04.04.2009

SOLDONS LES SOLDES:TOUT A PRIX COUTANT...

Commerces. Des soldes pour sauver la saison
Malmenés par un début d'année très difficile, les professionnels de l'habillement misent sur la nouvelle loi.

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Un vrai coup de froid sur les vêtements. Photo DDM, Joël Boyé.Mauvais temps pour les vendeurs de l'habillement. La crise pèse toujours sur les budgets « fringues » des Français et si les soldes d'hiver ont permis de sauver un peu les meubles, l'activité a pris un vrai coup de froid en février : -10 % et jusqu'à -15 % sur certaines grandes marques spécialisées, selon la Fédération des enseignes de l'habillement, qui recense notamment Zara ou Celio.

Le mois de mars a été tout aussi gris, avec un nouveau recul de 10 à 15 % remarqué par les professionnels de la FNH. L'année s'annonce difficile, d'autant que, côté baisse, les autres commerces ne sont pas en reste : « Tous les secteurs sont en régression, avec des baisses particulièrement sensibles pour l'équipement de la personne (notamment la chaussure) et les loisirs (produits culturels, sports, jouets) », soulignent les dirigeants de Procos, la fédération pour l'urbanisme et le développement du commerce spécialisé, qui n'hésitent à parler de « contre-performance », « jamais enregistrée depuis 1999, année de création de notre panel mensuel ».

Pour enrayer cette tendance, le secteur espère donc profiter des « soldes flottants » (lire ci-dessous). Mais là encore, cette mesure est loin de faire l'unanimité. « Nous n'avions rien demandé à personne, mais maintenant que la Loi de modernisation de l'économie a instauré ce nouveau système, il va bien falloir faire avec », constate Marc Fridman, président de la fédération nationale de l'habillement pour la Haute-Garonne. « C'est un nouveau système, donc nous en verrons les retombées après leur organisation. »

Dans la Haute-Garonne, ces soldes de printemps vont se dérouler du 22 au 28 avril prochain, avec un consensus tout relatif des professionnels qui ont décidé, via la commission départementale du commerce de jouer collectif. « Ce qui est loin d'être le cas dans d'autres départements de France », souligne Marc Fridman.

Un effort qui sera peut-être de nature à mobiliser les consommateurs de façon plus importante. Les soldes de printemps pourraient ainsi apporter une bouffée d'oxygène au commerce de l'habillement, en attendant d'autres soldes, ceux d'été, puis, ceux d'automne. « Le système débute, et c'est bien sûr ces soldes d'automne que nous espérons fédérer un maximum de personnes », précise Isabelle Hardy, maire adjointe de Toulouse en charge du commerce et de l'artisanat.

Bon gré, mal gré, c'est donc un nouveau comportement d'achat des Français qui se retrouve orienté par la nouvelle loi. Bonne nouvelle ? « Si nous vendons toujours en soldes, cela va se traduire par des licenciements et des fermetures de magasins », répond Charles Melcer, président de la Fédération national de l'habillement.

Soldes flottants en questions

Qui ? La LME, la Loi de modernisation de l'économie instaure un nouveau découpage des soldes. Les deux périodes classiques de soldes d'hiver et d'été sont amputées d'une semaine chacune, ce qui réduit leur durée à un mois.

Quand ? Ces deux semaines «flottantes», peuvent désormais survenir tout au long de l'année, pourvu qu'elles se situent elle-mêmes à plus d'une semaine des deux périodes de soldes «historiques».

Comment ? Elles sont « laissées à la libre appréciation du commerçant avec l'accord de la préfecture » commente M. Suaire, responsable régional de Bata, premier fabricant international de chaussures.

Où ? I n'y a pas de contraintes géographiques liées à la tenue de ce nouveau dispositif. Mais les professionnels peuvent décider de se regrouper pour organiser ces soldes flottants. C'est le cas en Haute-Garonne, où une période de printemps a été fixée du 22 au 28 avril. Attention : celle-ci n'a aucun caractère d'obligation, et les commerces qui souhaitent utiliser les soldes flottants différemment ne sont pas tenu de se plier à cette période.

