14.03.2009
CORBEAU OU CORNEILLE?.....
Deux nouvelles lettres anonymes adressées à Sarkozy et Jean-Pierre Pernaut

Le présentateur du JT de 13 heures sur TF1 accusé par le corbeau «de distiller la peur ».Il nargue les autorités. Le corbeau, qui met en émoi le monde politique depuis plusieurs semaines, poursuit son manège. Ses deux dernières « cibles » : Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Pernaut.
Ce n'est pas la première fois que le chef de l'État se trouve dans le viseur du corbeau. Il avait déjà été destinataire d'un premier courrier, accompagné d'une balle. La lettre qu'il a reçue jeudi à l'Élysée ne contenait, elle, aucune cartouche. Mais les mots employés dans la missive évoquaient la même menace, les mêmes reproches.
où se cache-t-il ?
Les services de police et de renseignements sont sur les dents. Ils ont mis les bouchées doubles, sur l'insistance de l'Élysée et du ministère de l'Intérieur, et communique a minima. Histoire de ne rien dévoiler de l'avancée de l'enquête à celui qui se joue des services de l'État depuis maintenant plusieurs semaines. Et qui compte, lui, le faire savoir.
À ce titre, le destinataire de son dernier envoi n'est certainement pas anodin : Jean-Pierre Pernaut, le présentateur du journal télévisé de 13 heures, sur TF1. À côté de la lettre, une balle de calibre 9 mm faisait office de menace. Dans la lettre, des mots pour expliquer. Le courrier reçu par Jean-Pierre Pernaut reprend en partie la première page de la lettre adressée en milieu de semaine à l'avocate du Montpelliérain un temps soupçonné d'être le corbeau. « Vous distillez la peur, c'est à vous maintenant d'avoir peur », écrivait-il alors, détaillant aussi les motifs de son animosité (voir ci-dessous).
Où se cache le corbeau ? Les enquêteurs avancent, mais veulent garder le secret. Ils ont simplement dévoilé que les courriers étaient postés « du sud de la France », de l'Hérault en l'occurrence. Mais, dans les lettres, plusieurs indications font aussi référence aux Bouches du Rhône.
Les enquêteurs font également le lien entre ces nouveaux courriers et ceux expédiés depuis le début de « l'affaire », au sénateur maire de Béziers, à Alain Juppé, mais aussi à Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, Christine Albanel ou encore Nonce Paolini, le patron de TF1.
« C'est à votre tour d'avoir peur »
« Vous distillez la peur, et bien c'est à vôtre tour d'avoir peur » (sic) : dans une lettre écrite dans un Français très approximatif, et envoyée à l'avocate du Montpelliérain un temps soupçonné, le corbeau a dévoilé, cette semaine, un peu plus sur ce qu'il est, et ce qu'il veut.
Est-il seul ? Difficile à dire. Dans les courriers, il évoque les « 1000 combattants », parle des « motards », ne dit jamais « je », mais « on ». Il s'agit peut-être d'un déséquilibré qui veut brouiller les pistes.
Où habite (nt)-il(s) ? Tous les courriers ont été postés du sud de la France. De l'Hérault notamment. Les lettres évoquent la « cellule 34 », du numéro du département. Les villes de Béziers et de Montpellier sont citées, comme étant celles d'où partiront les prochaines lettres… Les courriers parlent aussi de « nos motards de la cellule 13 ». Et les lettres semblent vouloir instiller le doute sur le lieu de résidence du (ou des) auteur (s) : « un grand merci aux routes de France et aussi à la SNCF et aux autoroutes qui nous permettent de poster ce billet dans l'Hérault ».
Que veut le corbeau ? Rien n'est très clair. Ses courriers évoquent de vagues revendications : « l'arrêt des reconduites à la frontière, la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan, de Julien Coupat. L'arrêt de la parodie de justice contre Yvan Colonna. De supprimer la loi liberticide Hadopi faite uniquement pour les amis ces bons Clavier Halliday et autres parvenus »… Dans le viseur : Nicolas Sarkozy, qui n'est jamais désigné autrement que par le « Roi », « sa majesté Sarko », ou « le peintre débile ». Sa politique et ses « amis industriels » sont brocardés. « Vous êtes des assassins, écrit-il. Vous expulsez, vous détruisez »… Et des menaces, claires : « Exécuter (sic) ces ordres ou mourir ». Les enquêteurs se demandent si un passage à l'acte est envisageable. Tout en envisageant le pire, ils penchent nettement pour la thèse d'un déséquilibré souhaitant créer le désordre.
