15.05.2009

LA FRANCE EN RECESSION!!!!

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La France en récession, le recul du PIB pourrait atteindre 3% en 2009

La France est officiellement entrée en récession après avoir enregistré plusieurs trimestres de baisse du produit intérieur brut (PIB), notamment une chute 1,2% au premier trimestre 2009, selon les chiffres publiés vendredi par l'Insee.

"Au vu de ces évolutions", la ministre de l'Economie, Christine Lagarde estime désormais que la chute du PIB devrait se situer "autour de 3,0%" sur l'ensemble de 2009, une prévision qui rejoint celles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Commission européenne.

Jusqu'à présent, le gouvernement tablait officiellement sur une baisse du PIB de 1,5%.

Toutefois, le gouvernement compte toujours sur "une reprise graduelle en 2010", réaffirme Mme Lagarde.

La récession, qui se définit communément par deux trimestres consécutifs de baisse du PIB, aurait en réalité commencé au deuxième trimestre 2008, selon les nouvelles estimations dévoilées vendredi par l'Institut national de la Statistique.

La France a en effet vu son PIB reculer de 0,4% au deuxième trimestre 2008 puis de 0,2% au troisième trimestre, pour lequel l'Insee donnait jusqu'alors une progression de 0,1%.

Le quatrième trimestre, au cours duquel la France a encaissé de plein fouet l'impact de la crise internationale, s'est soldé par un plongeon du PIB de 1,5%.

Au total, la croissance française en 2008 s'établit donc à seulement 0,3%, contre une précédente estimation de 0,7%.

"La France a subi en début d'année, comme nos principaux partenaires économiques, les effets défavorables de la crise financière, puis économique internationale qui a éclaté en septembre dernier", dit Mme Lagarde.

Malgré ces mauvais résultats, la ministre souligne que les principaux partenaires de la France accusent une baisse encore plus marquée de leur économie, ce qui montre "que notre pays résiste mieux que ses principaux partenaires dans un contexte qui reste très défavorable".

Le recul du PIB de 1,2% au premier trimestre "est énorme dans l?absolu, mais, au regard des standards internationaux, cette baisse est relativement limitée", reconnaît l'économiste Nicolas Bouzou (Asterès). Il note que "le PIB allemand a chuté de 3,8% sur la même période."

 

11.05.2009

BOURSE: APRES LE NEANT, LEGERE EMBELLIE...

Bourse : des signes de reprise

Crise. Le CAC 40, comme l'ensemble des indices financiers, vient de signer sa neuvième semaine de hausse.

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Et si la sortie de crise était finalement plus rapide que prévu ? La Bourse reprend de telles couleurs qu'il faudrait les interpréter comme des signes de reprise, là où d'autres s'interrogent déjà sur les risques d'un emballement aussi soudain. Mais la réalité est là : Le CAC 40, l'indice phare de la Bourse de Paris, vient de signer sa neuvième semaine de hausse et a clôturé à 3 312 points, soit une progression de 2,94 %.

Le cauchemar lié à la faillite de la banque d'affaires Lehmann Brothers, en septembre dernier, semble loin. Depuis le 9 mars, l'essor inespéré des Bourses aux États-Unis et en Europe a permis d'effacer la quasi-totalité des pertes sur 2 009. En deux mois, les marchés ont engrangé entre 25 % et 30 %.

Touchées de plein fouet par la crise ces derniers mois, les valeurs bancaires et automobiles sont aujourd'hui les premières à repartir, phénomène souvent observé après une débâcle boursière. Exemple dans le secteur auto : alors que les ventes sont en chute libre et que le chômage partiel sévit chez les sous-traitants, le mois de mars démontre une éclaircie avec une augmentation de 2,9 % du nombre des immatriculations. Les banques bénéficient du même effet de rattrapage après leur dégringolade. BNP Paribas ou Crédit Agricole tiennent le haut du pavé. Autres valeurs en pointe, Arcelor- Mittal qui a salué le succès de sa levée de fonds, et l'aéronautique avec EADS qui a regagné 29,5 %, juste devant Air-France KLM. Tout comme l'immobilier bénéficie d'un net regain sous le double effet de la baisse du prix des maisons et de celle des taux de crédit.