« Les clients ne comprennent pas »

L'arrivée des soldes flottants sur la Ville rose est diversement appréciée. Ainsi, certains y voient une mesure pour favoriser les grandes enseignes, au détriment du petit commerce. « Le fossé se creuse de plus en plus entre les commerces indépendants et les géants », lâche Bernard, vendeur à Southpainters, un commerce « underground » rue de la bourse à Toulouse. D'autres ont déjà grillé leur période : « Pour nous, c'était la semaine dernière. On a soldé des vieilles collections de 3 à 25 € pour des chaussures à 40 € en moyenne » explique M. Suaire, responsable régional de l'enseigne Bata.

Autour de la rue commerçante Saint-Rome, le doute plane : « Personne n'est au courant ici » soupire Fabienne, vendeuse chez Ange, un magasin textile indépendant qui prévoit ses soldes plutôt fin avril. « On l'a appris par d'autres magasins. Il n'y a aucune communication autour de cette loi, à coup sûr les clients n'y comprendront rien ». Il y a aussi les commerces qui n'ont rien décidé comme Zara et 123. Et ceux qui n'y auront pas recours comme Pimkie. Car la plupart du temps, les magasins ont une structure promotionnelle bien plus intéressante que les soldes. « Les soldes, c'est du travail », explique Bernard de Southpainters, « il y a le double étiquetage, l'affichage des produits soldés en vitrine, et si on n'a pas nos marges, on travaille pour rien ! » Surtout quand la concurrence est forte et que certaines chaînes se la jouent en solo.

Célio par exemple a lancé ces deux semaines de soldes depuis mercredi : « Un quart de soldes jusqu'à 50 % placés à l'avant du magasin et trois quarts de nouvelles collections » indique Geoffrey, le directeur adjoint. Dans chacun des cas, les clients prennent connaissance des soldes en franchissant le pas de la porte ou par mailing liste.

30.03.2009

CA GAZ: MARS ET CA REPART.....

500€ pour les chômeurs non indemnisés dès avril
Baisse du prix du gaz, prime de 500 € aux chômeurs, hausse des retraites…

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Denis Charlet AFP/Archive
Ce ne sont pas à proprement parler des remèdes anticrise, mais des réponses indirectes à la conjoncture internationale ou à la montée du chômage et de la précarité. Loin des traditionnelles hausses du 1er janvier, les mesures qui entreront en application ce mercredi sont plutôt bien accueillies, même si elles sont jugées insuffisantes. Nous les avons passées en revue.


Baisse de 11,3 % sur le gaz :

Sans doute aurait-on préféré que cette mesure intervienne au plus fort de la consommation hivernale. Dès le 1er avril, la facture va chuter en moyenne de 11,3 % pour les ménages et les professionnels qui obéissent à des tarifs réglementés. Une bonne nouvelle qui concerne tout de même 93 % des consommateurs, même si cette révision spectaculaire intervient après des hausses à répétition en 2008 (lire par ailleurs). La baisse hors taxe sera de 0,528 centime d'euro par kilowattheure.


Cinq cents euros pour les chômeurs :

C'est la fameuse prime promise par le chef de l'État le 18 avril dernier. Vont la percevoir les chômeurs non indemnisés qui perdent leur emploi du 1er avril 2009 au 31 mars 2010 et qui ont travaillé au moins deux mois sur une période de deux ans et demi. Cette aide vise ceux qui n'ont pas droit au revenu de remplacement accordé par l'État ou l'assurance chômage. Le Pôle emploi la versera en une seule fois. 234 000 personnes en bénéficieront. Le coût total de cette aide est estimé par l'État à 117 M€. Cela aurait coûté 610 M€ d'abaisser à deux mois la durée minimale d'activité pour percevoir cette indemnisation de l'assurance chômage, selon l'Unedic.

