15.05.2009

FILLON: MUTISME COMPLET SUR LES UNIVERSITES

Universités. Fillon veut reporter les examens en septembre

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Le bras de fer continue entre le gouvernement et la communauté universitaire sur la loi d'autonomie des universités. De part et d'autre, chacun campe sur ses positions alors que la question de l'organisation des examens se fait de plus en plus pressante.

Nicolas Sarkozy a réaffirmé hier sa volonté de mener jusqu'à son terme sa réforme « parce que c'est l'intérêt des étudiants. » « L'université a besoin de calme et de pause », martèle le chef de l'État. Estimant que les concessions au texte initial, notamment la mise en œuvre différée d'un an de la réforme, sont suffisantes, Nicolas Sarkozy se refuse à d'autre recul gouvernemental. De fait, François Fillon a annoncé hier dans Le Figaro, le report des examens en septembre et l'organisation d'épreuves hors des universités bloquées. « Nous n'accepterons jamais que les examens soient bradés », a expliqué le Premier ministre, faisant allusion à l'idée de semestres automatiquement validés.

Les opposants ne l'entendent pas de cette oreille. La Conférence des présidents d'université (CPU) qui refuse toute « dramatisation », estime que les négociations doivent continuer. L'UNEF a demandé hier un « rendez-vous » d'urgence » à la ministre Valérie Pécresse pour créer « reprendre le dialogue » et créer « les conditions d'une sortie de crise. » Hier, à Paris et en province, plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans la rue. à Toulouse, des cours ont symboliquement été tenus place du Capitole. Six universités sont toujours bloquées, Marseille et Saint-Étienne et ont été évacuées par les CRS, cette dernière étant finalement fermée administrativement.

26.03.2009

UNIVERSITE DE PARIS DAUPHINE, LE MUST?...

L'université Paris Dauphine, réputée et sélective, fête jeudi ses 40 ans

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Jacques Demarthon AFP/
ArchivesL'université Paris Dauphine, réputée pour former des cadres et managers, professionnalisante mais pratiquant la sélection des étudiants, fête jeudi ses 40 ans, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Construit en 1955-1957 pour accueillir le commandement militaire de l'Otan, la bâtiment de la porte Dauphine, devenu disponible après le retrait de la France de cette instance de l'Alliance en 1966, est investi par étudiants et enseignants après les événements de 1968. Il devient centre universitaire expérimental ayant un statut de faculté puis université de plein exercice en 1970.

Enseignements en petits groupes, ouverture au monde des affaires et de l'entreprise avec notamment des stages professionnalisants obligatoires, diplômes trans et pluridisciplinaires, puis à partir de 1976, sélection, deviennent sa marque de fabrique.

L'université est devenue en 2004 "grand établissement", un statut qui l'autorise à sélectionner ses étudiants, comme pour l'entrée en classes préparatoires (à partir des notes obtenues en première et terminale).

Spécialisé dans les sciences des organisations et de la décision, l'établissement comporte sept grandes disciplines: gestion, économie, mathématiques, informatique, droit, sociologie et science politique.

Avec 450 enseignants et chercheurs, 1.500 intervenants professionnels, l'établissement compte 7.500 étudiants, dont 52% de filles, 26% de nationalité étrangère et 10% de boursiers.

Environ un millier de bacheliers y entrent chaque année (environ 8.000 candidatures à la rentrée 2008).

Dans un "chat" figurant sur le site des 40 ans de Dauphine, son président Laurent Batsch estimait que "les étudiants et les employeurs classent souvent Dauphine au même rang que les Grandes écoles".

L'an dernier, une controverse avait éclaté après que l'université, qui pratique des frais d'inscription identiques aux autres, eut fait part d'un projet d'augmentation générale de ces frais (800 euros en moyenne).

Contesté par la ministre de l'Enseignement supérieur et le Conseil d'Etat, ce projet avait été repoussé à une discussion ultérieure avec le gouvernement.

Interrogée mercredi, l'université a affirmé qu'aucun projet d'augmentation n'était prévu pour la rentrée.

Toutefois, "est à la réflexion" un système de tarification progressive en fonction du revenu de la famille, du nombre d'enfants dans l'enseignement supérieur et de la domiciliation.

