22.05.2009
DARK OS A ENCORE FRAPPE.....!!!! EMAISING
Professeurs et policiers à la fois
Après l'agression de Fenouillet, le ministre suggère de donner aux chefs d'établissements le statut d'officiers de PJ.

Xavier Darcos, revenant sur le drame de Fenouillet, où une enseignante a été poignardée en plein collège le 15 mai, réfléchit à haute voix à la création d'« une force mobile d'agents » pouvant intervenir en milieu scolaire « sur des missions de prévention et de contrôle » de la violence, et juge nécessaire de «pouvoir fouiller les élèves suspectés de transporter des armes.
Et pour que cela soit juridiquement bordé, le ministre de l'éducation «imagine» de donner « aux inspecteurs d'académie ou aux chefs d'établissements le statut d'officier de police judiciaire ». «Simple piste», ditXavier Darcos, qui explique que ce dispositif pourrait éviter les situations comme celles vécues à Floirac (Gironde) où de jeunes enfants ont été interpellés à la sortie des classes, dans une affaire de vol présumé (lire en page 6), sans que le personnel où la direction de l'école aient été avertis de l'intervention.
Xavier Darcos dit s'en remettre à la décision du président de la République mais voit bien la chose se faire « dès la rentrée ».
Ces « suggestions » s'inscrivent dans le droit fil de celle qu'il a faite mardi à l'Assemblée en préconisant l'installation de portiques de sécurité à l'entrée des établissements.
Des propos tenus dans un discours ouvrant le 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, à La Rochelle.Tenus devant auditoire PEEP supposé réceptif, ces propos résolument « sécuritaire » ont cependant immédiatement fait des vagues au-delà du Port des Minimes . Comme la FSU, le syndicat lycéen Fidl s'est in digné contre cette idée d'dune «police des école».
Quelle serait la nature de cette « force mobile » « créée auprès des recteurs » ? Avec qui, sur quel contingent alors que l'heure est plutôt au gel des effectifs ?
Selon l'entourage du ministre, il ne s'agirait pas d'agents de police mais « de personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire ».
Concernant les parents « démissionnaires » face à leurs enfants, Xavier Darcos estime par ailleurs qu'il faut «les rappeler à leur devoir en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute ».
Il a en outre annoncé que le sujet des « jeux dangereux » dans les cours de récré serait « parmi les priorités » de l'action de son ministère et « explicitement cité dans la prochaine circulaire de rentrée scolaire ».
FSU : «De la gesticulation !»
Les mesures ultra-sécuritaires proposées par Xavier Darcos n'ont pas véritablement fait mouche chez les enseignants. Hier, Gérard Aschieri, (photo), secrétaire de la Fédération syndicale unitaire (FSU), principal syndicat enseignant, a estimé que les déclarations du ministre « ne sont que de la gesticulation sécuritaire qui ne réglera en rien les problèmes auxquels on est confronté en milieu scolaire ». « Le cas de Fenouillet est exceptionnel, ajoute-t-il. Mais il a déclenché un discours de peur sur l'école. Non pas qu'il n'y a pas de problèmes à l'école, mes collègues sont régulièrement confrontés à de nombreuses difficultés, mais ce n'est pas un GIGN de l'Éducation nationale qui va tout régler ». Pour le représentant de la FSU, la pression exercée par Nicolas Sarkozy sur ces ministres pour régler la question de la sécurité dans les collèges, « ça n'est que du spectaculaire ». « Qui ne traite jamais les problèmes de fond, regrette-t-il. On ne fait pas appel à l'encadrement dans les écoles, aux travailleurs sociaux, aux éducateurs. De plus, vouloir sanctionner financièrement les parents, dont la plupart ont des difficultés, c'est leur ajouter inutilement des soucis ».
Parent d'élève à Fenouillet: «Un engrenage dangereux»
Hervé Villeneuve, président du conseil local FCPE de Fenouillet, est loin d'être convaincu par la proposition de Xavier Darcos.
Une telle mesure aurait-elle permis d'éviter le drame de Fenouillet ?