Revalorisation des retraites :

Les pensions vont augmenter de 1 % dès mercredi. Le ministre du Travail Brice Hortefeux et celui du Budget Éric Woerth ont adressé un courrier dans ce sens aux régimes de retraite de la Sécu. Cette hausse est calculée sur la base de l'inflation prévisible en 2009, soit 0,4 %. Les pensions avaient déjà été revalorisées de 0,8 % en septembre pour prendre en compte l'accélération de l'inflation en 2008. Mais pour les 15 millions de retraités, cette hausse apparaît bien faible au regard des besoins. Les syndicats attendaient autre chose qu'une simple application mécanique qui ne permet pas d'accroître le pouvoir d'achat des plus vieux. Autre sujet de contestation : la revalorisation du minimum vieillesse qui ne bénéficie qu'aux personnes seules, soit 400 000 personnes.

Gaz: après des hausses à répétition

En 2008, notre facture de gaz avait augmenté de 4 % au 1er janvier, de 5,5 % le 30 avril et, enfin, de 5 % à la mi-août. Cette baisse brutale de 11,3% au 1er avril est somme toute normale si on s'en tient aux critères retenus pour l'établissement des tarifs. Selon une formule complexe, les prix tiennent compte du coût du baril, du cours du dollar et des coûts d'approvisionnement de l'opérateur. Le pétrole a vu son cours divisé par trois depuis juillet. On peut tout de même se poser la question de savoir pourquoi cette révision intervient si tard alors que ces baisses en série ne datent pas de ces derniers jours.

14.03.2009

LES FRANCAIS BOUDENT LES CREDITS A LA CONSOMMATION?.....

Les français boudent les crédits à la consommation
Après les banques, c'est au tour des sociétés de prêts spécialisés de subir le contrecoup de la crise.

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Malgré des offres alléchantes, le mirage des crédits ne passe plus auprès des Français.Après les années d'âge d'or, où les Français se sont rués sur les offres alléchantes des sociétés spécialisées, l'heure est à la crise.

Le virage a été constaté dès mi-2008 par l'Observatoire des crédits aux ménages, qui note, dans son enquête publiée hier, « un revirement par rapport aux années précédentes . Effrayés par la crise, déjà bien endettés ces dernières années par des investissements immobiliers, les Français boudent le crédit.

En janvier 2009, la production de prêts aurait même reculé de 14,6 %. La déprime est bien là, même pour les personnages souriants des très médiatiques sociétés spécialisées : Médiatis, Cetelem, Cofinoga, etc.

On croyait que les Français allaient se ruer sur les crédits pour boucler leurs fins de mois et faire face à la dépression. Rien de tout cela. « En fait, les demandes de prêts concernent surtout des achats de biens, comme l'automobile ou l'électroménager », constate Flavien Neuvy, responsable de l'Observatoire Cetelem. « Si les gens achètent moins de voitures, forcément, il y a moins de prêts. C'est aussi simple que ça. »

À cette tendance s'ajoute un problème de réputation des prêts à la consommation, et notamment des fameux crédits revolving.

UFC Que Choisir, qui vient de sortir une étude sur l'offre de crédit à la consommation, y dénonce une « distribution effrénée du crédit renouvelable ».

Fin 2007, la France comptait 43,2 millions de crédits renouvelables. Elle serait ainsi le troisième pays le plus utilisateur de ce type de prêt, malgré des pratiques très critiquées. « Absence de choix, équipement systématique et caché via les cartes de fidélité, information insuffisante, octroi sans vérification