Quant aux valeurs pétrolières, elles profitent du rebond du prix du pétrole.

les raisons du rebond

Comment expliquer cette embellie, même s'il faut rester d'un optimisme prudent ? Les engagements du G 20, les plans de relance lancés aux États-Unis et en Europe pour sauver les secteurs les plus fragiles de la faillite, les 11 milliards d'euros pour conforter les fonds propres des six grandes banques françaises, les prêts participatifs de 3 milliards d'euros à Renault et Peugeot-PSA, la politique de baisse des taux d'intérêt lancé par les banques centrales… ont eu autant d'effets bénéfiques.

Mais face à ce rattrapage tous azimuts, beaucoup restent circonspects. C'est le cas pour les banques : « Il reste une sensation de malaise face à l'information incertaine délivrée par le secteur. Nous souhaiterions être sûrs de la détermination des banques à remettre sur leur métier la stratégie de financement, des ménages comme des entreprises », relève par exemple Jean-Pierre Pierret, directeur de la stratégie chez Dexia Securities.


« Proches de la sortie de crise »

Président du cabinet conseil Acedefi et directeur général de Global equities, Marc Touati était à Cahors où il évoquait la crise dans le cadre d'une conférence organisée au lycée Clément Marot par le Crédit Agricole. Marc Touati y a développé les thèses reprises dans son dernier ouvrage « Krach, boom et demain ». Pour Marc Touati : « nous sommes assurément proches d'une sortie de crise. La preuve : aux États-Unis, la croissance est déjà repartie au cours du premier trimestre. L'Europe, elle, a tardé à réagir, même si elle est parvenue à éteindre le feu. La croissance va commencer à revenir cet été dans un mouvement qui ne fera que se confirmer vers la fin de l'année. Pour l'économiste, nous aurons une croissance positive en 2010. On est sur un mouvement où le plus dur de la crise économique est passé aux États-Unis. Certes, le marché est encore bas. On peut s'attendre à de nombreuses fusions-acquisitions, donc une forte activité ». Le président de Acedefi maintient. sa prévision d'un CAC 40 à 4 000 points fin 2009.


Mais toujours des licenciements

Comme on peut l'observer tant au plan national que régional, les résultats des entreprises ne traduisent pas d'embellie. Si le secteur automobile français semble sortir progressivement du rouge, il n'en est pas de même ailleurs. Le numéro un mondial, le japonais Toyota, a annoncé qu'il avait enregistré les premières pertes de son histoire, de 436,9 milliards de yens (3,3 milliards d'euros) pour l'exercice 2008-2009. En Allemagne, l'avenir d'Opel inquiète le gouvernement et on parle de plus en plus de son rachat par Fiat. Aux États-Unis, le dépôt de bilan du géant General Motors (GM) apparaît inéluctable. Quant à celui de Chrysler, il est déjà programmé.

De l'autre côté du Rhin, l'industriel ThyssenKrupp a annoncé vendredi encore, la suppression de 1 800 à 2 000 postes.

En France, les plans sociaux se multiplient et on en mesure désormais les conséquences dans les chiffres du chômage. Rappelons qu'en mars, selon des chiffres publiés par Pôle Emploi, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A a augmenté de 63 400, soit une hausse de 2,7 %. C'est également la progression enregistrée en Midi-Pyrénées où on relève désormais 108 900 demandeurs. La hausse la plus sensible a été enregistrée dans les Hautes-Pyrénées avec 7,2 % de chômeurs de plus qu'en février, mais aussi dans le Tarn et l'Aveyron. Comme ailleurs, ce sont surtout les jeunes de moins de 25 ans qui sont concernés par cette chute de l'empoi. Et les prochaines échéances, comme le plan social engagé chez Freescale, vont encore plomber les chiffres.

04.05.2009

OBAMA MARIE CHRYSLER A FIAT, BERLUSCONI LUI DIVORCE!!

Obama marie Chrysler et Fiat

Chrysler va déposer son bilan. Le groupe italien, appelé à l'aide, prendra 20 % du constructeur américain.

