08.03.2009

CACHEZ CES PARADIS FISCAUX QUE NOUS NE SAURIONS VOIR

Mini-sommetà Luxembourg pour la défense du secret bancaire en Europe

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des principaux pays européens pratiquant le secret bancaire, Suisse, Luxembourg et Autriche se réunissent dimanche en vue d'adopter une stratégie commune avant le G20 de Londres pour défendre cette pratique de plus en plus mise en cause avec la crise financière.

Cette rencontre réunit à partir de 16H45 (15H45 GMT), le ministre luxembourgeois du Trésor Luc Frieden et ses collègues suisse et autrichien des Finances, Hans-Rudolf Merz et Josef Pröll.

Le "mini-sommet" a été mis sur pied à l'initiative de la Suisse. Berne cherche avant tout à éviter d'être placé sur une liste noire des paradis fiscaux lors du sommet des grandes puissances du G20 le 2 avril, consacré à la réforme du système financier international.

La Suisse est particulièrement dans le collimateur des grands pays de l'Union européenne mais aussi des Etats-Unis.

En février, la banque suisse UBS a été contrainte de livrer à Washington les noms de quelque 300 clients américains soupçonnés de fraude fiscale et de payer une amende de 780 millions de dollars. Et le fisc exige que les noms de 52.000 clients supplémentaires lui soient livrés.

L'Allemagne et la France, qui se plaignent de voir de riches contribuables échapper ainsi à l'impôt, ont proposé cette semaine que les pays du G20 mettent fin à leurs conventions bilatérales avec les pays jugés "non coopératifs".

Face cette pression, la Suisse, l'Autriche et le Luxembourg sont désormais prêts à lever un coin du voile, en acceptant d'aider à mieux sanctionner les abus.

Le ministre suisse des Finances s'est dit cette semaine favorable à ce que son pays élargisse des accords existants sur une imposition indirecte des intérêts des dépôts bancaires des Européens en Suisse.

Le Luxembourg, que le président français Nicolas Sarkozy a égratigné à plusieurs reprises sur cette question, est lui prêt "à discuter" d'un aménagement autorisant des administrations fiscales d'autres pays de l'UE à avoir accès à certaines informations bancaires limitées sur leurs résidents.

Mais tout en se défendant de l'accusation d'être des paradis fiscaux, ils refusent l'abolition du secret bancaire.

"Le secret bancaire fait partie de notre mentalité sociale, de notre conception de la protection de la sphère privée", a martelé M. Merz cette semaine. Dans le cas du Luxembourg et de la Suisse il s'agit surtout de protéger la prospérité des banques dont dépendent l'économie de ces deux pays.

Au Luxembourg, les activités financières assuraient en 2007 plus d'un tiers des richesses du pays et près de la moitié des rentrées fiscales. "Le Luxembourg n'est pas prêt à abandonner le secret bancaire même s'il est nécessaire de lutter contre la criminalité fiscale", a récemment clamé le ministre luxembourgeois, Luc Frieden.

La pression pesant sur ces pays s'est nettement renforcée depuis l'éclatement de la crise financière qui a convaincu la communauté internationale de réguler davantage le secteur bancaire et de lutter contre les paradis fiscaux.

Le secret bancaire est assez récent dans le Grand Duché, qui n'a pas de tradition historique dans la banque privée contrairement à la Suisse. La pratique remonte à une loi de 1984 qui a consacré le banquier comme "confident nécessaire", au même titre qu'un prêtre, médecin ou avocat.

30.01.2009

LES BANQUES ONT BESOIN DE VOTRE ARGENT, CHOISISSEZ VOS PERTES...

AGF garantit 4,50 % net en 2009 sur son support en euros

AGF garantit un taux de 4,50 % net en 2009 sur les versements effectués jusqu'au 30 avril 2009 inclus sur le support en euros des contrats d'assurance-vie multisupports suivants :

Tellus, Tellus Avenir, distribués par les Agents généraux AGF,
Idealis, Ideavie, AGF Itinéraires Epargne et AGF Itinéraires Epargne-Retraite, distribués par le réseau des conseillers en gestion de patrimoine AGF Finance Conseil,
Yearling Access et Yearling Access Capitalisation, proposés par les deux réseaux.