[…] voici les pratiques de distribution du crédit renouvelable », dénonce l'UFC Que Choisir, qui parle de « mal-endettement ». Le sujet a été jugé suffisamment sérieux pour que les politiques s'en emparent. Philippe Marini, Sénateur Maire de Compiègne, et rapporteur général de la commission des finances du Sénat avait présenté en novembre dernier une proposition de loi pour mieux encadrer et responsabiliser les pros du crédit à la consommation. La ministre de l'économie Christine Lagarde va reprendre une partie de ses propositions dans le cadre de la réforme qu'elle doit présenter ce lundi 16 mars sur le sujet. Parmi les mesures annoncées, certaines sont déjà connues : « mettre un terme aux pratiques trop agressives en matière de publicité et restreindre les sollicitations trop pressantes sur les consommateurs » ; « renforcer la responsabilité des acteurs, comme le prévoit la directive européenne sur le crédit à la consommation ». Après les banques, c'est au tour des sociétés de crédits de devoir nettoyer devant leurs portes.
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«Les Français sont trop endettés»
Pascale Hébel, responsable du département Consommation au CRÉDOC revient sur l'endettement des Français.

Pourquoi cette baisse des crédits à la consommation ?

Tout d'abord parce que ceux-ci sont plus difficiles à distribuer. Quoi qu'elles en disent, les sociétés d'octroi de prêts sont plus vigilantes sur la solvabilité de leurs clients depuis la crise américaine. L'autre explication, c'est un endettement déjà important. Il y a dix ans, ce taux d'endettement était de 40 %. Il est aujourd'hui de 60 %. Nous sommes passés dans le tiercé de tête des pays européens où les ménages sont les plus endettés, derrière l'Espagne et le Royaume Uni.

Comment sont utilisés ces crédits à la consommation ?

Le premier poste, c'est l'automobile. Vient ensuite l'achat de voyages, puis l'électroménager et le textile. C'est sur ces derniers que les Français ont le plus recours aux crédits revolving.

Ces crédits sont très décriés…

À juste titre. Ces cartes ont des taux d'intérêts énormes, et ils sont proposés à tout va, même par la grande distribution. Ce qui perturbe les ménages, c'est la multiplicité de ses cartes : on peut en prendre plusieurs, et au final, les mensualités s'accumulent, ce qui cause des surendettements.

Et pour 2009 ?

Nous misons sur une croissance nulle de la consommation. Le crédit sera donc forcément négatif. Pour certains ménages, accablés par les charges de logements, l'année sera difficile…

12.03.2009

EDF: PERQUISITION AU SIEGE, SOUPCONNE DE GONFLER SES TARIFS...

Bruxelles soupçonne EDF de gonfler les prix de l'électricité
Perquisitions au siège.

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EDF contrôle encore 97% du marché de l'électricité.EDF est à nouveau dans le collimateur de la Commission européenne, qui a perquisitionné dans ses locaux car elle le soupçonne d'abuser de sa position dominante en France pour gonfler artificiellement les prix de l'électricité.

«La Commission soupçonne EDF d'être l'instigateur potentiel d'une hausse des prix sur le marché de gros de l'électricité en France», a-t-elle expliqué dans un communiqué, au lendemain d'une visite surprise de ses inspecteurs dans les bureaux de l'entreprise d'énergie à La Défense, près de Paris.

Cette «possible manipulation des prix de gros» peut avoir des «effets potentiellement néfastes sur les prix payés par les industriels et par les consommateurs privés», a commenté le porte-parole pour les questions de concurrence, Jonathan Todd.

Bruxelles soupçonne EDF, fournisseur historique d'électricité en France toujours détenu à 84,66% par l'État, de profiter de la position incontournable qu'il a conservé sur son marché domestique malgré la libéralisation.

Des fournisseurs alternatifs sont apparus, comme Poweo, Direct Energie ou GDF Suez. Mais EDF contrôle encore 97% du marché de l'électricité, selon la Commission française de régulation de l'énergie.

La Commission a précisé agir de sa propre initiative, et non comme c'est parfois le cas après la plainte d'un concurrent, suite à un état des lieux du secteur achevé début 2007. Cet examen sectoriel de dix-huit mois «avait confirmé qu'il y avait des problèmes de concurrence, que les marchés de l'énergie ne fonctionnaient pas d'une façon optimale», a expliqué Jonathan Todd.

10.03.2009

TVA:LAGARGE OU LE BAISER DE JUDA?......