Jeudi, après une cérémonie d'ouverture, sont notamment prévus deux débats d'actualité, sur les thèmes "le modèle d'enseignement supérieur français a-t-il les moyens d'être attractif à l'échelle européenne ?" et "Quelle croissance économique durable pour les 10 ans qui viennent ?".

25.03.2009

LES UNIVERSITES TOUJOURS DANS LA RUE!!!

Les universités toujours dans la rue

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Nouvelle manifestation, hier, à Toulouse. Photo DDM.Comme dans plusieurs villes de province, on manifestait hier à Toulouse (de 750 et 1 500 personnes selon la police ou les organisateurs), et entre 5 000 personnes (police) et « plus de 15 000 » (organisateurs), ont défilé à Paris contre les réformes dans l'enseignement.

Dans les cortèges : des enseignants chercheurs, chercheurs, étudiants ou encore des personnels des IUFM. Des instituts de formation des maîtres sur la sellette où la tension reste forte.

La direction de l'IUFM de Midi-Pyrénées fait cependant savoir que les incidents de la veille à la fac du Mirail n'ont pas impliqué d'étudiants ou stagiaires de l'institut toulousain, comme nous le disions par erreur dans nos éditions du 24 mars.

Les diverses manifestations répondaient à l'appel de la coordination nationale des universités, d'une intersyndicale du supérieur et de la recherche (FSU, CGT, Solidaires, FO, Unef, SLR, SLU), d'une coordination nationale des IUT et de syndicats de l'enseignement professionnel.

à cet égard, pusieurs syndicats de l'Education s'inquiètent des conditions de mise en œuvre de la rentrée 2009 dans les lycées professionnels. Le ministère a démenti hier les rumeurs de « suppressions de postes » et de certaines sections. Certaines organisations demandent le report de la réforme du « bac pro » en trois ans, qui doit être généralisée à la rentrée 2009.

24.03.2009

BLOCAGES DES UNIVERSITES, LES EXAMENS SONT'ILS EN DANGER?

Blocages des universités : les examens en danger ?
La radicalisation des blocages dans un tiers des 83 facs en France inquiète les présidents d'universités. Pour eux, le mouvement étudiant est « à un moment charnière ».

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Depuis plusieurs mois, les étudiants sont mobilisés et manifestent. Photo DDM
Benjamin GavaudoLe risque est grand désormais en ce qui concerne la tenue du calendrier des examens pour les étudiants. Une trentaine d'universités sur 83 en France connaissent des blocages où étudiants et enseignants demandent de concert le retrait des réformes de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur. Face à la boulimie réformatrice du gouvernement et du chef de l'État, le « mammouth » durcit le ton. L'heure est bien à l'inquiétude pour une grande majorité d'étudiants qui risquent de valider leur année plus tard que d'habitude.

Le collectif Défense de l'université a prévenu : « la prolongation du conflit fait peser de lourdes incertitudes sur la délivrance des diplômes ». Les présidents d'université estiment être « à un moment charnière pour récupérer les cours et tenir les examens en juin ». Exemple avec Jean-Paul Fournel, professeur à Paris-VIII et porte-parole de Sauvons l'université, a prévenu ses étudiants que les « les cours dureraient jusque début juillet ».

Le conflit s'éternise et les réclamations remontent jusqu'aux administrations. À l'université du Mirail à Toulouse la grève a été reconduite hier à l'unanimité et le blocage de la fac maintenu. Même tendance à Paul-Sabatier.

« ça devient en effet très compliqué à gérer, affirme Rémy Poupot, vice-président de l'université qui accueille 27 000 étudiants. On va essayer de ne pas reporter les examens de fin d'année car cela nous mettrait en délicatesse avec la loi. Il y aura des cours à Pâques mais la situation est très hétérogène selon les filières ». La situation est à « un moment charnière », selon la Coordination nationale des universités (CPU). À la fac de Science sociales de Toulouse 1, les maîtres auxiliaires avaient lancé une grève des notes il y a quelques semaines. Mais la situation est revenue normale depuis le 10 février : les notes ont finalement été données et les jurys ont pu se réunir normalement.

« Dans tous les mouvements de ces dernières années, les professeurs, avec conscience professionnelle, se sont toujours arrangés pour ne pas pénaliser les étudiants », veut rassurer Jean-Paul Fournel.

Hier à Paris ? le bras de fer s'est encore durci avec l'organisation par les étudiants d'une « ronde infinie des obstinés ». Objectif : obliger le gouvernement à retirer ses réformes.