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Barack Obama a annoncé le plan de sauvetage de Chrysler et tenté de rassurer les 38 000 salariés. Photo AFP

 

 

Chrysler va déposer le bilan et se marier au constructeur italien Fiat. C'est la solution qu'a finalement adoptée hier l'administration Obama pour sauver l'un des trois grands constructeurs de Detroit (Michigan) et ses 38 000 salariés américains. Première étape : Washington va placer le fleuron de l'industrie automobile américaine sous la protection garantie par le chapitre XI de la loi des faillites. L'objectif est de restructurer le groupe sous la forme de participations financières. Trois acteurs vont intervenir : le constructeur italien Fiat, le gouvernement fédéral américain et le Canada voisin. Fiat va prendre 20 % de Chrysler. Le groupe transalpin pourrait étendre progressivement sa participation jusqu'à 35 %. L'alliance avec le constructeur italien - en plus d'assurer sa survie - va faire de Chrysler le 6e constructeur automobile mondial.

8 milliards de dollars de la Maison blanche

La Fiat ne sera pas le seul à participer à l'opération de sauvetage. Car fait exceptionnel et historique au pays du libéralisme : le gouvernement américain va prendre 8 % de Chrysler. Autre mesure : la Maison Blanche se dit prête à accorder 8 milliards de dollars supplémentaires à la survie de Chrysler - le groupe sous perfusion financière gouvernementale a déjà reçu depuis décembre 2008 près de 4 milliards d'aide. Le voisin du nord sera aussi de la partie : le Canada, où travaillent plus de 9 400 des 54 000 salariés mondiaux de Chrysler, prendra 2 %. De plus, le gouvernement fédéral canadien et la province de l'Ontario vont débourser 2,4 milliards de dollars américains. Lors de l'annonce du plan, Barack Obama a tenté de rassurer les 38 000 salariés américains du groupe. Le dépôt de bilan et le mariage avec la Fiat ne devraient entraîner ni suppressions d'emplois, ni fermetures immédiates d'usines.

23.04.2009

CREDIT REVOLVING, ALT-X DES CREDITS QUI FONT DES RAVAGES AUX USA DEPUIS DES LUSTRES......



Réforme du crédit : crédit revolving et cartes des magasins dans la ligne de mire du gouvernement

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a présenté hier, en Conseil des ministres, le projet de loi portant réforme du crédit à la consommation qu'elle avait annoncé en décembre dernier. Le gouvernement souhaite responsabiliser davantage les emprunteurs et mettre fin aux pratiques agressives des établissements prêteurs. Le texte contient donc principalement des mesures visant à encadrer la publicité des offres de crédit et les modalités de souscription des prêts, notamment sur les lieux de vente. Ainsi, notamment, l'utilisation de la fonction crédit des cartes de fidélité des magasins ne sera plus possible sans l'accord exprès du consommateur lors du passage en caisse ou à réception de son relevé mensuel. Les prêteurs auront l'obligation d'évaluer la solvabilité des emprunteurs, ce qui n'est pas toujours le cas aujourd'hui sur les lieux de vente, et auront l'obligation de consulter le fichier FICP qui recense les incidents de remboursement. Le projet de loi prévoit à ce sujet des sanctions à l'égard des établissements défaillants. S'agissant des crédits renouvelables, les échéances devront comprendre obligatoirement un remboursement minimum du capital emprunté et les relevés mensuels devront fournir une évaluation de la durée que prendra le remboursement. Par ailleurs, le texte comprend également des dispositions visant à mieux accompagner les personnes qui connaissent des difficultés d'endettement. Enfin, autre promesse de la ministre, le projet de loi contient des dispositions qui renforcent le libre choix en matière d'assurance emprunteur. Le gouvernement envisage un examen et une adoption du texte par le Parlement au début de l'été et une entrée en vigueur des dispositions mi-2010.

Déclarations fiscales professionnelles : report de la date limite

En raison de la production tardive d'une information détaillée sur la part de la CSG qui est fiscalement déductible pour les travailleurs indépendants, montant utile pour la détermination de leurs résultat imposable, le ministère du Budget a annoncé ce matin que la date limite de dépôt des déclarations de résultats des titulaires de BIC et de BNC est reportée du 5 au 20 mai. Pour les autres déclarants, la date de dépôt est maintenue au 5 mai (ou 20 mai en cas de transmission dématérialisée, procédure TDFC).