TVA réduite dans la restauration: incertitude sur un accord de l'UE

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Dominique Faget AFPL'obtention d'un compromis autorisant en Europe des taux de TVA réduits dans certains secteurs, et notamment dans la restauration comme demandé depuis des années par la France, restait incertaine mardi, la présidence tchèque de l'UE se montrant peu encourageante.

Le ministre tchèque des Finances, Miroslav Kalousek, a reconnu n'être "pas excessivement optimiste", en arrivant à une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.

"Je ne sais pas quelle sera l'issue" de la réunion. "Nous avons besoin de l'unanimité (pour un accord) et c'est difficile à obtenir."

Selon le ministre, une "majorité de pays soutient" une proposition d'accord mise sur la table par Prague. "Mais un petit nombre (d'autres pays) semble avoir des difficultés insurmontables."

La France, qui réclame depuis au moins 2002 un taux réduit pour la restauration avec l'espoir de créer des emplois, est elle-même très prudente.

"Je suis là pour me battre pour un accord politique", avait indiqué la ministre Christine Lagarde lundi en arrivant à Bruxelles. "Mais ce n'est pas fini, ce n'est pas joué."

La proposition discutée mardi par les ministres autorise les pays qui le souhaitent à appliquer des taux de TVA inférieurs au minimum fixé en principe dans l'UE (15%) pour un nombre limité de services à forte main-d'oeuvre: restauration, mais aussi construction et rénovation de logements, petites réparations, maroquinerie ou soins à la personne.

En France, les professionnel de la restauration espèrent un taux de 5,5% contre 19,6% actuellement. Paris n'a pas avancé de chiffre définitif, mais a averti qu'il supprimerait en échange certaines aides au secteur. Au final, la réduction de taux devrait quand même avoir un coût net d'environ un milliard d'euros.

Après des années d'opposition, l'Allemagne a assoupli sa position en décembre.

"J'espère que nous pourrons trouver un compromis mais je ne suis pas disposé à payer n'importe quel prix pour l'obtenir", a toutefois prévenu mardi son ministre des Finances Peer Steinbrück.

"L'Allemagne est très réticente car nous ne voyons aucun avantage dans les taux réduits de TVA. Néanmoins nous essayons d'être accommodants, mais dans une très, très faible mesure."

D'après une source diplomatique, Berlin voudrait l'assurance que la liste des secteurs et produits pouvant bénéficier des taux réduits ne sera plus allongée dans l'avenir.

Une position qui pourrait nuire à un autre projet de TVA réduite, sur les produits "verts", défendu par la France et le Royaume-Uni notamment, mais pas traité à ce stade par les ministres des Finances qui attendent des propositions de la Commission européenne en avril.

"On a certainement une position beaucoup plus favorable de nos partenaires allemands. Mais derrière un Allemand, il peut se cacher un Danois, il peut se cacher un autre partenaire", a aussi rappelé lundi Christine Lagarde.

Le Danemark, opposé au principe même des taux réduits, fait partie d'un groupe de six pays (sur les 27 de l'UE) qui ont encore des réserves pour souscrire à un accord.

D'autres comme la Grèce, le Portugal ou la Belgique voudraient une liste de services encore plus longue.

Le projet d'accord n'inclut pas non plus, comme cela avait été un temps envisagé, d'extension aux produits culturels audio, comme les CD-rom ou DVD.

C'EST LE FRUIT QUI FAIT DEBORDE LA CORBEILLE....

Les tickets-restaurants étendus à l'achat de fruits et légumes

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Mychèle Daniau AFPLes députés ont adopté dans la nuit de lundi à mardi un amendement permettant l'achat de fruits et légumes avec des tickets-restaurants, au fil d'un long débat sur la prévention dans le cadre du texte santé de la ministre de la santé Roselyne Bachelot.

"Cette mesure a pour objet d'étendre l'utilisation du titre-restaurant auprès des détaillants en fruits et légumes, afin que les 2,7 millions de salariés qui en bénéficient puissent plus facilement consommer" cinq fruits et légumes par jour, a justifié l'un des députés UMP à l'origine de cet amendemnt, Valérie Boyer.