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04.03.2009
MENACES DE MORT SUR LES POLITIQUES GOUVERNEMENTAUX!!!!
Le président, des ministres et des maires menacés de mort
Dix personnalités politiques de la majorité sont visées par des menaces de mort. Elles ont reçu des lettres accompagnées d'une balle de gros calibre.

Depuis hier, le plus haut sommet de l'état est visé par des menaces de mort. L'Élysée a en effet confirmé hier qu'une lettre anonyme contenant une balle de 9 millimètres a bien été reçue par Nicolas Sarkozy. La méthode est similaire à celle utilisée la semaine dernière pour menacer plusieurs élus du Languedoc Roussillon dont Jacques Blanc, sénateur maire de Lozère et conseiller régional.
Cette aventure douteuse a en effet débuté dans le grand Sud : c'est Raymond Couderc, sénateur maire de Béziers qui avait le premier fait les frais du mystérieux corbeau en recevant le 9 février une lettre semblable, également accompagnée d'une balle de calibre 9 mm. Mais il existait déjà un précédent. Il y a deux ans, Marcel Roques, le maire du tranquille village thermal de Lamalou-les-Bains avait reçu lui aussi une lettre de menaces accompagnée cette fois-ci d'une balle de 44 Magnum.
D'après les premiers éléments de l'enquête, les lettres reçues par les élus sont bourrées de fautes d'orthographe. Une piste qui fait dire à Jacques Blanc que toute cette histoire est l'œuvre d'un « déséquilibré atteint de pure folie ».
Hier, les menaces du corbeau ont quitté notre région pour s'étendre à tout le territoire. Le matin c'était Alain Juppé, maire de Bordeaux qui annonçait avoir reçu, lui aussi, une lettre avec une balle de revolver. D'une vingtaine de lignes, la lettre contenait des menaces de mort également adressées à Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie et Rachida Dati.
Le corbeau semble n'en vouloir qu'aux élus ou ministres UMP. Au total, sept personnalités ont reçu des lettres accompagnées d'objets balistiques. Il s'agit notamment de la Toulousaine Christine Albanel, ministre de la Culture, de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur et de la Garde des Sceaux, Rachida Dati.
Selon des sources proches de l'enquête, trois autres responsables politiques auraient reçu des menaces. Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, également député des Hauts-de-Seine, Christian Vanneste, député du Nord, et Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan feraient aussi partie de la liste des victimes qui ne cesse de s'allonger. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête préliminaire confiée à une armée de policiers : brigade criminelle, police judiciaire et depuis hier, la sous-direction de la lutte anti-terroriste (SDAT). Le pouvoir met les moyens…
Des enveloppes énigmatiques
Le corbeau adore les doubles couvertures postales. Pour expédier ses malveillantes missives il utilise des enveloppes marron kraft classiques, en général de semi-format. En général, la balle fait une petite bosse qui alerte immédiatement les secrétariats des élus, surtout depuis le courrier médiatisé de Raymond Couderc. A l'intérieur, le corbeau glisse une plus petite enveloppe blanche, format à l'italienne. Cette deuxième « couche » contient la lettre de menaces elle-même rédigée grâce à un traitement de texte et la balle. Gros calibre : 43 mm pour Marcel Roques, 38 mm pour Raymond Couderc, 9 mm pour Jacques Blanc et Alain Juppé. Il semble établi que les deux premières missives sont de la même origine.
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15.02.2009
COLONNA, ERIGNAC, SARKOZY MINISTRE DE L'INTERIEUR A L'EPOQUE DE L'ARRESTATION!!!!
Affaire Érignac : « un scandale d'État »
Justice. Les révélations d'un commissaire de police, vendredi soir, lors du procès en appel d'Yvan Colonna, jettent le trouble sur l'enquête.

