29.05.2009

SECURITE, SECURITE

 

Cités, écoles : le tour de vis sécuritaire de Sarkozy

 

 

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 À 10 jours des européennes, le chef de l'état révise ses classiques.

À dix jours du scrutin européen, Nicolas Sarkozy a réenfourché son thème fétiche de la lutte contre l'insécurité en détaillant hier une batterie de mesures pour mettre un coup d'arrêt à la violence dans les cités et les écoles.

 

VIDEO - - À dix jours du scrutin européen, Nicolas Sarkozy a réenfourché son thème fétiche de la lutte contre l'insécurité en détaillant hier une batterie de mesures pour mettre un coup d'arrêt à la violence dans les cités et les écoles.

Un tour de vis qu'il a justifié en évoquant le développement du « phénomène des bandes » et les agressions dans les établissements scolaires illustrées par plusieurs faits divers récents.

Il a repris à son compte les propositions musclées de son ministre de l'éducation, Xavier Darcos. « Les personnels de direction et d'encadrement » seront désormais autorisés à fouiller les sacs et chaque recteur disposera « d'une équipe mobile d'agents » pour intervenir dans les établissements.

Le système des policiers référents sera « systématisé » dans les écoles.

Sur l'autre front, il a une nouvelle fois proclamé sa volonté de « reconquête des quartiers sensibles » en déclarant la « mobilisation complète des forces de l'ordre ».

« Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous », a-t-il lancé, Et l'on va « frapper les trafiquants au portefeuille » en chargeant des agents du fisc de « détecter les signes extérieurs de richesse indue ».

Le PS a dénoncé un discours « faussement musclé » du Président, y voyant « l'échec de sa politique ». Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP estime pour sa part que « critiquer par principe les solutions proposées sur ces sujets qui concernent les Français les plus fragiles c'est une attitude antirépublicaine ».

Sur la « sanctuarisation des établissements », le scepticisme domine. Si les parents d'élèves de la PEEP les avaient applaudies en primeur lors de leur congrès de La Rochelle, ceux de la FCPE estiment que « ce n'est pas avec ces mesures-là qu'on éradiquera la violence scolaire. Pour l'UNL (principal syndicat lycéen), « on ne peut pas remplacer les milliers de postes d'enseignants et de surveillants supprimés par des équipes mobiles d'agents ! et pour la Fidl (2e syndicat lycéen), « rien ne vaut la prévention, les conflits se règlent par le dialogue et l'écoute, non par la répression ».

Au demeurant, au-delà de cas récents, dramatiques mais isolés, les statistiques sur les violences en milieu scolaire, ne révèlent pas de hausse globale. Un constat du très officiel Système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire du ministère de l'Éducation.

 Devant 600 policiers, gendarmes, magistrats et inspecteurs d'académie, le Président de la République lutte a détaillé jeudi 28 mai 2009 une série de mesures tous azimuts pour mettre un coup d'arrêt à la violence dans les cités et les écoles.

Discours Nicolas Sarkozy - Mesures lutte contre l'insécurité

21.04.2009

AFFAIRE SARKOZY: ALORS MINISTRE DE L'INTERIEUR, L'INTERESSE N'AVAIT RIEN FAIT POUR LUTTER CONTRE LES BANDES....

Sarkozy à Nice pour renforcer la législation contre les bandes violentes

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Gérard Cerles AFP/archives
Après des affrontements entre bandes rivales, Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent un nouvel arsenal sécuritaire, l'opposition dénonçant dans la résurgence de ce thème une manoeuvre à "visée électorale", à deux mois des européennes.

Le chef de l'Etat se rend mardi à Nice, dont le député-maire Christian Estrosi a été chargé de rédiger une proposition de loi pour renforcer la législation contre les bandes violentes. Le Parlement devrait, selon la volonté de M. Sarkozy, s'en saisir d'ici la fin du mois.

Le président en avait lui-même tracé les grandes lignes en déclinant seize mesures policières et judiciaires le 16 mars à Gagny (Seine-Saint-Denis), là-même où quelques jours plus tôt, un lycée avait été envahi par une vingtaine d'agresseurs encagoulés et armés de barres de fer, bâtons et couteaux.

Dans la même veine, après les violences en marge du sommet de l'Otan à Strasbourg, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a transmis un projet de décret à Matignon pour interdire les cagoules dans les manifestations.

Pour le président comme pour son Premier ministre, c'est donc un constat objectif qui motive ces multiples initiatives de renforcement du dispositif législatif en matière de sécurité.

Selon une note de la sous-direction de l'information générale (ex-renseignements généraux), les affrontements entre bandes ont augmenté de 11% entre décembre 2008 et janvier 2009, la majorité en Ile-de-France.

Un jour où il recevait à Matignon policiers et gendarmes pour les féliciter de leur travail, François Fillon, interrogé par la presse sur une possible instrumentalisation en plein marasme économique, s'en était vigoureusement défendu.