Mme Boyer avait préconisé cette mesure dans un rapport sur la prévention de l'obésité en septembre dernier. Mme Boyer et ses collègues UMP rappellent que les boucheries-charcuteries, boulangeries-pâtisseries et "autres sandwicheries" acceptent déjà les titre-restaurant.

Il en va aussi de la défense des commerces de proximité avec cette mesure "indolore pour les finances publiques", estiment-ils.

Autant d'arguments qui ont convaincu une majorité de la vingtaine de députés encore présents en séance à cette heure de la nuit. Cette mesure doit encore être adoptée par le Sénat.

09.03.2009

RESTAURANT: TVA A 5,5% ON EN REPARLE....

TVA à 5,5 : le restaurant moins cher ?
Consommation. Le feu vert de l'UE à une baisse de la taxe à la valeur ajoutée dans la restauration est attendu demain.

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Avec la baisse de la TVA, Damien Grandmaison, gérant de «La Réserve», pourrait augmenter ses employés.Photo DDM, Marie-Alix Saint-Paul.Les ministres de l'économie de l'Union européenne devraient s'entendre demain sur le principe d'une baisse de la TVA dans la restauration.

« Rien n'est encore gagné », glisse cependant un proche du dossier. En effet, cette mesure qui ferait tomber la TVA de 19,6 % actuellement à 5,5 % (objectif souhaité par la profession en France) a un fort fumet d'Arlésienne. Promise en 1996 par Chirac et reprise à son compte par Sarkozy après son élection, la baisse n'est pas vraiment du goût de nos voisins allemands. Or l'unanimité européenne est nécessaire pour faire passer le plat. Berlin est désormais prêt à un compromis, mais jusqu'où ? C'est la principale interrogation de L'Umih, l'Union des métiers de l'industrie hôtelière, principal syndicat de restaurateurs. Sa présidente, l'Audoise Christine Pujol (lire ci-contre) est « confiante » dans la capacité de la France d'obtenir l'accord des 27 de l'UE pour avoir le droit d'appliquer un taux réduit mais rien ne garantit que l'on ira jusqu'au taux de 5,5 %, jugé « de survie » par l'Umih. Entre 19,6 % et 5,5 %, il y a de la marge et l'Umih ne se satisferait pas vraiment d'un choix intermédiaire.

Pour autant, la baisse est attendue comme une bonne nouvelle par un secteur qui emploie plus de 800 000 salariés. En ces temps de crise où les clients hésitent, les restaurateurs attendent depuis longtemps ce coup de pouce. Selon le Synhorcat, autre syndicat de la profession, la disposition pourrait passer au Parlement pour une application dès fin juin. Juste à temps pour les vacances d'été.

L'état pourrait consentir dans cette affaire un manque à gagner de l'ordre d'1 milliard d'euros en rentrées fiscales et attend en retour un vrai geste de la part des professionnels : des additions moins salées et des embauches.

Mais il ne faut pas rêver. La plupart des restaurateurs avancent que la baisse de la TVA ne leur permettra pas de baisser les prix, juste de ne pas les augmenter et surtout de ne pas licencier.

Gil Bousquet


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Restaurateurs. La plupart ne prévoient ni embauche ni baisse des tarifs.
« Enfin une bouffée d'oxygène »
« Une bouffée d'oxygène » : c'est l'expression qui revient constamment à la bouche des professionnels de la restauration quand on aborde avec eux l'éventuelle baisse de la TVA à 5,5 %.

Cela fait « longtemps » que Damien Grandmaison attend la concrétisation de « la promesse de Chirac ». Le jeune restaurateur de 34 ans, à la tête de « La Réserve », une brasserie toulousaine haut de gamme, est content mais circonspect :

« Je ne crois pas qu'ils descendront jusqu'à 5,5 % ils iront à 9 ou 10 %. » Mais, même à 9 %, Damien Grandmaison est « preneur. » Chaque jour, il sert entre 200 à 400 couverts. Et baisse de TVA ou pas, il ne baissera pas ses tarifs : « On a déjà du mal à arriver à l'équilibre… Avec la crise personne ne baissera les prix. » Il compte plutôt investir dans l'aménagement des locaux, le matériel ou augmenter ses salariés. L'embauche n'est pas d'actualité et l'équipe restera stable avec douze employés.