La bergerie de Corse où Colonna s'était caché. Un coup de théâtre s'est produit vendredi soir au procès en appel d'Yvan Colonna, condamné à la prison à vie en 2007 pour le meurtre du préfet Claude Erignac. Didier Vinolas, commissaire de police, a affirmé que deux hommes soupçonnés d'avoir participé à l'assassinat du préfet, en 1998 à Ajaccio, étaient « peut-être » en liberté.
Didier Vinolas est l'ancien secrétaire général de Claude Erignac à la préfecture d'Ajaccio. Il est commissaire divisionnaire en détachement, et s'est présenté comme « directeur de projet » à la ville de Paris.
Vendredi, devant une cour d'assises spéciale, sans jury populaire, Didier Vinolas a affirmé tenir « deux noms », qu'il a refusé de révéler, d'un mystérieux informateur depuis septembre 2002, et les avoir transmis quelques jours plus tard au procureur.
L'informateur, qu'il a baptisé « X », « une personne tout à fait respectable », a ajouté Didier Vinolas, lui a présenté les deux hommes « comme faisant partie de la sphère » à l'origine de l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella en septembre 1997, une des premières actions du groupe nationaliste dit des « anonymes ».
L'assassinat du préfet Claude Erignac, tué de trois balles dans la nuque le 6 février 1998 à Ajaccio, avait été revendiqué par ce groupe, qui s'est d'ailleurs servi d'une arme volée à Pietrosella. Yvan Colonna a été mis en cause pendant l'enquête, en 1999, par plusieurs membres du commando. Quatre des six « anonymes » vont l'identifier comme le septième, avant de se rétracter, mais seulement un an et demi plus tard.
Yvan Colonna, le berger de Cargèse, connu pour son engagement nationaliste, fuit dans le maquis en mai 1999. Il n'est arrêté qu'en juillet 2003, au moment où ses complices sont jugés. En 2007, Yvan Colonna est jugé et condamné. Il a fait appel du verdict.
Déjà témoin au premier procès du berger de Cargèse, Didier Vinolas n'avait pas évoqué l'hypothèse d'autres complices. Il a indiqué vendredi s'être décidé à parler en appel pour « aider les magistrats à forger leur intime conviction », et il a évoqué le « risque de laisser condamner un innocent ».
L'ancien collaborateur de Claude Erignac a ajouté que l'ex sous-préfet de Corse Jacques Nodin détenait depuis 2001 des informations nouvelles sur Pietrosella. « Il souhaiterait être entendu », a-t-il précisé. Didier Vinolas a dit aussi avoir transmis les noms de deux suspects en février 2004 à Christian Lambert, ancien chef du Raid à l'origine de l'arrestation d'Yvan Colonna, et plus récemment à Charles-Antoine Erignac, le fils du préfet.
Le parquet général a confirmé hier, dans un communiqué, que le procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, avait « effectivement reçu un courrier » de Didier Vinolas. « Il convient de rappeler que la procédure devant la cour d'appel est orale. Le seul devoir du parquet général était de convoquer M.Vinolas pour qu'il puisse faire à la barre les déclarations qu'il souhaitait. C'est ce qui a été fait », conclut le communiqué.
Les affirmations inédites d'un haut fonctionnaire jettent à nouveau le trouble sur une enquête beaucoup décriée.
« Je suis stupéfait », a commenté vendredi Me Philippe Lemaire, avocat de la veuve et des enfants Erignac. « Pourquoi dire ça aujourd'hui, dix ans après ? », a demandé l'un des avocats généraux, Christophe Teissier.
La défense d'Yvan Colonna a immédiatement dénoncé « un scandale d'État ». Les avocats du berger de Cargèse ont annoncé hier le dépôt d'une plainte et menacé de quitter le procès.
Repères
Septembre 1997 : Une gendarmerie de Pietrosella est attaquée par un groupe nationaliste dit des «anonymes».
6 février 1998 : Le préfet Claude Erignac est tué de trois balles dans la nuque dans une rue d' Ajaccio. Une arme, volée à Pietrosella, est retrouvé près du corps.