«évidemment, non. L'agresseur était un petit garçon tranquille de 13 ans, et nous étions à mille lieues de penser qu'il aurait pu apporter une arme à l'école et passer à l'acte. On ne peut pas contrôler tous les cartables de tous les élèves, dans un établissement de 634 élèves. Il faut être prudent. Le préventif doit toujours être préféré au répressif.
Mais dans le cas de certains élèves, cette mesure pourrait-elle s'avérer efficace ?
A mon avis, ce serait rentrer dans un engrenage dangereux. Le terme d'élève «suspect» est déjà assez violent. Il faut bien avoir à l'esprit que les écoles portent la responsabilité de la formation des citoyens de demain. Si on comence à les scléroser, à les mettre face à une logique de suspicion... On a déjà vu des choses assez choquantes par le passé, avec des forces de police qui ont aligné des collégiens contre un mur pour faire renifler leurs cartables par des chiens.
Mais si la mesure était encadrée, réglementée ?
Ce ne serait pas la solution. Ou alors, il faudrait que cela soit très encadré. J'insiste sur le «très» encadré. Et effectué sous le contrôle de spécialistes : éducateurs spécialisés, psychologues. Et surtout, il ne faudrait pas systématiser ce genre de pratique. Sinon, le remède est pire que le mal. Et ce n'est plus un remède. Les bons outils sont toujours préventifs. On le voit avec les radars, sur les routes : les gens freinent avant, et réaccélèrent dans la foulée. Ils ne prennent pas d'amende, mais restent des chauffards.
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22.03.2009
DARKOS RECULE POUR MIEUX SAUTER, PASSER LE PRINTEMPS EN PAIX...
Formations des enseignants : Darcos recule

SEPTIQUE COMME LES FOSSES
Le ministre de l'éducation Xavier darcos. Photo AFPDans une lettre adressée hier aux syndicats, le ministre de l'éducation a proposé des aménagements de la réforme sur la formation des enseignants. Xavier Darcos se dit prêt à « une série de rencontres » avec les organisations sur le contenu et le calendrier de la réforme, mais précise bien que « les concours seront maintenus dans leur état actuel pour la session 2010. »
Le 12 mars, le gouvernement avait donné cette assurance pour l'agrégation, mais pas pour le Capes ni pour le concours de professorat des écoles.
Répondant, notamment, à un souhait de la Conférence des présidents d'université, la décision du ministre revient à repousser d'un an la réforme des concours et certains aspects de la formation. Mais pas toute la réforme : le recrutement de néo-fonctionnaires qui n'auront plus l'année de stage rémunéré en IUFM aura bien lieu à la rentrée 2010.
« Les étudiants qui obtiendront le concours 2010 deviendront professeurs stagiaires en septembre 2010 sans passer par l'IUFM », précise le ministère. Xavier Darcos donne aussi des informations sur les types d'étudiants qui pourront se présenter en 2010 aux concours: les titulaires d'un master ou inscrits en master 2, mais aussi les candidats admissibles à la session 2009 et les étudiants inscrits en master 1 à la rentrée 2009-2010.
Le ministre donne en outre des assurances attendues : les fonctionnaires stagiaires auront un tiers de temps en formation continue, les stages en master 2 « ne seront pas utilisés pour couvrir des besoins en remplacement de personnels en congé ou des besoins permanents d'enseignement », et le recrutement par concours nationaux reste un « principe intangible ».
« Les candidats à la fonction de professeur ou de conseiller principal d'éducation continueront à être recrutés à travers les différents concours actuellement existants », insiste Xavier Darcos.
Point important, il affirme que la revalorisation concernera non seulement les néo-titulaires, mais aussi « l'ensemble des catégories d'enseignant ».
Enfin, les étudiants préparant les concours bénéficieront « dès la rentrée 2009 » de l'offre de stages de 108 heures et « un dispositif d'accompagnement social visant à garantir la démocratisation du recrutement sera mis en place ».
La FSU a salué une ébauche de réponse à ses revendications mais a décidé de maintenir la journée, d'action prévue le 24 mars pour peser sur « l'ouverture de réelles négociations ».
15:16 Publié dans Education nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.03.2009
POLICE CONTRE ETUDIANTS LORS D'UNE MANIFESTATION NOCTURNE
Heurts nocturnes entre policiers et étudiants à Montmartre

AFP/ArchivesDes heurts ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi entre des étudiants qui manifestaient à Paris et la police.