Taux de rendement 2008 des contrats d'assurance vie

Les compagnies d'assurance continuent de communiquer les taux de rendement 2008 de leurs fonds en euros :

Pérennité - Profil Privé Patrimoine : 4,05 % ; Quilvest Proxivie : 4,45 % ; Profil Privé Investissement et Perennité Expansion : 4 %
Pro BTP - Livret Confiance, Billet Confiance, Multisupport Confiance : 4,30 %. Encours total : 2,20 milliards d'euros.
Skandia - Fonds Skandia Euro Select : 4,05 %
Assurances Saint-Honoré - Open Latitude, Open Latitude Capi, Open Stratégies, Open Capital : 4,05 %
Carrefour - Carrefour Avenir : 4,41 %
Asac-Fapes - Epargne Retraite 1, 2 et 2 plus : 4,43 %

Banque Robeco commercialise l'obligation Indice Europe Garanti

La banque Robeco commercialise jusqu'au 17 avril 2009 Indice Europe garanti, l'obligation de droit français émise par la Société Générale. Ce produit garantit intégralement le capital pour les seuls investisseurs conservant le titre jusqu'à échéance au 27 avril 2015. Une indexation de 100 % à la hausse de l'indice DJ Euro Stoxx 50 à l'échéance des 6 ans est proposée si l'obligation n'a pas été remboursée par anticipation. La durée de l'investissement varie de 1 à 6 ans. Remboursement par anticipation possible à l'issue de l'une des 5 premières années. Prix d'émission : 98,72 % du montant de l'émission. Valeur nominale initiale : 1 000 €.

Malakoff Médéric lance Forméo groupement, une offre d'assurance complémentaire santé

Malakoff Médéric a lancé Forméo groupement, une offre de complémentaire santé, destinée à des groupes de personnes. Ce produit s'adresse à des personnes non couvertes par un contrat collectif et constituant un potentiel d'au moins 50 adhésions groupées. Le contrat propose 3 options adaptées aux besoins spécifiques de chaque groupe de personnes et regroupe un ensemble de services, notamment :

Plateforme téléphonique Malakoff Médéric Conseil Santé,
Cercle Malakoff Médéric (services pratiques) : dépannage, renseignements juridiques, réductions achats, etc.,
aides financières en cas d'handicap,
démarches administratives simplifiées et réseaux de partenaires.

LCL : taux préférentiel de 8,50 % sur le crédit renouvelable

Jusqu'au 28/02/09, LCL propose un taux préférentiel de 8,50 % (TEG) sur la première utilisation du crédit renouvelable par virement de 300 € minimum sur le compte bancaire. Cette offre est non accessible via la Carte Bleue Visa Solution Réserve, ni Internet. TEG annuel fixe hors assurance facultative.

16.12.2008

MADOFF, BIGRE DES FORTUNE(E)S AURAIENT PERDU QUELQUES ARGENTS?

Les banques européennes dans la tourmente Madoff
Bourse. L'arnaque géante de Wall Street a fait perdre des milliards aux banques. Quatre établissements sont touchés en France.

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IdéAprès la pyramide, l'effet domino. L'arnaque géante montée pendant 48 ans par le légendaire courtier de Wall Street Bernard Madoff selon le schéma pyramidal de Ponzi, qui a causé quelque 50 milliards de dollars de pertes et ruiné des centaines d'Américain, a des répercussions dans les banques du monde entier. Durant tout le week-end, les établissements financiers ont tenté de cerner leur degré d'exposition aux produits du fonds d'investissement du courtier véreux. Une tâche complexe car si certaines banques traitaient directement avec le hedge fund pourri qui s'est écroulé, d'autres y intervenaient sans le savoir par l'intermédiaire d'autres fonds. Reste qu'au final, les pertes se chiffrent en milliards d'euros partout dans le monde.

En France, BNP-Paribas et Natixis sont potentiellement les plus touchées par le scandale financier du siècle. La Société Générale, éclaboussée cette année par le scandale Kerviel, et le Crédit Agricole s'en sortent mieux que d'autres, comme l'assureur Axa qui perdrait 100 M€. La banque franco-belge Dexia perdrait 85 millions d'euros, et ses clients les plus fortunés 78 millions. La Caisse des Dépôts ou encore le Crédit Mutuel-CIC poursuivaient hier leurs investigations pour savoir s'ils étaient touchés. Les pertes des établissements français sont certes importantes mais restent en-deça de leurs collègues européens. Si en Allemagne, les banques se sont refusées à tout commentaire, on apprenait dans la soirée que la banque néerlandaise Fortis était exposée à hauteur d'un milliard d'euros.