"Le fait même que la question" soit ainsi posée est la preuve irréfutable qu'"il y a un problème culturel dans ce pays", avait-il vertement répondu, plaidant pour "une sécurité sans exceptions et sans concessions".

Mais l'opposition n'en démord pas: en relançant un thème très porteur dans l'électorat de droite sur lequel Nicolas Sarkozy a construit son ascension et assis pour partie sa campagne de 2007, le gouvernement veut, à deux mois des élections européennes, détourner l'attention des difficultés actuelles et masquer son impuissance à les résoudre.

Pour le PS, qui a déjà appelé à un vote sanction le 7 juin contre la politique de Nicolas Sarkozy, "à part l'exploitation de l'insécurité à des fins électorales, on attend toujours une politique qui lutte efficacement contre l'insécurité", argumente son porte-parole Benoît Hamon.

"Culot monstre", a rétorqué l'UMP Frédéric Lefebvre, assurant que "depuis 2002, la délinquance a baissé de 15%" et "l'efficacité de la police augmenté de 50%".

François Bayrou pointe une "mise en scène à but électoral". "Comme chaque fois que les résultats économiques ne sont pas là, ils mettent en scène des histoires sécuritaires", a assuré le président du Modem interrogé par l'AFP.

"Sarkozy avait fait de la question sociale son cheval de bataille, le fait qu'il revienne aux questions de l'insécurité montre son échec", estime de son côté Pierre Laurent, numéro deux du PCF.

Quant au Front national, s'il dénonce "le bilan déplorable" de Nicolas Sarkozy sur cette question, c'est pour mieux faire le lien avec l'immigration. "La carte de France de l'insécurité, je me demande si ce n'est pas la carte de France de l'immigration", a déclaré sa vice-présidente Marine Le Pen.

31.03.2009

VAIN DE DIEU BOUTON, ENCADREMENT MINIMUM DES REVENUS DES PATRONS...

Les revenus des patrons encadrés au minimum
Publiées aujourd'hui au Journal Officiel, les mesures encadrant la rémunération des patrons sont jugées insuffisantes.

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Des mesures présentées, hier, par le Premier ministre Françosi Fillon. Photo AFP.Le décret n'a pas tardé et son application non plus. C'est aujourd'hui que vont entrer en vigueur les mesures encadrant les rémunérations des dirigeants. Présentées hier par le Premier ministre François Fillon, ces « règles de temps de crise » interdisent les stocks-options et actions gratuites jusqu'à la fin de l'année prochaine pour les patrons d'entreprises bénéficiant d'un soutien de l'État. Sont concernés de fait les grandes banques, les constructeurs automobiles, et les entreprises e, notamment celles où est entré le Fonds stratégique d'investissement de l'État (FSI). Ces dirigeants devront accepter également que les parts variables et exceptionnelles, ce qu'on appelle plus simplement les bonus, soient strictement encadrées tout comme les indemnités de départ, notamment en cas d'importants licenciements.

Si la France reste en effet la première place financière européenne à se doter d'un tel texte réglementaire, ce décret ne concerne donc que les entreprises qui bénéficient d'un soutien temporaire lié à la crise.

François Fillon, qui n'a pas manqué de fustiger le « comportement irresponsable de ceux qui « jettent l'opprobre » sur les chefs d'entreprises en général, exclut un encadrement systématique des rémunérations patronales. Selon lui, une telle décision n'aurait « aucune réalité technique et économique », et relèverait d'un autre modèle économique.

pas les parachutes
Sans surprise, ce décret a été jugé insuffisant alors qu'il était censé répondre à l'émotion suscitée dans l'opinion par la multiplication des bonus et autres stocks option inacceptables en temps de crise. Il n'affectera par exemple le futur montant de la retraite du président de la Société Générale, Daniel Bouton - près d'un million d'euros - , lequel vient de renoncer à 70.000 € de stock-options, devant le tollé soulevé par cette annonce.

Le texte, il est vrai, a une portée limitée puisqu'il ne concerne pas la majorité des sociétés privées. François Fillon a demandé à Christine Lagarde, ministre de l'Économie, et à Brice Hortefeux, ministre du Travail d'écrire à la direction du Medef et à l'Association française des entreprises privées (AFEP) pour mettre en place, avant la fin du mois, un comité des sages chargé de faire respecter un code de bonne conduite élaboré par les organisations patronales elles-mêmes. Une mesure défendue par Laurence Parisot pour qui « ce que la loi ne peut pas faire totalement, un code éthique peut le faire ».