Des CRS en tenue anti-émeute ont chargé des groupes d'étudiants dans le quartier de Montmartre (XVIIIe arrondissement).
Le sol de plusieurs rues était jonché de bris de verre, et les vitrines d'un supermarché et de deux agences bancaires ont été brisées. Des témoins ont indiqué que quelque 150 jeunes avaient fait irruption et s'étaient livrés à des actes de vandalisme.
Un étudiant a expliqué que parmi les nombreux étudiants - plusieurs milliers selon lui - réunis dans la soirée sur le site de l'Université Paris VII, dans le XIIIe arrondissement pour une "nuit des universités" organisée dans le cadre de la mobilisation des enseignants-chercheurs, une partie avait décidé de manifester spontanément dans les rues de la capitale.
Après avoir brièvement bloqué la circulation près de Châtelet, ce groupe s'est rendu dans les quartiers de Barbès et de Montmartre, où il a été poursuivi par les CRS, visés par des jets de bouteilles, a indiqué cet étudiant sous le couvert de l'anonymat.
"A partir de 22 h 30, une partie des étudiants assistant à la nuit des Universités a décidé d'un déplacement dans la capitale en passant par le centre de Parie pour rejoindre le quartier de Barbès. Des dégradations ont été commises entraînant quatre interpellations" selon la préfecture de police. "Des vitrines ont été notamment étoilées par des jets de bouteilles" a-t-on souligné.
Des dizaines de véhicules de police ont été vues dans les environs et à une interpellation. a eu lieu.
Auparavant, l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, ou Sciences-Po Paris, avait été occupé dans l'après-midi et une partie de la soirée par quelque 200 étudiants d'universités franciliennes voulant dénoncer les inégalités dans l'enseignement supérieur, selon un étudiant sur place et le syndicat Sud-Etudiant.
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17.03.2009
EDUCATION: C'EST PAS AVEC DES COINGS QUE CELA VA TOURNER ROND...
Réforme des lycées. La délicate mission de Richard Descoings
Éducation.

Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris. Photo AFP« Élargir la réflexion sur la réforme du lycée à de nouveaux partenaires » et ceci « sans préalables », c'est avec cet ordre de mission, défini par le ministre de l'Éducation, que Richard Descoings, directeur de l'Institut d'études politiques de Paris entreprend demain mardi une tournée de deux jours, dans l'académie de Toulouse. Afin de « multiplier les rencontres avec les lycéens, les enseignants, les personnels de direction et d'administration, les parents, les anciens élèves…. ».
Le chargé de cette délicate mission de « poursuite de la concertation » sera ainsi demain à 10 heures au lycée Foch de Rodez, puis au lycée Champollion de Figeac et en fin de journée au lycée Bourdelle de Montauban. Mercredi, il sera à partir de 9 h 30, au lycée Le Garros d'Auch. Une tournée que les partenaires, notamment les syndicats, estiment « un peu trop rapide », mais qui semble pourtant devoir bénéficier d'une bonne préparation sur le terrain. En effet, depuis plusieurs semaines, dans le sillage de l'agitation suscitée à Noel par le projet de réforme, l'académie de Toulouse a rétabli les échanges avec les lycéens en mettant en place les conditions nécessaires à un dialogue que le recteur lui-même a animé dans plusieurs établissements. Et il faut aussi noter que quelques établissements de Midi-Pyrénées ont même déjà choisi d'expérimenter « de façon pragmatique » certains aspects de la réforme, ceux qui avaient « fait l'objet des points de convergence signés en juin 2008 avec l'ensemble des partenaires syndicaux et avec les organisations lycéennes », rappelle le rectorat.
Richard Descoings devra remettre un premier rapport en mai, puis un second en octobre « de sorte que la rentrée 2010 puisse être préparée sur de nouvelles bases », a précisé Xavier Darcos.
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14.03.2009
DARKOS, PECRESSE LES ANES DE LA CLASSE SARKOZY...