Mais l'effet domino de l'arnaque de Wall Street pourrait continuer à s'étendre, notamment en Asie. Face à cette nouvelle tourmente, les places boursières ont gardé hier leur sang-froid. Tout comme les experts qui se sont voulus rassurants pour le grand public. En France, contrairement aux États-Unis, investir dans des fonds comme celui de Madoff est réservé aux « investisseurs qualifiés ».


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La SEC sur la sellette
Comment la fraude imaginée par Bernard Madoff a-t-elle pu prospérer pendant 48 ans ? Telle est la question que l'on se pose Outre-Atlantique. Certes, le légendaire courtier bénéficiait, pour ses activités légales, de la vitrine prestigieuse de sa société réputée et d'un bouche à oreille conséquent qui masquaient ses opérations frauduleuses. Mais « Bernie » auraient surtout bénéficié de contrôles pour le moins légers de la part de la SEC, l'autorité des marchés financiers, qui se retrouve sur la sellette. La SEC a bien enquêté sur les activités de Madoff et ses rendements anormalement élevés, depuis 1992 et jusqu'en 2007, mais sans jamais rien trouver. Un dysfonctionnement dénoncé hier par Dominique Strauss-Kahn, qui a déploré que les USA ne soient pas soumis aux évaluations du FMI qu'il préside. Et Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité des marchés en France estime que « pour la 4e fois, la réglementation américaine est en cause. » Déjà critiquée pour ne pas avoir anticipé la crise des subprimes, la SEC est si discréditée que Barack Obama pourrait la dissoudre. en janvier.

29.10.2008

HEUREUX LES RICHES : ILS ECHAPPENT A L'IMPOT POUR CERTAINS

Riches : ils échappent à l'impôt
Fiscalité. 7000 contribuables aisés n'ont rien payé en 2007.
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Bien conseillés, certains contribuables échappent totalement à l'impôt sur le revenu. Photo PQR
Alors que bon nombre de Français se remettent à peine du paiement du troisième tiers de l'impôt sur le revenu, certains contribuables vivent la fin d'année plutôt détendue. En effet selon les chiffres du ministère de l'économie 7 076 foyers fiscaux ayant déclaré plus de 100 000 euros de revenus n'ont payé aucun impôt l'an dernier. Le pire c'est que le nombre de non-imposables aisés ne cesse de progresser chaque année.

Ils étaient 6 000 foyers en 2006 et à peine 3 500 en 2005. « C'est la preuve que les niches fiscales sont de plus en plus utilisées » confie un gestionnaire de patrimoine à Toulouse. Ces « paradis » fiscaux tricolores dont le Parlement allonge la liste d'année en année ne profitent pourtant qu'aux contribuables les plus aisés. Grâce à ces dispositifs, les contribuables les plus riches peuvent effacer en totalité leur impôt. Par exemple, les 100 contribuables défiscalisant le plus, font une économie d'impôt moyenne de 1,3 million d'euros par foyer. Cette hérésie a ulcéré plusieurs députés dont Didier Migaud, président de la commission des finances à l'Assemblée nationale. Par un amendement à la loi de finance, le socialiste soutenu par l'UMP voulait limiter le cumul des avantages fiscaux des niches fiscales et du bouclier fiscal. Mais il a été rejeté lors de son examen en séance publique. Mais les députés qui sont passés à l'offensive ne désarment pas : l'amendement sera de nouveau examiné début novembre.

« Une réformette »
Pour faire mine de ne pas tolérer la situation fiscale des plus riches, un projet de plafonnement des niches fiscales est prévu pour 2009 : le contribuable pourra opter soit pour une déduction maximale de 40 000 euros, soit pour une déduction équivalente à 15 % de son revenu annuel. Mais selon le syndicat unifié des impôts, c'est une « réformette » qui poussera les riches à défiscaliser autrement. Ces chiffres embarrassant pour Bercy montrent bien que le principe de progressivité de l'impôt sur le revenu n'est qu'un pis aller. En effet normalement, l'imposition est censée augmenter plus vite que la richesse. Or pour ces gens, l'impôt ne progresse pas il disparaît ! Il faut toutefois rappeler que l'an dernier, 1,5 % des foyers aux plus hauts revenus ont payé plus de 41 % de la recette totale de l'impôt sur le revenu.