Epargne retraite : une collecte toujours soutenue

Un peu plus de 3 millions de personnes étaient détentrices d'un plan d'épargne retraite souscrit à titre personnel (PERP, PREFON, etc.) en 2007 et 1,3 million l'étaient dans un cadre professionnel (Madelin, Perco, Pere, etc.), selon l'étude annuelle de la Drees (Direction des études du ministère du Travail) consacrée à l'épargne retraite. En 2007, 10,8 milliards d'euros de cotisations ont été versés pour l'ensemble de ces produits d’épargne retraite, c'est 10 % de plus qu'en 2006, contre +13 % l'année précédente.

16.04.2009

CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS: PERTE DE PLUS DE 1.5 MILLIARD D'EURO

Caisse des dépôts: première perte de son histoire

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Mychèle Daniau AFP/archives

La Caisse des dépôts (CDC) a enregistré en 2008 une perte nette de 1,468 milliard d'euros, sa première perte en près de 200 ans d'histoire, plombée par d'importantes provisions sur son portefeuille de participations, selon un communiqué publié jeudi.

Ces provisions, qui atteignent trois milliards d'euros, sont liées à la baisse de valeur des actions détenues par la Caisse des dépôts, du fait de l'effondrement des marchés boursiers à l'automne.

Le directeur général de la Caisse des dépôts, Augustin de Romanet, cité dans le communiqué, a souligné qu'il s'agissait de moins-values latentes et que ces actions n'avaient pas été vendues.

Pour lui, la perte de la CDC "porte la marque de l'engagement d'actionnaire de long terme de la Caisse des dépôts".

La CDC a précisé que hors éléments exceptionnels, soit sans ces provisions, le résultat net récurrent est positif, à 1,535 milliard d'euros.

Les fonds d'épargne, section distincte du reste du groupe qui gère notamment les ressources provenant du Livret A, ont dégagé un bénéfice de 108 millions d'euros, en forte baisse notamment du fait de dépréciations d'actifs.

20.03.2009

FILLON AUX FRANCAIS: PARLEZ PLUS FORT J'SUIS AVEUGLE...

La presse déplore l'"autisme" de Fillon et Sarkozy face aux grèves de jeudi
LE PREMIER MINISTRE, SINGE SON PRESIDENT, DIEU SAIT POURTANT SI JE RESPECTE CETTE FAMILLE DES HOMINOÏDES.

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Francois Guillot AFPAlors qu'un nombre record de manifestants est descendu dans la rue jeudi, les éditorialistes de la presse française déplorent l'"autisme" de François Fillon et Nicolas Sarkozy, qui aboutit selon eux à un "dialogue de sourds" avec les grévistes.

"Il suffisait ainsi d'entendre hier soir François Fillon pour mesurer le creusement de ce fossé social entre des syndicats qui attendent plus que les 2,6 milliards d'euros débloqués lors du sommet du 18 février, et un gouvernement qui estime en avoir fait assez", résume Roger Antech dans Nice Matin.

Hervé Cannet, dans La Nouvelle République du Centre ouest, constate lui aussi que "le Premier ministre (appuyé à l'Assemblée par une majorité UMP très remontée) n'a rien de plus à proposer que la stricte application des mesures de février. Ce n'est pas un dialogue social, c'est un dialogue de sourds."

Une situation dangereuse, selon Patrick Venries, de Sud-Ouest. Car "en refusant un nouveau round social rassemblant syndicats et patronat, le gouvernement a pris la responsabilité d'ignorer la crise morale que traverse la France."

Or "en politique plus qu'en tout autre domaine, la détermination ne doit jamais virer à l'autisme", avertit Emmanuel Caloyanni dans Le Courrier de l'Ouest.

L'argument de François Fillon pour expliquer son inflexibilité, analyse Dominique Garraud dans La Charente Libre, est qu'il faut "éviter de creuser un déficit public qui a déjà doublé et qui pénaliserait la France lors de la reprise envisagée dès 2010."