économie de 1 000 à 15 000 €
Pas d'embauche non plus dans les trois crêperies de Plamen Koprivski. Le restaurateur d'origine bulgare compte utiliser « le ballon d'oxygène » pour augmenter ses salariés ou baisser certains tarifs. Mais globalement, comme la plupart des restaurateurs, les clients ne verront pas une baisse significative de leurs additions. Plamen Koprivski a fait jouer de la calculette : « Selon les mois, je vais économiser entre 1 000 et 15 000 € par mois pour les trois crêperies. »

À Aucamville, au « Toit du Routier », on accueille la baisse de la TVA comme une bénédiction : « ça fait du bien », respire Phung Van. « On va pouvoir revenir à l'équilibre comptable, on en a besoin ! » La mesure, qu'il attend « depuis 10 ans », tombe à pic alors que son établissement ressent fortement les effets de la crise. Sa clientèle est composée exclusivement d'ouvriers et de routiers « c'est-à-dire des gens qui travaillent dans des secteurs très en crise. »

De 70 à 80 clients par jours, Phung Van est passé à une quarantaine. Conséquence : un cuisinier et une employée à mi-temps sont partis et n'ont pas été remplacés. L'établissement compte deux salariés dont le patron. Malgré la « bouffée d'oxygène » à 5,5 %, le « routier » d'Aucamville ne va pas embaucher de sitôt ni baisser ses prix : « Je propose un menu complet et unique à 12 €, c'est un panier assez compétitif, je ne peux pas faire moins. »

Mohamed Najmi

25.02.2009

CONSOMMATION: MICMAC SUR LES PRIX ET SUR LES QUANTITES

Selon 60 Millions de Consommateurs: quand les prix n'augnentent pas, les quantités baisses
Consommation : micmac sur les prix
La chute des cours des matières premières agricoles et du pétrole ne se répercute pas à la caisse.

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DDM Sur 1 430 produits de grande consommation de marques passés en revue sur cinq sites internet, entre août 2008 et janvier 2009, le mensuel « 60 millions de consommateurs », révèle que 707 ont vu leur prix augmenter et 690 baisser.

Les étiquettes continuent à valser et on ne comprend pas bien pourquoi les produits qui baissent ne le font pas autant qu'on s'y attendrait au regard de la chute considérable, ces six derniers mois, des cours matières premières agricoles et du baril de pétrole. Exemples : les cours des céréales ont baissé de moitié en 2008 par rapport à 2007, et ceux du pétrole ont chuté des deux tiers depuis juillet dernier.

Les hausses les plus nombreuses ont été remarquées sur les produits du petit-déjeuner (lire ci-dessous).

Et pour les pâtes on est encore plus perplexe, certains fabricants proposant aux distributeurs des hausses de tarifs de plus de à 15 % alors que le prix du blé a fortement baissé.

Si les prix des produits alimentaires ont commencé à baisser depuis fin 2008, ce reflux reste limité. En janvier, il a été seulement de 0,1 % par rapport à décembre, constate l'Insee.

Les prix des produits de grande consommation baissent depuis trois mois, a affirmé hier le secrétaire d'état à la Consommation, Luc Chatel, tout en reconnaissant que cette baisse devrait être plus accentuée et admettant qu'il « existe encore quelques augmentations qui interpellent ».

Une remarque qu'il n'aura pas manqué de faire aux représentants de l'agroalimentaire qu'il rencontrait dans l'après-midi dans le cadre de négociations pour fixer les règles du jeu entre industriels et distributeurs pour l'évolution des prix dans les grandes surfaces.