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Syndicat des impôts : « C'est une dérive ! »
Mais comment font-ils pour ne payer aucun impôt ? Ils surutilisent les niches fiscales dans le plus strict respect de la loi.

Dom-Tom : le paradis fiscal français
Les investissements dans les départements d'outre-mer bénéficient d'un régime fiscal de faveur grâce à la loi Girardin. Les Dom-Tom sont la destination fiscale préférée des plus riches Français : sur les 20 plus gros contribuables exonérés, 97 % de leurs déductions proviennent des investissements outre-mer. « Les îles appartiennent aux métropolitains. Réduire son impôt à zéro grâce aux Dom Tom est une preuve de dérive du système. Il vaudrait mieux privilégier la dépense de l'état pour développer l'immobilier et l'économie des îles » assure le secrétaire national du syndicat unifié des impôts (Snui), Vincent Drezet. Les deux autres outils pour défiscaliser sans plafond restent la loi Malraux (investissement dans le patrimoine national) et le statut de loueur en meublé.

La solution : le plafonnement
« Il faut revoir à la baisse de nombreux plafonds notamment ceux pour les foyers qui emploient du personnel à domicile » propose Vincent Drezet. Actuellement, le plafond est à 15 000 € permettant ainsi à des contribuables très aisés de déduire les salaires qu'ils versent à un employé à temps plein. Pourtant les ménages moyens ne déduisent, eux, que 2 300 € par an. « Il faut donc diviser le plafond par trois pour le faire tomber à 5 000 €. Ainsi les classes moyennes ne seront pas touchées » conclut-il.


12.10.2008

LA BOURSE DE PARIS, UNE SEMAINE NOIRE?...

200810111248_w350.jpgBourse de Paris : la semaine noire
Marchés. Le CAC 40 est au plus bas depuis 5 ans. L'indice vedette parisien a encore dévissé de 7,73 %, hier, après avoir sombré de plus de 11 % à la mi-journée.



Les Bourses du monde entier ont fortement reculé hier.Hier, à quelques heures de l'ouverture du sommet des grands argentiers du G7 à Washington (20 heures à Paris), les marchés financiers, affolés par la chute cauchemardesque de Wall Street la veille (La Dépêche du Midi de vendredi), continuaient leur descente aux enfers.

à Paris, avant que la Bourse new-yorkaise ne remonte un peu des profondeurs en toute fin de séance (-1,49 % pour le Dow Jones tout de mêmeà la cloche), le CAC 40 a encore plongé de 7,73 %, après avoir perdu jusqu'à plus de 11 %, en milieu d'après-midi dans un marché déboussolé par les répercussions de la crise.

De fait, le Palais Brongniart vient de vivre sa pire semaine depuis la création du CAC il y a 20 ans, aucune mesure publique ne parvenant à ranimer le système financier ou à rassurer sur les perspectives économiques.

L'indice vedette synthétique des 40 plus fortes capitalisations a dévissé de 22,16 % en 5 séances, dépassant ainsi le seuil fatidique de 20 % admis par les spécialistes pour définir un krach boursier. Le CAC 40, qui a perdu 43,42 % depuis le début de l'année, a ainsi pulvérisé son record de baisse hebdomadaire de 2001, après les attentats du 11-Septembre. Toutes les grandes Bourses sont à la même enseigne et justifient les comparaisons avec les crises de 1929 et 1987.

On parle de « panique », de mouvements « absurdes » ou, d'« hyper-émotivité » des opérateurs. Mais personne ne se hasarde à anticiper une sortie de crise rapide.

En Europe, la Banque centrale continue d'abreuver en liquidités (100 milliards d'€ hier encore) des marchés qui ont perdu leur sang-froid tandis que les banques gèlent le crédit au risque de précipiter des faillites.

Mais alors que la maison brûle, les capitales tardent à s'entendre sur un plan concerté qui sera encore au menu d'un sommet de l'Eurogroupe demain, à Paris.