Un argument sur lequel Francis Brochet ironise dans les colonnes du Progrès: "C'est son obsession, nous protéger, une vraie mère-poule avec ses poussins, gentils mais pas très malins. Oui, nous avons bien de la chance de l'avoir François Fillon, ou le pouvoir de dire non, pour notre bien."

Mais Daniel Ruiz, dans La Montagne, pense que la posture de Fillon est calculée. "Sur l?échiquier politique, il n?y a pas de place entre Bayrou et Sarkozy", observe-t-il. "Fillon a donc décidé de se faire applaudir sur les bancs de la droite. Il confirme son image de père la rigueur et se sculpte une image pour l?avenir".

Un avenir plutôt noir, pour beaucoup d'éditorialistes, à l'instar de Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées: "L'inflexibilité de Nicolas Sarkozy est un jeu dangereux, car la prochaine échéance sera celle du 1er Mai".

Face à la situation, Le Républicain lorrain, sous la plume de Philippe Waucampt pense qu'une "initiative politique s'impose. A commencer par un remaniement d'ampleur du gouvernement".

Et Patrick Apel-Muller de conclure, dans L'Humanité: "Le gouvernement, avant de choisir l'épreuve de force, ferait bien de réfléchir qu'elle n'a de sens que lorsqu'on est le plus fort. L'est-il encore aujourd'hui?"


19.03.2009

JUNCKER: PAS PLUS D'EFFORTS DANS LE PLAN DE RELANCE EUROPEEN..

Les Européens rejettent les appels à plus d'efforts de relance

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John Thys AFPPlusieurs dirigeants européens ont rejeté jeudi les appels des Etats-Unis et du FMI à faire davantage pour la relance budgétaire mondiale, soulignant la différence de situation entre l'Europe et les Etats-Unis, juste avant un sommet de l'UE consacré à la crise économique.

"Je suis tout à fait opposé à ce que nous, Européens" suivions "le souhait américain d'avoir des programmes de relance encore plus massifs", a déclaré à des journalistes le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, en arrivant à Bruxelles pour une réunion de responsables conservateurs européens.

"Nous avons fait ce qui est nécessaire", a ajouté M. Juncker, qui préside l'Eurogroupe, le forum des ministres des Finances de la zone euro.

La chancelière allemande Angela Merkel a également jugé que les plans actuels de relance "sont suffisants et qu'il faut d'abord les laisser produire leurs effets".

"Nous avons déjà fait beaucoup", a renchéri le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, présent également pour la réunion des conservateurs européens à Bruxelles. "Un grand nombre d'Etats membres sont maintenant en déficit excessif, ce qui crée des problèmes maintenant et pour l'avenir", a-t-il fait valoir.

Les Etats-Unis souhaiteraient que l'Europe contribuent davantage à l'effort mondial de relance face à l'ampleur de la crise, la pire qu'ait connue le monde depuis 1945. Ce sera l'un des enjeux du sommet des grandes puissances du G20 le 2 avril à Londres.

Le Fonds monétaire international (FMI) a lui aussi exhorté jeudi les pays du G20 à faire davantage. Ce forum réunit les principaux pays développés et émergents.

"Je suis très réservé. Nous avons déjà beaucoup mis dans les tuyaux" et "à présent il faut voir ce que cela va donner", a jugé à Bruxelles le ministre des Finances autrichien Josef Pröll.

Le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende a indiqué pour sa part "ne pas comprendre les critiques selon lesquelles l'Europe ne fait pas assez, parce que nous avons fait beaucoup".

"On ne peut pas comparer l'Europe avec les Etats-Unis", a-t-il ajouté, soulignant notamment que "nous avons des filets sociaux de sécurité" en Europe.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a insisté sur ce point lors d'une conférence de presse avec les représentants des syndicats et du patronat européens: il est "difficile de comparer" l'Europe et les Etats-Unis, "car nous avons des systèmes très différents".

"Le modèle sociale européen est beaucoup plus fort", avec des allocations chômage nettement généreuses notamment pour atténuer l'impact de la récession, a-t-il ajouté.