1999 : Six personnes sont arrêtées. Elles sont suspectées du meurtre et mettent en cause Yvan Colonna comme le septième membre du commando. Yvan Colonna prend le maquis.
Juillet 2003 : Yvan Colonna est arrêté en Corse. Il se cachait dans une bergerie au sud de la Corse.
Décembre 2007 : Yvan Colonna est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
Février 2008 : Procès en appel devant une cour d'assises spécialement composé pour les affaires de terrorisme. Le procès doit durer cinq semaines.
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13.01.2009
L'OBTENTION DU PERMIS DE CONDUIRE SERA T'IL POSSIBLE?
Réforme du permis de conduire : plus simple et moins cher
Le Premier ministre François Fillon présente aujourd'hui

Le permis, moins fouettard, se civilise, avec l'objectif d'accroître de 15 % le taux de réussite aux épreuves. En revanche, l'obtention du précieux papier rose coûtera toujours aussi cher aux apprentis conducteurs. Photo DDMMoins onéreux, plus sûr et plus rapide. Si le nouveau permis de conduire conserve sa légendaire couleur rose, il n'en subira pas moins un indispensable lifting pour coller aux objectifs que s'est fixé le gouvernement en matière de sécurité routière. Il a fallu plus d'un an et de multiples reports pour peaufiner l'ultime version d'une réforme très attendue, censée tourner définitivement la page d'un permis devenu inadapté.
À l'issue du conseil interministériel sur la sécurité routière, François Fillon dévoilera ce matin les modifications apportées à ce permis qui intéresse chaque année 700 000 futurs conducteurs. Inspecteurs du permis de conduire, auto-école et associations de victimes de la route ont participé à l'élaboration de ce rapport qui a servi de base à la réforme.
Plus que d'une refonte du précieux sésame, il vaut mieux parler de toilettage. Le ministère des Transports s'est fixé trois objectifs : alléger l'obstacle financier à l'accès au permis de conduire, réduire l'attente aux examens, encourager et généraliser la conduite accompagnée qui représente un taux de réussite de 70 % aux épreuves d'examen.
Les règles de simplification et d'assouplissement prévalent donc dans l'organisation de ce nouveau permis qui n'est cependant pas parvenu à lever un obstacle d e poids, celui de son coût.
Crise oblige, il n'y aura aucune aide fiscale pour les plus démunis. Il faudra toujours débourser près de 1 500 € pour prétendre à la feuille rose, même si le gouvernement semble prêt à créer un fonds de garantie pour se substituer aux banques dans leur refus de financer les jeunes conducteurs.
Mais c'est d'abord dans les écoles de conduite que la réforme sera le plus remarquée. L'examen du code abandonne pour de bon les diapos surannées et leurs questions parfois vachardes auxquelles on répondait collectivement. Exit aussi les redoutables fautes éliminatoires.
Le permis, moins fouettard, se civilise, avec l'objectif d'accroître de 15 % le taux de réussite aux épreuves.
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Ce qui va changer pour vous
Voici les principaux dispositifs de la réforme, qui devraient être entérinés aujourd'hui.
Les questionnaires toilettés. Souvent critiqués pour être abscons, les questionnaires ont été simplifiés. Ils pourront être énoncés dans d'autres langues que le français. L'examen du code se déroulera sur ordinateur individuel.
Le comportement à la loupe. Les examinateurs prendront davantage en compte le comportement du candidat (prudence, respect des règles, conduite écolo...) plutôt que de le recaler à la suite d'une faute éliminatoire.
La conduite accompagnée développée. Le candidat qui échoue à son permis pourra bénéficier de la conduite accompagnée, le temps de repasser les épreuves. Il pourra faire des économies en se passant de leçons payantes.
Les prêts à taux zero étendus. L'Etat va garantir les prêts sans intérêt déjà consentis dans le cadre du permis à 1 €. Mais l'idée d'une aide fiscale pour abaisser le coût du papier rose a été abandonnée.
55 postes d'inspecteurs créés. 55 poste d'inspecteurs seront créés et 150 départs à la retraite compensés : les délais d'attente devraient donc être réduits.
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