site tarnais.
Grand Sud : l'hémorragie
La région Midi-Pyrénées n'échappe pas à la règle qui prévaut en France : la crise continue de faucher des emplois à tous les étages de l'économie. Il y avait 162 000 demandeurs d'emploi en mars, c'est 18 % de plus qu'en mars 2008. C'est dire l'ampleur de la lame de fond qui secoue le tissu économique du Grand sud-ouest.
Dans tous les départements, frappés par des plans sociaux, les indicateurs virent au rouge : dans le Gers, le chômage des jeunes a progressé de 24,6 % malgré le plan d'urgence de 1,3 milliard d'euros promis par le gouvernement. À Lourdes, temple du tourisme religieux en France avec plus de 5 millions de visiteurs, les hôteliers annoncent entre « 20 et 25 % d'emplois en moins en 2009 ».
« La bulle protectrice explose en Midi-Pyrénées », résumait dernièrement Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique et social régional, à propos des sous-traitants du secteur automobile. L'industrie du meuble est en pleine restructuration et le bâtiment et travaux publics « risquent d'être rapidement impactés par la crise d'ici la rentrée de septembre », a déclaré hier Martin Malvy. Le président du conseil régional Midi-Pyrénées, qui proposera un plan de relance pour l'économie, le 25 juin, « de plusieurs centaines de millions d'euros », évoque de « nouvelles difficultés dans le secteur de l'aéronautique ». Où il s'est entendu dire que « les plans de charge ont baissé de 40 à 50 % » dans certains cas. Du jamais vu.
L'agroalimentaire, premier secteur d'activité de la région, est aussi dans l'œil du cyclone : « 400 producteurs laitiers risquent de disparaître », s'inquiète le conseil régional qui mise sur « le dynamisme » de ces PME bénéficiaires de plans d'appui. Mais « la crise connaît une phase d'intensification actuellement », reconnaît Martin Malvy.
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29.05.2009
FILLON: QUELLE MODESTIE!!!
Fillon: le chômage "va se poursuivre" en 2009

Le Premier ministre François Fillon a confirmé vendredi que la hausse du chômage allait "se poursuivre en 2009", alors qu'est attendu en fin de journée le chiffre des demandeurs d'emploi pour avril, tout en se félicitant que la consommation dans le pays se "tenait".
"Quand on est en récession, il ne peut y avoir de créations d'emplois, il ne peut y avoir qu'augmentation du chômage. On aura une augmentation du chômage dans les pays d'Europe qui va se poursuivre tout au long de l'année 2009 et sans doute encore un peu au début de l'année 2010", a déclaré M. Fillon sur Europe 1.
Mais alors que le pays traverse une "récession extrêmement sévère", le chef du gouvernement s'est félicité de voir que "la consommation tient". "Nous avons mis en place en France des mesures de relance efficaces et nous avons des amortisseurs sociaux très performants", a-t-il dit.
La consommation des ménages français en produits manufacturés a progressé en avril (+0,7%) pour le deuxième mois consécutif, signe pour le gouvernement et les économistes que ce traditionnel moteur de la croissance résiste au choc de la récession.
"Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'il y a des indices de reprise qui sont de plus en plus marqués aux Etats-Unis. (...) En Europe, on n'en est pas encore là", a expliqué François Fillon.
"Les plans de relance ont été mis en place au début de l'année, il faut un peu de temps pour que les décisions qui sont prises se traduisent en investissements, en travaux", a-t-il ajouté.
Il a également assuré que "des mesures complémentaires" en faveur des jeunes seraient prises dans "les semaines prochaines".
François Fillon a par ailleurs martelé que son gouvernement "n'accepterait jamais" que les producteurs de lait produisent à perte, au lendemain de l'échec des négociations sur les prix entre éleveurs et industriels, et que son gouvernement mettait "une pression maximale" sur la négociation ouverte la veille avec les industriels.