"Vous ne pouvez comparer la situation d'un salarié de General Motors à Detroit (aux Etats-Unis) avec celle d'un salarié de Saab (filiale de GM) en Suède", a-t-il ajouté.

Pour cette raison, "plutôt que de penser au prochain plan, mettons en oeuvre ceux que nous avons déjà décidé", a insisté M. Barroso.

07.03.2009

BNP ACCORD POUR LE RACHAT DE FORTIS

BNP: accord avec l'Etat belge pour l'achat de Fortis

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Julien Warnand AFPLe gouvernement belge a annoncé samedi dans un communiqué un nouvel accord avec BNP Paribas, censé permettre le maintien du projet du groupe français pour prendre le contrôle de la première banque belge, Fortis Banque.

L'opération avait été décidée en octobre à cause de la crise financière, mais remise en cause en février par un vote négatif des actionnaires de l'ex maison mère de la banque, Fortis Holding.

Les parties s'étaient données en théorie jusqu'à minuit (23H00 GMT) pour réviser leur accord ou abandonner le projet, une échéance qui a finalement été dépassée de quelques heures.

Le nouvel accord, qui sera lui aussi soumis aux actionnaires, prévoit comme l'ancien le rachat par BNP de 75% de Fortis Banque à l'Etat belge, qui en détient aujourd'hui 100%.

Mais BNP a obtenu de nouvelles assurances si la banque devait avoir des difficultés dans l'avenir, et notamment une garantie de l'Etat belge sur un portefeuille d'actifs à risque conservés par Fortis Banque. La banque continuera de supporter les pertes à concurrence de 3,5 milliards d'euros, mais au-delà l'Etat belge apportera sa garantie pour un montant plafonné à 1,5 milliards.

L'Etat belge a également accepté de renflouer la banque pour un maximum de 2 milliards d'euros si le besoin s'en faisait sentir dans les trois ans à venir, en souscrivant à une émission de titres. Selon le type de ces titres, la participation de l'Etat pourrait éventuellement repasser au-dessus de 25%.

Autre nouveauté, BNP devrait finalement racheter 25% des activités d'assurance en Belgique de Fortis Holding. C'est un compromis entre les 100% annoncés en octobre et les 10% prévus dans un accord renégocié fin janvier pour tenter, sans succès, d'amadouer les actionnaires de Fortis Holding.

La Belgique a obtenu de son côté des assurances de BNP sur l'emploi et le maintien dans le pays d'un certain nombre de centres de décision. "Les engagements de BNP Paribas en matière d?emploi, de gouvernance et d?établissement chez Fortis Banque d?un ou plusieurs centres de compétence européens ou mondiaux ont été confirmés et précisés dans une lettre aux autorités belges", précise le communiqué du gouvernement.

L'accord révisé tente enfin d'amadouer les actionnaires en allégeant une nouvelle fois la part des actifs à risque restant à la charge de Fortis Holding. Cette part, déjà ramenée fin janvier de 4,1 à 1 milliard d'euros, a encore été réduite à 760 millions d'euros.

La holding Fortis, menacée l'an dernier par la crise financière, avait dû appeler à son secours les Etats du Benelux, qui avaient orchestré la nationalisation ou la vente de ses meilleurs actifs, dont Fortis Banque.

Le 11 février, les actionnaires de Fortis avaient rejeté ce démantèlement, à une très courte

06.03.2009

LES CONTRIBUABLES AU SECOURS DES PME

PME: le fisc est prêt à leur faire un chèque
Impôts. Des mesures de relance pour soulager la trésorerie des entreprises.

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DDMDepuis fin 2008, l'état déploie un plan de relance (prime à la casse, médiateur du crédit…) qui comporte aussi un volet fiscal. Ce dernier est destiné à redonner de l'air aux entreprises qui peine à financer leur trésorerie. Et elles en ont besoin ! Selon les chiffres de la Direction générale des finances publics 1 238 entreprises de la Haute-Garonne ont demandé des délais de paiement (impôts, cotisations sociales…) depuis le mois d'octobre. « C'est le triple par rapport aux années précédentes » précise Hervé le Floc'h, Trésorier Payeur Général. Le délai moyen accordé est de trois à quatre mois mais peut aller jusqu'à six. Désormais Bercy a pris quatre mesures pour soulager les PME et envoie des chèques pour les rembourser plus vite.