La pression était forte sur les ministres des Finances des 7 Grands convoqués hier soir en urgence au chevet de la planète. A l'issue de leur réunion, ils ont publié un «plan d'action» en 5 points pour faire face à la crise internationale, dans lequel ils s'engagent (à tout le moins), à «empêcher toute faillite de banque importante»...

Emprunt contre amnistie fiscale : c'est le tollé
Il y a des idées qui feraient mieux de rester dans les tiroirs. Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale en sait quelque chose. Ses dernières déclarations ont en effet suscité de vives réactions de la part de toutes les familles politiques.

Dans un entretien publié hier dans le quotidien Les Échos, le patron du perchoir fait ainsi deux propositions pour juguler la crise : « Pourquoi ne pas réfléchir au lancement d'un grand emprunt d'État, pour être en mesure de donner au secteur bancaire les moyens de financer notre économie ?

Et surtout : « Pourquoi ne pas réfléchir aussi à une amnistie fiscale pour nos compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux, sous condition bien sûr de souscrire à cet emprunt d'État ? »

Et Bernard Accoyer de préciser : « C'est une idée personnelle, mais je me suis aperçu qu'elle pouvait être partagée ». Reste à savoir par qui. Car à Gauche, c'est le tollé : « Insulte aux Français, s'est indigné le secrétaire national du PS Razzy Hammadi. Une proposition jugée « extrêmement choquante » par le député socialiste du Gers Philippe Martin et qui sera perçue « négativement par ces Français qui souffrent et qui eux, payent régulièrement leurs impôts en France ». Même réaction épidermique chez les Verts : « Profiter de la crise pour favoriser les riches et pire, les riches hors-la-loi, est indécent ».

Du côté du gouvernement, ces propositions ont été fraîchement accueillies. « Mon point de vue, ce n'est pas d'aider ceux qui ont quitté le navire en s'en mettant plein les poches », a estimé Martin Hirsch, le Haut commissaire aux solidarités actives. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a gentiment nuancé, en expliquant que l'amnistie fiscale « n'est pas vraiment d'actualité ».

Quant à l'emprunt d'État : « Il est plus utile que l'épargne des Français reste dans les banques ». Même Nicolas Sarkozy a réagi hier soir, estimant que cette mesure n'était « pas opportune ». Une fin de non-recevoir pour Bernard Accoyer. Ironie de l'histoire, ces propositions avaient déjà suscité un tollé en 2004. Elles étaient alors portées par un certain Jean-Pierre Raffarin.

Mesures d'urgence pour sauver les meubles
Immobilier. Le BTP est un des secteurs les plus directement touchés par la crise. Le patron de Nexity, Alain Dinin, estime que 180 000 emplois y sont menacés. Le gouvernement a annoncé le rachat à prix décoté de plus de 30 000 logements dont les travaux n'ont pas été lancés, faute de certitude sur les ventes.

Automobiles. Le président Sarkozy a annoncé une enveloppe de 400 millions d'euros pour soutenir le développement de véhicules propres. De quoi aider un peu une filière mise à mal ces derniers mois.

1 % Logement. L'organisme géré par le patronat et les syndicats va verser une contribution de 850 millions d'euros supplémentaires pendant trois ans, soit au total 1,3 milliard d'euros pour cette année.

Emploi. L'Unedic a accordé des délais exceptionnels d'un et deux mois aux PME pour verser leurs cotisations chômage. Ce report (à compter du 15 octobre) représente un effort financier de 1,5 milliard d'euros. L'Unedic va avoir recours aux emprunts pour compenser le manque à gagner. Coûts des intérêts : 12 millions d'euros.

Aide au crédit. Parce que les banques ne se prêtent plus entre elles, l'État a aussi décidé d'aider aux financements des entreprises. 22 milliards d'euros vont être débloqués d'ici quinze jours. Une partie de ces sommes provient des prélèvements sur les Livrets de développement durable et les Livrets d'Épargne Populaire.

Le coup de pouce d'Oseo. En plus de ces 22 milliards, Oseo, organisme public qui accompagne le financement de l'innovation reçoit 2,5 milliards supplémentaires. Ce qui porte à 7,5 milliards sa force de frappe d'aide aux entreprises.

Banques. Pour sauver Dexia, la banque franco-belge spécialiste du financement des collectivités, la France a mis au pot : 1 milliard, sur les 6,4 milliards injectés. Une prise de participation qui lui assure une minorité de blocage.