"On est assez proches de trouver un résultat, on est à quelques euros de différence", a estimé le Premier ministre, ajoutant qu'il fallait que "les négociations avancent vite".
Les deux parties, qui se sont rencontrées sous l'égide de deux médiateurs nommés par le gouvernement, n'arrivent pas à se mettre d'accord pour fixer un prix du lait pour l'année 2009.
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30.04.2009
EUROPE: CHOMAGE TOUJOURS PLUS
Zone euro: chômage à 8,9% en mars, plus haut depuis novembre 2005

AFP AFP/Infographie/Archives
Le taux de chômage a encore augmenté en mars dans la zone euro à 8,9%, soit son plus haut niveau depuis novembre 2005, a indiqué jeudi l'office européen des statistiques Eurostat.
En un mois, le nombre de sans-emploi a progressé de 419.000 dans la zone euro, pour arriver à un total à 14,158 millions de personnes.
En février 2009, le chômage était ressorti à 8,7% selon Eurostat, qui avait dans une première estimation estimé ce taux à 8,5%.
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04.04.2009
LE POLE EMPLOI RECRUTE, SIGNIFICATIF POUR LA BAISSE DU CHOMAGE...
Pôle emploi : 3 ans pour mieux faire
C'est la feuille de route fixée à la structure regroupant l'ANPE et les Assedic.

Chaque conseiller ne suivra plus que 60 chômeurs.DDMGouvernement et partenaires sociaux attendent de Pôle Emploi, qui a remplacé l'ANPE et les Assedic, un « saut qualitatif significatif » dans l'accompagnement des chômeurs et lui ont fixé des « indicateurs de performance » à atteindre, malgré la crise, d'ici fin 2011.
L'objectif, a rappelé Laurent Wauquiez, secrétaire d'état à l'Emploi, est d'avoir « un service public de l'emploi plus efficace et plus personnalisé », alors que l'afflux sans précédent de nouveaux chômeurs complique la réforme, lancée en 2007 par Nicolas Sarkozy malgré de vives résistances.
Pôle emploi devra recueillir davantage d'offres d'emploi (4,5 millions en 2011, dont plus de 40 % pour des contrats de plus de six mois, contre 3,6 millions en 2008), diminuer le délai moyen de satisfaction de ces annonces (de 43 à 38 jours), ou encore, améliorer le nombre d'embauches réalisées par son intermédiaire, etc.
Il est aussi prévu de diminuer le nombre moyen de demandeurs d'emploi suivi par un même conseiller, qui est 90 en moyenne et grimpe parfois jusqu'à 200. L'objectif à atteindre est de 60, mais dans un premier temps seulement pour les publics les plus fragiles.
En termes géographiques, la convention pose le principe que 80 % des demandeurs d'emploi puissent accéder en moins de 30 minutes « par des moyens de transport usuels » à leur agence.
Et le réseau devrait être « renforcé dans certains secteurs », selon Laurent Wauquiez.
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13.03.2009
TRAVAIL PLUS POUR FAIRE FERMER VOTRE USINE, SAS NS*
* Son Altesse Sérénissime Nicolas Sarkoski de nagy BOCSA
Emploi : la grande casse annoncée
L'économie va continuer à détruire plus de jobs qu'elle n'en crée.

Atmosphère tendue, hier sur le site du fabricant de pneus Continental de Clairoix (Oise), que la direction allemande veut fermer. Les 1120 salariés se disent trahis. Photo AFP.VIDEO - - Plafond bas sur le front de l'emploi. Fin 2008, 100 500 postes avaient été détruits dans le privé en France (-0,6 % par rapport à 2007). Et ça va être pire encore cette année. L'économie va continuer à casser beaucoup plus d'emplois qu'elle n'en crée.
L'assurance chômage prévoit entre 354 000 et 436 000 destructions nettes en 2009, selon deux nouveaux scénarios fondés sur des hypothèses de recul du PIB de 1,5 % et 1,8 %.