L'enjeu est crucial : alors que la croissance est en panne, ce n'est pas le moment de décourager la consommation qui en est le principal moteur. Ainsi, les soldes d'hiver aidant, les dépenses des Français ont rebondi en janvier (+1,8%).

Pâtes, produits laitiers : à quand la baisse ?
- Inflation sur le petit-déjeuner ! Dans ce rayon, 116 références sur 170 ont augmenté. Jusqu'à 10,6 % pour une marque de confiture, alors que les fruits ont baissé en moyenne de 4,4 % à la production en 2008. Et la plupart des marques de thé ont connu une flambée identique alors que les cours mondiaux sont déprimés.

- Epicerie salée. L'impression est qu'il n'y a aucune règle avec des références de produits très proches baissant de 19,7 % ou montant de 8,5 % selon les marques.

- Epicerie sucrée. Au total, une quinzaine d'articles affichent des hausses de plus de 5 %. Les biscuits ignorent encore la baisse des cours des céréales. Pourtant, une très grande marque affiche une baisse de 13,6 %.

- Au rayon conserves, soupes, pâtes, la facture reste salée alors que la courbe des prix des produits agricoles est orientée à la baisse. Les grandes marques de pâtes donnent le tournis avec de très fortes hausses ou très fortes baisses à partir d'une même matière première…

Au ras des étiquettes, difficile de s'y retrouver dans le maquis des prix.

Un an après la grande flambée des produits céréaliers et laitiers, on aurait pu s'attendre à un reflux sensible dans les linéaires. Mais le compte n'y est pas.

Les baisses qui se dessinent (sur moins de la moitié des références, cependant), ne sont pas à la mesure de celles des matières premières entrant dans les fabrications.

Malgré certaines baisses mises en avant par la grande distribution, les consommateurs ont l'impression que le panier est de plus en plus cher.

- Produits pour bébés. Les industriels ont assez bien répercuté les baisses constatées sur les marchés laitiers et les plats préparés ont baissé en moyenne de 2 %.

- Au rayon surgelés, presque 6 références sur 10 sont en recul, jusqu'à 10,6 % au maximum, et la hausse maximale plafonne à 3,7 %.

- Beurres, fromages et charcuteries s'affichent majoritairement à la baisse (60 références contre 40).

- Produits d'entretien. Les grandes marques ont réduit leurs prix. Au pire, les lessiviers les ont stabilisés (hausse maximale constatée : +4,8 %).

- Yoghourts et desserts frais ont été globalement sages : 59 articles coûtent moins cher qu'il y a cinq mois, 5 n'ont pas bougé, 45 augmentent.

- Articles d'hygiène. Si 65 références ont augmenté (seules 15 dépassent les 2 % de hausse), une dizaine n'a pas bougé et les prix de 81 articles ont reculé.

Expert. « C'est le consommateur qui tranchera au final »
Est-ce vrai que les industriels réclament encore des hausses de prix pour 2009 ?

Oui, nous sommes en négociation avec eux et nous constatons encore des hausses de 4 % en moyenne. Certains produits augmentent même de 8 %, comme la bière !

Comment se justifient-ils ?

Ils mettent en avant les délais pour répercuter ces baisses. Malgré la chute du blé noir dès 2008, le prix des pâtes ou des biscuits est encore en hausse pour 2009. Nous leur demandons de réduire les prix mais nous n'avons que peu de marge de manœuvre. Il ne nous reste que le déférencement c'est-à-dire refuser d'acheter leurs produits mais c'est juridiquement difficile.

Industriels et distributeurs se renvoient la balle. Qui doit-on croire ?

Au final de toute façon, le consommateur ne croit qu'une chose : le prix dans le magasin. L'an dernier, quand les prix des grandes marques augmentaient, il s'est massivement retourné vers les marques des distributeurs. J'appelle les industriels à abandonner les vieux réflexes qui consistent à augmenter chaque année leurs prix. Mais en 2009, nous sommes tout de même sur une tendance à la baisse des prix.

Recueilli par Gil Bousquet