Réformes : l'École désorientée

Quelques milliers de manifestants hier à Toulouse. Photo DDM, Michel LabonneMais où va notre école ? Suppressions de postes en cascade, statut des enseignants-chercheurs qui déplaît, formation des professeurs d'écoles, débats et polémiques sur les programmes scolaires, les sujets de discorde sont nombreux face à la volonté réformatrice du gouvernement. Il n'y a qu'à voir les blocus qui se multiplient dans le supérieur : dans les IUT et dans les universités où les incidents sont légion - Toulouse II-Le Mirail, Strasbourg, Rennes, la Sorbonne, Nanterre, etc. Les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur - Xavier Darcos et Valérie Pécresse - ont réussi à cristalliser toutes les peurs sur l'avenir de l'école de la République. À tel point qu'ils ont reculé à plusieurs reprises.
Depuis 1997 et l'arrivée de Claude Allègre, il faut « dégraisser le mammouth ». L'Éducation nationale est le premier budget de l'État. Dans un contexte de déficit chronique et de crise, l'heure est donc à la diminution des coûts. Il y a donc une logique qui prévaut : « le nombre d'enseignants doit diminuer car il y a une baisse des effectifs d'élèves ». Du coup, l'école réformée sur le modèle anglo-saxon avec ses profs évalués au mérite et une scolarité coûteuse fait jaser.
On a vu hier toutes sortes de gens dans la rue, partageant un même dénominateur commun : « une insatisfaction persistante du monde l'Éducation », comme le souligne Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.
Tous présents : étudiants, enseignants, universitaires, chercheurs, personnels de l'éducation, parents d'élèves avec un cartable bourré de revendications. Le « gouvernement est dans l'urgence », constate Marie-Pilar Ric, formatrice à l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM). Il ne nous donne aucune information, il y a une espèce de non-négociation qui s'est instaurée. Il veut aller très vite sur les réformes ».
Les questions qui fâchent
Formation des profs.
La réforme de la formation et du recrutement des enseignants cristallise la colère. Cette réforme prévoit qu'à partir de la session 2010, les enseignants des écoles, collèges et lycées seront recrutés au niveau master 2 (bac + 5). Cette formation incombera aux universités et non plus aux instituts de formation des maîtres (IUFM). Les universités devront proposer des masters d'enseignement dès 2009. Au moins 50 000 stages d'observation et de pratique accompagnée (108 heures maximum) seront proposés en master 1.
13 500 postes supprimés.
13 500 suppressions de postes qui affecteront les écoles, les collèges et les lycées à la rentrée 2009, le chiffre fait frémir. Parmi eux, la suppression des emplois liés aux réseaux d'aide spécialisée aux enfants en difficultés (Rased) est très mal vécue sur le terrain. Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, veut appliquer la règle du «un départ à la retraite sur deux qui ne sera pas remplacé». Selon les statistiques syndicales, depuis 2007, ce sont près de 25 000 postes qui ont déjà disparu. Certains dénoncent la méthode du «gouvernement qui s'arrange avec les effectifs à la fois pour augmenter le nombre d'heures supplémentaires et supprimer des postes».
Scolarité dès 2 ans.
La scolarisation des enfants à partir de 3 ans a été remise en cause par Xavier Darcos. Le ministre estime que cela transformerait alors en « garderie » l'école maternelle. Il a proposé la création d'un «jardin d'éveil». A mi-chemin entre l'école et la crêche.
Statut des enseignants-chercheurs.
Un compromis vient d'être trouvé entre les enseignants-chercheurs et la ministre Valérie Pécresse. Ce projet de décret - qui concerne 57 000 enseignants - « recrée les conditions de confiance et apporte les garanties et protections nécessaires aux universitaires, dans le cadre de l'autonomie des établissements », affirme la ministre. Malgré tout, la méthode déplait. Et les chercheurs n'ont pas du tout apprécié le discours de Sarkozy à leur égard.
Programmes et désobéissance.
Ils sont nombreux les enseignants à refuser d'appliquer les nouveaux programmes. Le passage d'une « école de classe » à une « école de masse » a induit une interrogation forte sur le sens que recouvrent les savoirs scolaires pour des élèves qui proviennent maintenant de toutes les origines sociales.
Autonomie des universités.