1. Remboursement anticipé de la TVA. Dans le cadre de son activité, une entreprise collecte de la TVA pour le compte de l'administration fiscale en facturant ses clients. Le crédit de TVA qu'elle détient sur l'état était remboursable à l'entreprise tous les trimestres. Afin d'accélérer le dispositif, il est désormais possible de demander un paiement tous les mois si la créance est supérieure à 760 euros. Déjà 448 entreprises ont demandé à bénéficier de ce dispositif permettant de rembourser 18,4 M€ aux PME par anticipation.

2. Remboursement accéléré des excédents d'acomptes d'impôts sur les sociétés. Une société qui clôture son exercice au 31 décembre et qui détient un acompte d'impôt sur les sociétés (IS) ne pouvait demander son remboursement qu'à partir du 15 avril. Désormais, elle peut le demander dès le lendemain de la clôture soit au 1er janvier.

3. Restitution accéléré du crédit d'impôt recherche. Quand une entreprise fait face à des dépenses de R & D, elle se crée un crédit d'impôt. Ce montant est imputé à celui de l'impôt sur les sociétés. Si malgré cette imputation il reste un crédit d'impôt, il est remboursable immédiatement au lieu d'être lissé sur les exercices suivants.

4. La restitution accélérée des créances de report en arrière de déficits est désormais aussi accessible pour les PME. G.B

Jean-Marc Ferrali, directeur des services fiscaux 31 et Hervé le Floc'h, Trésorier Payeur Général. Photo DDM Benjamin Gavaudo

03.03.2009

DE GAULLE SAUF VOTRE RESPECT, DOIT'ON REPRENDE SES METHODES.....

C'est officiel, la récession est la pire depuis 1945 en France
Le gouvernement a admis que l'économie du pays sombrerait en récession en 2009. Au menu: chômage et déficits.

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Le sommet de l'État ne peut plus cacher la réalité : l'économie française plongera dans le rouge en 2009. Et dans le rouge sombre : cette année la France détruira de la richesse puisque Bercy prévoit que le PIB sera en baisse de 1 à 1,5 %. C'est du jamais vu depuis 1945 ! Les dernières crises n'ont pas été aussi violentes. En 1993, le PIB avait reculé de 0,9 % et de « seulement » 1 % en 1973 avec le premier choc pétrolier.

Et dire que pas plus tard que l'automne dernier, le gouvernement espérait une croissance positive comprise entre 0,2 et 0,5 % en 2009 ! C'était sans compter sur l'effondrement des industries pourvoyeuses d'emplois comme l'automobile, les aciéries ou le secteur du bâtiment victime de la chute du marché immobilier.

c'est pire ailleurs
Derrière tous ces indicateurs un peu abscons, une certitude se dessine : la flambée programmée du chômage. L'Unedic parle de 300 000 chômeurs de plus cette année (lire ci-dessous). Seule (et maigre) satisfaction, la France ne s'en sort pas trop mal dans cette tourmente. Nos voisins européens devraient voir leur croissance reculer de 2 %. Dans ce contexte, le Conseil des ministres de demain sera l'occasion de présenter un nouveau budget car les recettes fiscales seront moins importantes que prévu alors que les dépenses s'envolent. En effet le déficit de l'État devrait dépasser 100 milliards d'euros cette année, ce qui équivaut à plus de 5,2 % du PIB a annoncé Éric Woerth, ministre du Budget. L'opposition, par la voix du socialiste Michel Sapin, a saisi l'occasion pour mettre en cause la gestion de crise du gouvernement.