La rafale des plans sociaux et des annonces de fermetures d'usines comme celle des pneus Continental (1 120 salariés à la trappe, à Clairoix, dans l'Oise) montre bien qu'il y alerte rouge.
Au total, sur le Vieux continent, 4,5 millions de salariés perdront leur job cette année, pronostique l'organisation BusinessEurope que préside Ernest-Antoine Seillière, l'ex-patron des patrons français.
Encore positive au 1er trimestre, la différence entre emplois créés et détruits en France est devenue de plus en plus négative au fil de l'année, avec une dégradation très marquée au dernier trimestre comme le laissaient redouter l'emballement sans précédent des chiffres du chômage et la litanie des plans sociaux (encadré ci-dessous).
L'économie a subi au 4e trimestre 2008 la plus forte chute du produit intérieur brut depuis 1974.
Maillons faibles et toujours plus nombreux en pourcentage dans les effectifs salariés, les intérimaires ont été les plus sacrifiés avec plus de 146 000 destructions nettes de postes sur l'année.
Aucun secteur n'échappe au marasme, mais l'hémorragie dans l'industrie est la plus inquiétante.
Airbus a enregistré en janvier et février plus d'annulations que de commandes d'avions : 14 contre 6.
Réunis hier à Toulouse les responsables de la CFE-CGC de l'aéronautique et d'Airbus ont estimé que l'avionneur devrait passer les turbulences de 2009 sans dégâts, mais les sous-traitants sont à la peine.
Colère dans les Landes
Inquiétude à Toulouse, colère hier soir dans les Landes : mécontents du montant des indemnités de licenciement proposé par la direction les salariés de Sony France ont retenu hier soir leur PDG Serge Foucher sur le site de Pontonx-sur-l'Adour. La fermeture de l'usine est programmée pour le 17 avril. 311 emplois sont concernés.
La litanie des plans sociaux
Auto. Alors que Renault et PSA encouragent par milliers les «départs volontaires», l'Américain PPG (peinture) annonce la suppression de 240 de ses 690 emplois français. En région, l'équipementier Molex (300 emplois dans la connectique) ferme à Villemur (31) et Bosch (12) amplifie le chômage partiel.Pharmacie: 927 suppressionschez Sanofi, très présent en Midi-Pyrénées. Informatique: HP va supprimer 520 emplois et 110 salariés s'inquiètent à Toulouse. Transports: Air France réduit la voilure (1000 départs non remplacés) mais parie sur l'avenir en lançant un appel d'offres pour renouveler sa flotte: Airbus et Boeing se disputeront un marché de 100 appareils pour 20 milliards de $. Un peu de bleu dans un ciel noir. Mais La Forge de Laguiole (12) va licencier 20 personnes (20% des effectifs) à partir du 1er avrildans le cadre d'un « redimensionnement général de l'entreprise», a indiqué hier Thierry Moysset, PDG de cette société qui, depuis 1987, fait revivre «le couteau de Laguiole» sur son territoire d'origine.
http://videos.ladepeche.fr/video/iLyROoafJH1d.html
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12.03.2009
C'EST LA TOTALE
Les entreprises bénéficiaires qui licencient
Même quand il aide, l'Etat est impuissant face aux stratégies des firmes.

Funérailles symboliques à la raffinerie du Havre touchée de plein fouet par le plan de Total.Scandaleux, indigne, cynique, égoïste, irresponsable : les critiques tombent dru, épuisant toute la gamme des qualificatifs pour éreinter Total après sa décision de supprimer 555 emplois d'ici 2013.
Question : comment un groupe qui a annoncé un profit record de 14 milliards d'€ pour 2008 -le plus important jamais dégagé par une firme française - peut-il dans le même temps confirmer un plan social ?
Epargné par la crise, après avoir engrangé les bénéfices de la flambée de l'or noir début 2008, le pétrolier français reste droit dans sa stratégie d'optimisation des profits.