Idée séduisante, l'autonomie des universités est aussi un sujet qui fâche. Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, a réussi à se mettre les universitaires à dos. L'université - avec un budget indépendant et la possibilité pour le président de l'établissement de recruter librement ses chercheurs - laisse perplexes. Le gouvernement n'a pas donné un centime pour assurer la maintenance des bâtiments et aucune université n'a voulu devenir propriétaire.
Vie étudiante.
«Saupoudrage», crient les organisations étudiantes concernant le plafond des bourses sur critères sociaux, apparemment revu à la hausse par rapport au niveau de revenus des parents à partir duquel un jeune est allocataire. Valérie Pécresse a aussi créé un sixième échelon de bourses pour éviter les frais d'inscription.
expert
«Le malaise dans tous les domaines»
Que vous inspire les manifestations qui ont eu lieu hier un peu partout en France ?
Il faut distinguer le malaise général du reste des problèmes, notamment ceux liés à l'université et au statut des enseignants chercheurs. Nous n'avons jamais vu un malaise dans l'école primaire et ce malaise se retrouve dans tous les domaines de l'éducation.
Pour vous qui êtes un observateur privilégié, est-ce qu'on peut parler d'un glissement du système vers un système anglo-saxon ?
Nous assistons en effet à une situation préoccupante. On veut faire du service public d'éducation un grand marché scolaire. L'école ne disparaîtra pas, mais on s'achemine de plus en plus vers une école de la concurrence. On n'est plus dans une logique où l'Etat garantit la qualité mais la concurrence.
Quel est votre avis sur le statut des enseignants-chercheurs qui fait débat?
Les protestations se focalisent sur la question de la formation des enseignants, qui une réforme assez invraisemblable il faut le dire. C'est un peu étonnant car c'est une réforme qui est dans les tuyaux depuis un an, tout le monde semble la découvrir. C'est une bonn e découverte mais trop tardive à mon goût.
« Il ne faut pas que nos enfants trinquent »
Sophie, 45 ans, a un fils qui passe en ce moment les concours de l'IUFM. « Je me sens concernée » lâche-t-elle tout en continuant à progresser dans la manifestation. « Cette formation est ouverte à tous. La proposition de la « masteriser », c'est favoriser une élite et décourager les autres ». Comme beaucoup de parents soucieux de l'avenir de leurs enfants, Sophie rejette une politique éducative ambitieuse qui n'est qu'un « processus de casse de l'éducation publique et plus généralement du service public en France ».
Autre préoccupation, celle de Cheikh, père d'un enfant de 6 ans suivi par un neuropsychologue. « Je suis inquiet pour son suivi pédagogique », confie-t-il tout en bouclant la ceinture du siège pour enfant de sa voiture. « La suppression du Rased - l'aide spécialisée - que j'estime être un système utile, m'angoisse ». Selon lui, « l'école est pour tous. Pour les enfants normaux, comme ceux qui sont en retard, ou qui sont en difficulté… ». Pour le reste, il partage l'inquiétude de certains parents mais modérément. Il n'est pas contre la réforme. « Sans me mêler de politique, j'essaye de comprendre les bouleversements qui s'opèrent en ce moment à l'école. Je suis contre le fait qu'on ne doive toucher à rien par principe. Le changement d'accord, à condition que ce soit mieux pour nos enfants. Il ne faut pas que ce soient eux qui trinquent ».
«On fait des économies»
Hier dans la manifestation à Tarbes, Patrick Mahot, professeur des écoles dans le petit bourg d'Ossun, est aussi à l'origine de la création d'un collectif qui regroupe enseignants et parents. Pour ce professeur, « l'école publique est menacée ». « Elle est attaquée dans ses fondements par l'administration, dit-il. Les réformes ont commencé en 2007 dans le cadre de la révision générale des politiques publiques et elles remettent en question l'avenir de l'école ».
Récurrent chez les enseignants, la question des programmes jugés « trop simplistes sur les mécanismes d'apprentissage mais sans tenir compte des rythmes scolaires ». Patrick Mahot estime que la réflexion actuellement est « basée sur des économies budgétaires ». « Si on ne considère pas que l'école doit se cantonner à être prise en charge par la collectivité, on ira vers autre chose ».
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07.03.2009
UNIVERSITES: VERS UNE SORTIE DE CRISE.....?