Pécresse veut organiser des cours de rattrapage

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a annoncé hier avoir demandé l'organisation de rattrapages de cours, du fait de la grève dans les universités, afin que les examens prévus en fin d'année puissent se dérouler correctement.

«J'ai demandé que des rattrapages soient organisés» pour que les examens de fin d'année puissent se dérouler «dans de bonnes conditions», a-t-elle déclaré à l'émission «4 vérités» de France 2.

La ministre n'a pas précisé de date pour ces rattrapages et elle a observé que «les examens sont encore loin». A la question de savoir si des examens pourraient être repoussés en juillet, elle a répondu «nous ne l'envisageons pas».

La mobilisation universitaire contre les réformes gouvernementales (statut des enseignants-chercheurs, formation des enseignants, emploi) est entrée lundi dans sa huitième semaine et les heures de cours non données s'accumulent.

05.03.2009

PECRESSE NE PARLE PLUS, ELLE ABOIE A LA CHAMBRE DES DEPUTES...

Nouvelle journée de mobilisation, Pécresse et syndicats négocient

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Stephane de Sakutin AFP/ArchivesEnseignants-chercheurs et étudiants s'apprêtent à descendre une nouvelle fois dans la rue jeudi, partout en France, pour protester contre les réformes dans l'enseignement, tandis que Valérie Pécresse essaie de déminer le terrain en négociant avec une partie des syndicats.

L'appel à manifester a été lancé par la coordination nationale des universités, puis par une large intersyndicale de l'enseignement supérieur - des syndicats de la FSU, CGT, FO, Unsa Education, Sgen-CFDT, Solidaires - les collectifs Sauvons l'université, Sauvons la recherche, et les étudiants de l'Unef.

Des manifestations sont prévues dans les principales villes de France. A Paris, le parcours, en cours de négociation avec la préfecture, devrait partir de Denfert-Rochereau à 15h00, en direction de Sèvres-Babylone.

Les organisateurs demandent le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, dont la réécriture faisait l'objet de négociations au ministère de l'Enseignement supérieur mardi.

Ils réclament aussi le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et second degré, la restitution des postes supprimés au budget 2009 et l'"arrêt du démantèlement des organismes de recherche".

Alors que le mouvement des enseignants-chercheurs est entré dans sa cinquième semaine, quelle sera l'ampleur de la mobilisation jeudi? Les cortèges de la précédente journée de manifestations, le 26 février, étaient moins fournis que lors des précédentes journées: entre 17.000 et 33.000 personnes, selon les sources, étaient descendues dans la rue, contre par exemple entre 43.000 et 100.000 le 10 février.

De son côté, après l'annonce la semaine dernière par le Premier ministre du gel des suppressions de postes dans les universités en 2010 et 2011, le gouvernement entend trouver au plus vite une sortie de crise.

Mardi soir, une nouvelle rencontre portant sur la réécriture du projet de décret réformant le statut des enseignants-chercheurs réunissait la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse et les syndicats hormis le principal, le Snesup-FSU.

Les protagonistes - la ministre et le Sgen-CFDT, Sup'Recherche Unsa, FO et Autonome-Sup - avaient pour projet de conclure la rencontre, même tardivement dans la soirée, par un texte entièrement réécrit, selon l'entourage de Valérie Pécresse.

Le Snesup-FSU a refusé à nouveau de participer, jugeant "trop restreint" le périmètre des discussions.

Vendredi, un premier round de négociations avait permis aux acteurs de se mettre d'accord sur de grands "principes".

Parmi eux, la modulation de service d'un enseignant-chercheur (la répartition de son emploi du temps entre enseignement, recherche et autres activités), qui sera du ressort de l'université, ne pourra être mise en oeuvre "sans l'accord de l'intéressé".

Cette précision, qui n'existait pas dans la première version décriée du projet de décret, vise à rassurer les enseignants-chercheurs qui craignaient la toute puissance des présidents d'université.

Par ailleurs, l'évaluation ne sera pas confiée aux universités de manière transitoire, en attendant la réorganisation du Conseil national des universités (CNU, composé de pairs), comme le prévoyait la première version.

Présidents d'université et syndicats attendent aussi des réponses sur la réforme de la formation et du recrutement des enseignants.