Pas plus qu'il n'a renoncé, tout récemment, à augmenter de 10 % les dividendes distribués à ses actionnaires, il n'envisage une seconde, aujourd'hui, de renoncer à une restructuration de son outil industriel destinée à mieux coller à l'évolution de son marché vers le diesel.
Alors que son collègue Wauquiez (Emploi) crie au «scandale, Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, reconnaît le droit de Total à « adapter son outil de production parce que la consommation de carburant évolue ». Un discours contradictoire qui illustre l'incapacité de l'état à peser réellement sur la stratégie d'un «grand industriel» qui a fait son trou dans le dur monde du brut et affiche une sorte de sans-faute en matière d'options stratégiques. Luc Chatel peut bien l'exorter à «faire un geste pour l'emploi des jeunes» et à réinvestir « s'il fait des résultats ». Au moins le pétrolier fait-il des bénéfices.
Quand un patron dit qu'il n'y aura pas de licenciements mais des mises à la retraite et des départs anticipés, c'est tout simplement reporter la charge de travail sur le personnel qui restera en place. Ce principe est inadmissible, le patronat au non du profit des actionnaires joue sur la santé des salariés.
Ce n'est pas toujours le cas et quand les marchés se retournent, les promesses ont tendance à suivre les cours baissiers de la Bourse. Le cas du fabricant de pneus Continental (lire ci-dessous), est éloquent dans ce secteur auto qui a reçu de solides aides en France (6 milliards pour Renault et PSA), mais recourt massivement au chômage partiel les salariés payant la crise au prix fort.
Les banques ont elles-aussi été renflouées (40 milliards en capital et 320 en garantie). Pourtant, elles résistent à tailler dans les bonus de leurs dirigeants et tardent à desserrer le robinet du crédit.
Bref, quand les syndicats CGT de Total exigent que « les pouvoirs publics » prennent « leurs responsabilités » et ne « se contentent pas de verser quelques larmes de crocodiles », ils s'exposent à être déçus.
Continental: «Une trahison»
La fermeture de l'usine de pneus de l'Allemand Continental dans l'Oise, à Clairoix (1120 salariés) peut être «considérée comme une trahison» par les salariés qui avaient passé un accord avec la direction il y a trois ans, a estimé hier Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, rappelant qu'un engagement avait été pris: l'augmentation du temps de travail contre l'emploi». Il avait prévenu les dirigeants de Continental «que si le groupe persistait dans sa volonté d'une restructuration du site de Clairoix, il aurait à justifier devant les tribunaux de la motivation de tels licenciements, surtout dans une période où le groupe Continental annonçait- c'était en 2008- des résultats positifs dans sa branche pneumatiques»...
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04.03.2009
CHOMAGE 2009 LES CHIFFRES AUGNENTENT
France: 350.000 destructions d'emplois privés prévues en 2009

Jack Guez AFP/ArchivesLe collectif budgétaire présenté mercredi table sur 350.000 destructions d'emplois dans le secteur marchand en 2009 et 20.000 destructions en 2010.
L'emploi total (emplois publics et contrats aidés compris) enregistrerait 290.000 destructions en 2009 et 33.000 créations l'an prochain.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait dit lundi s'attendre à la destruction de plus de 300.000 emplois cette année, "conséquence logique" du coup de frein de l'activité économique.
Le gouvernement table désormais sur une baisse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,5% en 2009, selon les chiffres de la nouvelle version rectifiée du budget présentée au Conseil des ministres.
En novembre, le gouvernement avait déjà révisé spectaculairement ses prévisions d'emploi pour 2009, prévoyant 90.000 destructions d'emplois contre 50.000 créations anticipées en septembre.
Au quatrième trimestre 2008, 89.000 destructions d'emplois ont été enregistrées.