Université : un compromis sur le statut des enseignants-chercheurs, mais pas de sortie de crise

La Sorbonne cernée par un cordon de policiers.Travaillé et retravaillé, le décret modifiant le statut des enseignants chercheurs a recueilli, hier, un relatif consensus des organisations syndicales. Ce troisième rendez-vous programmé avec Valérie Pécresse au lendemain de la mobilisation nationale lancée par la coordination des universités, a permis enfin d'achever la rédaction du texte et de commencer à négocier sur les décrets du CNU (Conseil national des universités).
La ministre de l'enseignement supérieur a jugé « équilibré » le projet de décret qui intègre « l'ensemble des positions ». Et, effectivement, le texte entièrement réécrit a été jugé « satisfaisant par le SGEN-CFDT, l'Unsa indiquant pour sa part qu'une étape avait été franchie… » Mais tout n'est pas réglé. Il reste le lourd contentieux autour de la formation des enseignants. Selon la SGEN, toute sortie de crise paraît difficile s'il n'y a pas de geste la semaine prochaine de la part de Xavier Darcos. Le mouvement risque donc de continuer, même si le ministère estime que des garanties nouvelles ont été apportées. Hier, la Coordination nationale des universités a jugé la réecriture du décret « innaceptable» et dénoncé les « manœuvres dilatoires du gouvernement » et ses stratégies de division face au mouvement des enseignants-chercheurs, et a maintenu son mot d'ordre de grève illimité. La plupart des cours ont été suspendus à la Sorbonne cernée par un important cordon de policiers. A Toulouse, les cours du Mirail ont été à nouveau perturbés. De son côté, l'Union nationale lycéenne a appelé à une semaine d'action à partir de lundi.
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27.02.2009
PECRESSE DANS LA TOURMENTE
Université : Pécresse en première ligne
Surdouée, surdiplômée, chiraquienne de cœur convertie au sarkozysme la ministre affronte la fronde des facs. Portrait.

La ministre compétente et sûre d'elle avoue ne pas aimer la contradiction. Photo AFP.-VIDEO- - En faisant voter la loi d'autonomie sur l'université en plein mois d'août, elle pensait avoir réussi là où avant elle Lionel Jospin, Claude Allègre, François Fillon ou Luc Ferry s'étaient cassé les dents.
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche depuis mai 2007, Valérie Pécresse, 41 ans trois enfants, déchante. Non seulement sa réforme ne passe pas mais la mobilisation étudiante et des enseignants chercheurs ne faiblit pas. Pour cette fille d'un grand prof d'économie de l'université Paris-Dauphine, cette fièvre des facs est un coup d'arrêt à un parcours jusque-là sans faute.
Née à Neuilly, elle a appris à lire à 4 ans, obtenu son bac à 16 ans. Ensuite HEC, un DEA de fiscalité, un DESS de droit et puis la voie royale : l'ENA promotion Condorcet qu'elle prépare en cachette. Elle en sort deuxième avec de solides convictions et une vraie vocation pour la chose publique qu'elle inaugure au Conseil d'État.
Pour cette catholique pratiquante qui affirme « un idéal d'aristocratie républicain », c'est l'heure des choix. On est en 1997. Chirac vient de dissoudre sa propre majorité et plus personne n'y croit. C'est le moment qu'elle choisit pour le rejoindre à l'Élysée. « Suicide professionnel ! » lui soufflent ses amis. Valérie Pécresse n'a que faire du vent. Elle fonce. Par conviction et par affection.
Après tout, son grand-père maternel, psychiatre, a longtemps soigné Laurence, la fille anorexique du Président. Et sa belle-famille - elle est mariée à Jérôme Pécresse directeur général adjoint d'Imérys numéro 1 mondial des minéraux - d'origine corrézienne, fréquente aussi les Chirac. Élue députée des Yvelines en 2002, elle se frotte au terrain et elle aime ça. La « chouchou techno » du Président entre vraiment en politique. Une première mue qui en annonce une autre : sa conversion, plus par opportunité que par conviction, au sarkozisme en 2007. Elle hérite du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. On connaît la suite…
« Elle vit cette crise avec un sentiment total d'injustice. D'abord parce que, revers de la médaille de son profil de ministre sûre d'elle et compétente, elle a du mal à accepter la contradiction. Elle a cru trop vite que l'affaire était réglée et qu'elle allait pouvoir se consacrer à sa candidature à la tête de la liste UMP des régionales en île de France. Aujourd'hui elle est embourbée sur les deux fronts et elle est furieuse… », raconte cet observateur averti des cénacles du pouvoir.