Ces chiffres sont « un véritable constat d'échec de la politique économique du gouvernement et du président de la République, assène-t-il. Ces nouvelles prévisions du gouvernement montrent ainsi l'inefficacité de son plan de relance, dont les effets n'évitent pas un plongeon de l'activité ». La Bourse n'a pas attendu longtemps pour réagir à ce train de mauvaises nouvelles. Paris (- 4,48% un plus bas depuis six ans), New York, Berlin… Toutes les grandes places financières ont dégringolé hier. Pour couronner le tout, les ventes de voitures neuves se sont encore effondrées en février en Europe : en France elles ont baissé de 13,1 % et ont reculé de 48,8 % en Espagne ! La pente est raide et la route sera longue…


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Grand Sud : les filières qui trinquent
Automobile. Le secteur régional ne va pas bien. L'Allemand Continental qui emploie près de 2 700 personnes sur les sites de Toulouse, Foix et Boussens fait chômer ses salariés dix jours par mois depuis le mois d'octobre. Par ailleurs, un plan de départs volontaires de 200 personnes serait envisagé. De son côté, Freescale à Toulouse qui fabrique des puces pour l'automobile a fermé son site toulousain pendant quinze jours et a bouclé un plan de 170 départs volontaires. Bosch à Onet-le-Château (2 000 salariés) et SAM Technologies à Decazeville (600 salariés) sont en difficulté.

Métallurgie. à Fumel dans le Lot-et-Garonne le plan de continuation proposé par un jeune repreneur a été rejeté hier par le tribunal de commerce. Les 358 salariés de l'usine de fonderie ont un mois pour trouver un nouveau repreneur. Trois propositions pourraient être déposées. à Caussade, la PME Guima-Palfinguer (400 salariés) spécialisée dans la carrosserie industrielle a supprimé 50 CDD et a pris des mesures de chômage partiel.

Textile. L'Ariège est en première ligne et subit la multiplication des plans sociaux : 28 licenciements annoncés chez Roudière sont devenus effectifs à Lavelanet. Des mesures de chômage sont en cours chez Michel-Thierry à Laroque d'Olmes.

Transports routiers. « En 2008, 90 % des entreprises de transport ont réduit la voilure en en réduisant leur parc de camions, le nombre de leurs salariés, quand elles n'ont pas eu recours au chômage partiel. En Midi-Pyrénées, une cinquantaine a carrément mis la clé sous la porte » selon Jérôme Bessière, délégué interrégional de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR).

La filière bois. Les papeteries Lédar fermées en octobre en Ariège connaissent une offre de reprise par l'espagnol Papresa. Si la reprise est acceptée, une soixantaine d'emplois seraient sauvés mais uniquement sur la filière papier et non le bois. De son côté, l'usine de pâte à papier Tembec à Saint-Gaudens (400 salariés) est obligée de prolonger l'arrêt de production de trois semaines jusqu'au 30 mars.

Le bâtiment. En Tarn-et-Garonne, la briqueterie Imerys à Bessens (29 salariés) est en cours de fermeture. Les parquets Marty en Lot-et-Garonne ont déjà subi 150 suppressions de postes.

Chômage: l'explosion en vue
Avec cette crise, les dégâts sur l'emploi seront les premiers visibles . « 2009 sera une mauvaise année, prévient en effet Bercy : le chiffre de 300 000 emplois détruits cette année pourrait même être dépassé», glisse-t-on dans l'entourage de Christine Lagarde. Plusieurs experts comme le patron du cabinet Altedia commencent même à accuser certains chefs d'entreprise de privilégier les licenciements plutôt que de rechercher de solutions négociées comme vient de le faire Renault pour l'indemnisation du chômage partiel.

Le chômage partiel explose
Sur de tels rythmes, l'économie française fabrique 1 250 demandeurs d'emplois de plus par jour ouvrable. Rien que pour le mois de janvier 90 000 sans emploi sont venus grossir les rangs des victimes de la crise. Et les salariés encore en poste, eux, tenteront d'échapper au chômage partiel qui se propage aux entreprises en difficulté. Impossible pour l'instant de chiffrer le nombre de demandes de chômage partiel car le service statistique du ministère de l'emploi a changé sa méthode statistique... Cette mesure de sauvegarde est bien souvent le dernier rempart contre les licenciements. La tendance n'est pas rassurante : 218 000 personnes supplémentaires se sont inscrites à l'ANPE fin décembre, la plus forte hausse depuis 1993. Le nombre de demandeurs d'emploi a ainsi atteint 2 ,11 millions fin décembre, en hausse de 11,4 % sur un an.

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