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02.03.2009
AUGNENTATION DU CHOMAGE EN 2009: SUPERIEUR A 300000, SOYONS OPTIMISTE!!!
Le salon de l'immobilier : du 19 au 22 mars 2009
La prochaine édition du salon immobilier se tiendra du 19 au 22 mars prochain à la Porte de Versailles. Il permet aux visiteurs de rencontrer l'ensemble des acteurs de la profession : promoteurs, constructeurs, agences immobilières, administrateurs de biens, organismes de financement et gestionnaires de patrimoine. Des conférences-débats avec des professionnels de l'immobilier permettront également d'approfondir les questions et de découvrir les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement en faveur de l'accession à la propriété (loi scellier, prêt à taux zéro, etc.). Pour plus d'informations, voir le site www.salonimmobilier.com.
Le prêt jeunes avenir prorogé jusqu'au 31 décembre 2009
Un arrêté publié au Journal Officiel du 28 février proroge le "prêt jeunes avenir" (PJA) jusqu'au 31.12.2009. Dispositif temporaire créé jusqu'au 31.12.2008 par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007, le PJA est un prêt à taux zéro destiné aux jeunes entrant dans la vie active afin de les aider à s'installer. Le PJA ne peut excéder un montant de 5 000 € et doit être remboursé sur une période comprise entre 2 et 5 ans. Il est accordé sous conditions de ressources.
Le nombre de demandeurs d'emploi supplémentaires en 2009 serait supérieur à 300 000
Devant la très forte augmentation du nombre des chômeurs en janvier (+ de 90 000), le président de l'assurance chômage (Unedic), Geoffroy Roux de Bézieux a estimé dimanche sur France Info que le nombre de demandeurs d'emploi supplémentaires en 2009 serait supérieur à 300 000. "Les chefs d'entreprise, très inquiets de la conjoncture (...) ont commencé beaucoup plus vite que ce que l'on pensait (...) à mettre fin aux missions d'intérim, aux CDD", a-t-il expliqué.
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28.02.2009
CHOMAGE AU PLUS HAUT DANS LA ZONE EURO DEPUIS 2006
Zone euro: la récession amène le chômage au plus haut depuis septembre 2006

Laurence Saubadu AFPLa récession pèse nettement sur l'emploi dans la zone euro avec plus de 250.000 chômeurs supplémentaires en janvier, une tendance qui ajoutée au ralentissement rapide de l'inflation devrait pousser la Banque centrale européenne à encore baisser ses taux.
Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 8,2% en janvier, son plus haut niveau depuis septembre 2006, a indiqué vendredi l'office européen des statistiques Eurostat. Au total 13,036 millions de personnes étaient sans emploi, soit 256.000 de plus que le mois précédent.
En décembre, le chômage était ressorti à 8,1%, selon Eurostat qui a relevé de 0,1 point sa précédente estimation.
L'UE dans son ensemble comptait en janvier 18,412 millions de sans emploi, avec là aussi un taux en hausse de 0,1 point à 7,6% en janvier.
Le chômage avait touché début 2008 dans la zone euro un plus bas historique à 7,1%, mais il est en augmentation régulière depuis l'été, moment où la situation économique a commencé à se dégrader.
Cette tendance risque de durer, alors que les annonces ou craintes de suppressions d'emplois se multiplient dans l'automobile, le bâtiment, l'électronique, les services financiers...
Parmi les principales économies de la zone euro, le taux de chômage le plus élevé a été enregistré en janvier en Espagne (14,8% après 14,3% en décembre). Le taux est passé de 7,2% à 7,3% en Allemagne, et de 8,2% à 8,3% en France.
Parallèlement à la dégradation du marché de l'emploi, l'inflation ralentit nettement.
En janvier, elle est tombée à 1,1% sur un an, son plus bas niveau depuis juillet 1999, bien loin du pic historique de 4% enregistré durant l'été, a confirmé vendredi Eurostat.