Furieuse ? Elle ne peut pas le dire, mais elle en voudrait terriblement à Sarkozy pour avoir remonté à bloc les enseignants chercheurs en les stigmatisant. Quelle sortie de crise ? Comment rebondir ? Son avenir politique immédiat est conditionné par la réponse à ces deux questions.
Le gouvernement lâche du lest
Dès mercredi, le gouvernement a commencé à lâcher du lest sur les suppressions d'emplois mais aussi sur le statut des enseignants chercheurs au cœur du conflit. Pour la première fois explicitement, Matignon a demandé que le décret réformant leur statut soit « entièrement réécrit », Valérie Pécresse, la ministre précisant qu'il serait simplement « retravaillé. »
Une rencontre sur le sujet est d'ailleurs prévue aujourd'hui au ministère avec la médiatrice Claire Bazy-Malaurie, les présidents d'université et les organisations syndicales. Ordre du jour : arrêter « les orientations et principes » permettant d'écrire un nouveau texte. Mais « tous les autres sujets » pourront « être abordés », a assuré Valérie Pécresse. Le Sgen-CFDT y voit l'occasion d'ouvrir des négociations plus larges sur l'ensemble des sujets qui fâchent. Le Snesup-FSU, qui a d'abord décliné l'invitation, a réservé sa réponse.
Le gouvernement a déjà donné des gages sur la question des emplois. Ainsi, aucune suppression de postes (enseignants-chercheurs comme administratifs) n'interviendra à l'université en 2010 et 2011. En outre, la compensation financière des postes supprimés en 2009 (correspondant à 12 millions d'euros), versée aux universités cette année, sera pérennisée pour les suivantes. Reste que de nombreux opposants au projet de décret de se voir imposer une surcharge d'heures d'enseignement, pour compenser d'éventuelles suppressions de postes. Valérie Pécresse et Xavier Darcos, doivent « étudier la mise à disposition de professeurs agrégés » des collèges et lycées dans les universités.
Une nouvelle journée de manifestations est prévue le jeudi 5 mars. La coordination nationale des universités appelle aussi à une journée de mobilisation le 10 mars. Une AG des laboratoires de recherche est prévue le 12 mars.
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16.02.2009
UNIVERSITES: CA CHAUFFE VALERIE.....
Universités : ça chauffe !
Éducation. Grève reconduite, manifestations et actions d'étudiants contre les réformes dans l'enseignement.

Assemblée générale à l'Université du Mirail à Toulouse. Photo DDM, Benjamin GavaudoLa semaine promet d'être agitée. Étudiants et enseignants chercheurs n'entendent pas baisser pavillon, dans la lutte qu'ils mènent contre les réformes dans l'enseignement. Mouvement de grève reconduit, actions d'information, manifestations nationales… La grogne semble générale, en dépit des tentatives du gouvernement de désamorcer la crise.
À l'appel de la coordination nationale des universités, les enseignants chercheurs sont appelés à poursuivre dès aujourd'hui le mouvement de grève illimité et reconductible lancé le 2 février, qui se traduit, sans pouvoir être mesuré, par la grève des cours, la rétention des notes, la tenue de cours « hors-les-murs » ou des assemblées générales.
Demain, les étudiants de l'Unef prévoient des actions, avec d'éventuels rassemblements décidés localement en AG. Ce même jour, la coordination entend mener des actions d'information des citoyens, avec distributions de tracts dans les gares notamment.
Jeudi, un appel à des manifestations partout en France a été lancé par la coordination, rejointe par une large intersyndicale FSU, CGT, FO, Solidaires, Sauvons l'université, Sauvons la recherche et l'Unef.
darcos met de l'huile sur le feu
Au cœur de la grogne, principalement, la réforme du statut des enseignants-chercheurs, mais aussi la réforme de la formation des enseignants du primaire et secondaire.