Le PS a réagi vivement hier: « Il ne s'agit au fond que d'un décret alibi qui ne s'attaque en rien aux racines du mal », indique l'ancien ministre Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie. De son côté, le secrétaire général de la CG,T Bernard Thibault, a estimé que le décret était « très, très réducteur, rappelant que dans le privé, il y avait des niveaux de revenu, des parachutes dorés, des éléments variables de rémunération considérables et disproportionnés par rapport aux politiques salariales. Quant à la CFDT, elle critique la durée limitée du décret et réclame des « mesures inscrites dans le marbre ».


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« Un petit patron se paie 2 800 €»
La CGPME regoupe les petites entreprises et a du mal à se reconnaître dans les indemnités et parachutes versés aux dirigeants des très grandes entreprises. «Nous n'avions rien à voir avec ces mastodontes. Nous n'avons ni bonus, ni indemnités ni stocks options. Alors quand on nous parle de légiférer pour encadrer les rémunérations de tous les patrons, je ne suis pas d'accord», proteste Anouk Déqué. La président de la CGPME de la Haute-Garonne ne veut pas qu'on confonde «responsabilisation et règlementation». Elle n'hésite pas à rappeler qu'un chef d'entreprise dans la Haute-Garonne gagne en moyenne 2800 € net. «Nous, les patrons de PME, nous sommes responsables. Nous ne nous versons pas des salaires démesurés !»

Pour la chef de file des petits patrons, il est évident qu'un parachute doré ou un bonus ne doit pas être versé si les «objectifs ne sont pas atteints» mais de là à légiférer pour encadrer les rémunérations des patrons, il y a un pas qu'elle ne veut pas franchir.

12 euros de l'heure

«Sur quelles bases va se baser le législateur pour fixer telle ou telle limite pour un salaire ? Une telle mesure défendue par les syndicats est utopique !» lance-t-elle. Pour l'élue patronale, le risque est de jeter le discrédit sur des petits patrons qui travaillent entre «58 et 64 heures par semaine soit douze euros de l'heure en moyenne. «Je crains que le fossé se creuse entre salariés et patrons même si 90% d'entre eux n'ont rien à se reprocher».

Recueilli par G.B

30.03.2009

CE GARS LA QUI MET SA ROLEX AUX ENCHERES SE DEGONFLE....

Séguéla remet sa Rolex à l'heure!

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Charité. Rolex. Le publicitaire Jacques Séguéla qui avait défrayé la chronique début février en affirmant sur France 2 que «si l'on n'a pas de Rolex à 50 ans, on a raté sa vie», mettra aux enchères demain chez Sotheby's à Paris une montre de cette marque au profit de trois associations.

20.03.2009

D'UNE MAIN ET CINQ DOIGTS SARKOZY A PRESENTE 16 MESURES, TRES FORT.....

Sarkozy en guerre contre les bandes violentes
À Gagny, le chef de l'État annonce 16 mesures.

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Nicolas Sarkozy a présenté 16 mesures visant à sanctuariser les écoles contre les bandes au commissariat de Gagny. Photo Afp.Une semaine après l'invasion violente par une vingtaine de jeunes, du lycée professionnel Jean-Baptiste Clément (12 blessés), Nicolas Sarkozy est revenu à Gagny en banlieue parisienne, pour annoncer une batterie de seize mesures destinées à lutter contre les bandes violentes et « sanctuariser » les établissements scolaires. À commencer par le durcissement des peines encourues par les par leurs membres : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement pour appartenance à une bande « en connaissance de cause. »

222 groupes identifiés en France
Concernant les intrusions dans les établissements scolaires, le chef de l'État a signifié qu'elles ne devaient plus être classées comme contravention pour devenir délit. « Ce qui s'est passé à Gagny doit nous servir de leçon », a-t-il déclaré. Le filtrage et le contrôle aux entrées des établissements seront renforcés. 75 systèmes municipaux de vidéo protection et surveillance de quatre cents établissements scolaires seront mis en place. Un fichier des violences urbaines sera créé et les cent à deux cents établissements scolaires les plus touchés devront être identifiés sous dix jours.

D'autres mesures prévoient la mise en place d'une police d'agglomération et la création de « groupes spécialisés » pour traiter les violences urbaines et des bandes.
D'ici fin 2010, une centaine d'unités territoriales de quartier (Uteq, comme il en existe déjà huit en France) verront le jour ainsi que 23 compagnies de sécurisation de fonctionnaires chacune, formés au maintien de l'ordre dans les quartiers sensibles.

Il y aurait 222 groupes organisés de ce type en France, soit environ 2 500 membres permanents, et autant d'«occasionnels » selon le ministère de l'Intérieur. La plupart sont installées en région parisienne (80 %) et sont constituées pour moitié de mineurs, de personnes désocialisées, promptes à attaquer « tout ce qui représente l'autorité, l'État et notamment les policiers », a précisé Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, qui accompagnait hier le chef de l'État, ainsi que les ministres de l'Éducation, Xavier Darcos, et de la Justice, Rachida Dati.