Cette décélération s'explique certes par le net recul des cours pétroliers, mais aussi par le fait que "l'activité économique extrêmement faible pèse durement sur la politique des prix menée par les entreprises", relève Howard Archer, économiste chez Global Insight.
Ajouté au chômage et à la confiance en berne tant chez les consommateurs que chez les chefs d'entreprise, Howard Archer comme sa consoeur Jennifer McKeown chez Capital Economics n'excluent plus une brève période de déflation mi-2009.
L'inflation est désormais largement sous la barre de 2% chère à la BCE: l'institut de Francfort, gardien de la stabilité des prix dans la zone euro, vise en effet sur le moyen terme une inflation en dessous mais proche de 2%.
Il y a donc la marge de manoeuvre nécessaire pour une nouvelle détente monétaire.
"Les taux de la BCE doivent encore baisser beaucoup", estime Jennifer McKeown.
Le principal taux directeur, fixé à 2% en janvier, est déjà à son plus bas historique. Et une nouvelle baisse est anticipée pour jeudi prochain.
"Il y a des raisons très fortes pour une grosse baisse de taux, mais les indications générales données par les commentaires de membres de la BCE suggèrent qu'ils ne réduiront pas le taux de plus de 0,5 point", selon Howard Archer, qui attend néanmoins une nouvelle baisse au deuxième trimestre.
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26.02.2009
ORIGINE DU CHOMAGE: CAPITALISME, MONDALIASATION ET DELOCALISATION
Le chômage bat à nouveau des records
Social. 90 200 chômeurs de plus en janvier. Une hausse sans précédent.

Le tout nouveau Pôle emploi (Assedic et Anpe réunies) connaît un rodage accéléré avec un afflux de demandeurs. Ph. DDM, L. D.Du jamais vu de mémoire de statisticien de l'emploi : 90 200 personnes de plus se sont inscrites en janvier au chômage.
Le précédent record de hausse sur un mois remonte à novembre dernier (+64 000).
Invité dans la matinée sur la chaîne LCI, le secrétaire général de l'élysée Claude Guéant, n'avait donné aucun chiffre, mais avait laissé entendre que les chiffres de janvier ne seraient « pas meilleurs », voire pires que « les mois précédents ».
Le ministère du Travail a confirmé le pire en fin de soirée.
En décembre, déjà, le nombre de demandeurs d'emploi avait augmenté de 2,2 % (+45 800), confirmant le dramatique retournement de tendance enclenché l'an passé et accru par la crise et son cortège de plans sociaux.
Le secteur de l'intérim, qui permet d'anticiper avec une grande fiabilité l'évolution du marché du travail, enregistre un plongeon continu depuis mars 2008 du nombre des missions, et, en janvier, la tendance s'est accentuée avec une baisse de 32,2 %. Il fallait effectivement s'attendre au pire.
Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie 1, baromètre de référence, a explosé en janvier. 90 200 demandeurs d'emploi de plus en janvier, représentent une augmentation de +4,3%. Et la flambée atteint + 15,4 % comparé à janvier 2008. 2,204 millions de Français « pointent » désormais au chômage.
Et encore la catégorie 1 ne retient-elle que les personnes à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée.
Les dizaines de milliers de personnes placées au chômage partiel n'apparaissent pas dans les statistiques officielles du chômage.
Si l'on regarde les chiffres d'un peu plus près, on note que la hausse a touché davantage les hommes (+5,5%) que les femmes (+2,9%), et plus fortement les jeunes (+5,1%) que les 50 ans ou plus (+3,9%) ou les 25-49 ans (+4,1%).
Dans le même temps, les offres déposées à Pôle emploi sont en chute libre : -15,4 % par rapport à décembre et -29,3 % comparé à janvier 2008.
Dans un communiqué commun, Christine Lagarde (économie) et Laurent Wauquiez (Emploi) laissaient craindre de nouvelles difficultés pour les prochains mois.
Jean Savaric
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