Après deux semaines de conflit, ni les gestes de Valérie Pécresse (comme la nomination lundi d'une médiatrice), ni les propos du chef de l'État n'ont calmé la colère.
Au contraire, même les présidents d'universités, au sein de la CPU (conférence des présidents d'universités), qui jusqu'ici soutenaient une bonne partie des réformes gouvernementales, ont demandé à Xavier Darcos le report d'un an de la réforme sur la formation et émis de « fortes réserves » sur la mission de médiation.
Le ministre de l'Éducation leur a non seulement opposé une fin de non-recevoir, mais a exacerbé les tensions. Il a critiqué la formation actuelle en IUFM, estimant qu'elle s'apparentait à être « devant un simulateur de vol ».
Des propos « scandaleux » et « indignes d'un ministre de la République », ont condamné de concert syndicats, présidents d'universités et directeurs d'IUFM.
Les universités boycottent la réforme
De nombreuses universités, après un vote collectif de leurs instances, n'ont pas fait remonter hier comme prévu à l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) les projets de futurs « masters d'enseignement » destinés à former les enseignants, dans le cadre de la réforme de la formation.
Moins d'une dizaine d'universités, sur 83, ont rendu leur projet. Le délai a ainsi été rendu au 31 mars.
Vendredi, Nicolas Sarkozy s'était à nouveau exprimé sur le dossier, demandant que soient « rapidement explorées de nouvelles pistes pour l'évaluation des enseignants chercheurs et l'organisation de leurs services » à l'issue d'un entretien avec Valérie Pécresse et la médiatrice Claire Bazy-Malaurie. Ces propos confortent les « principes » de la mission de la médiatrice Claire Bazy-Malaurie, qui a deux mois pour retravailler le projet de décret sur le statut des enseignants chercheurs. Le ministère affirme que le calendrier des deux réformes (rentrée 2009) est maintenu, même si Valérie Pécresse a affirmé hier que la réforme du statut prendrait « le temps qu'il faudra pour être mise en œuvre ».
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26.01.2009
MEDIATEURS DE VIE SCOLAIRE " 5000 CREATIONS DE POSTE" EDUCATEURS DE VIE SCOLAIRE "45000 SUPPRESSIONS A FIN 2009"
Education. 5000 médiateurs contre l'absentéisme
Alors que la contestation monte à l'école.

DDML'absentéisme scolaire est le nouveau cheval de bataille du ministre de l'Education nationale.D'une main, Xavier Darcos supprime 13 500 postes d'enseignants . De l'autre , il crée 5.000 emplois de «médiateurs de réussite scolaire» car, dit-il «il y a une forte corrélation entre le taux d'absentéisme, l'échec scolaire et laprécarisation des jeunes» .
Ces médiateurs qui effectueront 26 heures par semaine relèveront des emplois aidés .Recrutés sans condition de diplôme, ils seront rémunérés au moins au niveau du SMIC. Leur contrat sera établi pour deux ans renouvelables. Le ministre n'a pas précisé Le coût de ce dispositif. Mais on sait déjà qu'il sera alimenté par l'enveloppe attribuée aux 100.000 emplois aidés annoncés par le chef de l'Etat le 28 octobre em même temps que plusieurs mesures en faveur de l'emploi.
Le ministère estime qu'il n'aura aucun mal à boucler ce recrutement d'ici le mois de mars. Le profil attendu sera celui d'une personne ayant «une forte connaissance du milieu» dans lequel elle travaillera. Le ministre a assuré qu'ils seront formés en février par l'Education nationale sans préciser par qui ni comment.
Unanimes les syndicats enseignants s'interrogent sur «le rôle et la formation de ces «médiateurs» alors que des professionnels de l'éducation comme les conseillers principaux d'éducation et les assistantes sociales jouent déjà ce rôle essentiel auprès des familles . «Ce sont de vrais professionnels . Leur renforcement aurait été une réponse plus appropriée», font -ils remarquer en déplorant aussi que l'on taille dans la dotation des établissements .
Xavier Darcos n' a pas caché qu'il inscrivait son «programme d'action 2009» dans la politique de la ville , le plan «Espoir Banlieue» et les 215 quartiers qu'il a ciblés.
15:25 Publié dans Education nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


