01.04.2009

1er MAI: LA ROSE ET LE MUGUET, LES CLOCHES TOMBENT...

Social : nouvelle mobilisation le 1er mai
Pour défendre les salariés, après le rendez-vous réussi du 19 mars.

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Les salariés prêts à redescendre dans la rue, comme ici à Albi tout dernièrement. Photo DDM, Jean-Marie Lamboley.Le 1er mai : le rendez-vous est d'ores et déjà fixé. Avec le soutien de la rue, les syndicats entendent appuyer là où ça fait mal, après une mobilisation extrêmement suivie le 19 mars dernier. Leur souhait ? Faire entendre les revendications des salariés, qu'ils ont répétées à Nicolas Sarkozy hier matin.

La réunion à l'Élysée était prévue de longue date. Destinée à préparer le G20, elle a surtout permis aux leaders des cinq principales organisations syndicales d'exiger « des mesures plus concrètes, plus favorables aux salariés », selon les mots de Bernard Thibault (CGT).

Nicolas Sarkozy, lui, en a profité pour annoncer l'installation « dans les prochains jours du fonds d'intervention sociale », dont la création avait été révélée le 18 février sous le nom de fonds d'investissement social. « Pas suffisant », ont semblé dire les syndicats, qui font remarquer qu'il « ne suffit pas de faire des annonces régulièrement ». « Sur les revendications sociales, il faut que ça avance beaucoup plus vite », a insisté Jean-Claude Mailly (FO). « C'est la pression sociale qui va permettre de faire en sorte que les salariés ne soient pas les victimes de la crise », annonce Bernard Thibault.

Même si les organisations syndicales peinent à s'entendre entre elles, la date du 1er mai a néanmoins fait l'unanimité, hier.

Les responsables des huit syndicats français ont unanimement salué le caractère «exceptionnel» et «inédit» de leur appel à un 1er mai unitaire, qu'ils souhaitent «gigantesque».

«Il est extrêmement rare qu'on ait une décision de ce type, c'est lié au caractère exceptionnel de la situation», a a déclaré le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri.

«Nous qui n'avons jamais participé à un défilé le 1er mai, nous sommes tout à fait décidés à le faire», a solennellement insisté Gérard Labrune (CFE-CGC).

Force Ouvrière, qui n'a pas l'habitude de défiler avec les autres syndicats lors de la Fête du Travail, a par la voix de Michèle Biaggi «réaffirmé en toute clarté (sa) volonté de maintenir cette intersyndicale».

26.03.2009

L'EXASPERATION MONTE DANS LES ENTREPRISES....

Entreprises : l'exaspération monte
Des bonus indécents, un dirigeant séquestré puis libéré, un syndicaliste qui se suicide...

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Le directeur de 3M à Pithiviers, séquestré depuis mardi a finalement été libéré cette nuit par les grévistes .Le monde de l'entreprise est à bout de nerfs. Les salariés s'en prennent aux patrons pendant que l'État hésite à légiférer sur les parachutes en « or massif » pour dirigeants en déroute. Dernière illustration en date : le cas du directeur de la société pharmaceutique de Pithiviers (Loiret) retenu depuis mardi après-midi dans son bureau - et finalement libéré cette nuit - par les employés qui veulent « une renégociation des modalités » de départ. ça grogne à tous les étages de l'économie.

Hier, une délégation de salariés de l'usine de Clairoix (Oise), qui a annoncé sa fermeture, a été reçue à l'Élysée alors qu'un millier d'employés de Continental, qui «ne savent rien de leur avenir», se sont rassemblés à Paris. A Dijon, une soixantaine de salariés d'Amora-Maille (groupe Unilever), en grève contre le plan social, ont mené hier une opération coup-de-poing dans un hypermarché de Dijon « pour montrer leur colère et leur détermination ». Cette crise profonde sur fond de reversements de bonus extravagants à des chefs d'entreprise remerciés, voire « inquiétante » a jugé hier Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, alimente aussi un profond désespoir. À l'image de ce délégué syndical de l'usine de porcelaine Deshoulières SA à Chauvigny (Vienne) qui s'est donné la mort, mardi, après avoir laissé une lettre dans laquelle il explique son geste par « la pression professionnelle trop importante ». Le chef de l'État laisse au Medef jusqu'au 31 mars pour faire des propositions sur la question épineuse de la rémunération des dirigeants.
IL SERAIT DANGEREUX DE SE VOILER LA FACE, CELA NE DATE PAS DE MAINTENANT QUE LES PATRONS DES GRANDES ENTREPRISES S'ATTRIBUENT, STOC-OPTIONS, ACTIONS GRATUITES, PARACHUTES DORES.
AU NOM DU PROFIT DES ACTIONNAIRES, LES PATRONS REALISENT DES LICENCIEMENTS DEGUISES ET CECI MEME DANS DES ENTREPRISES OU L'ETAT EST ACTIONNAIRE.


08.02.2009

BERNARD THIBAULT: VERS UNE NOUVELLE GREVE LE 28 FEVRIER 2009

Bernard Thibault: vers une nouvelle journée de mobilisation "après le 18 février"

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Bertrand Guay AFP/ArchivesLes organisations syndicales devraient lundi "discuter des modalités d'une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle", sans doute "après le 18 février", date du sommet social, assure Bernard Thibault dimanche dans le Journal du Dimanche.

"Tous les syndicats sont déçus, nous allons donc discuter des modalités d'une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle. Elle se dessine après le 18 février, date du rendez-vous avec le Chef de l'Etat car rien n'indique que nous en sortirons avec des réponses", affirme le secrétaire général de la CGT.

Les huit confédérations syndicales, qui ont signé une plate-forme de revendications communes, se retrouvent lundi pour décider des suites à donner aux manifestations du 29 janvier et aux propositions émises jeudi soir par le chef de l'Etat, qui les a conviés à une rencontre le 18 février.

"Nicolas Sarkozy veut poursuivre ses réformes mais la crise les invalide, les choses ont changé", affirme M. Thibault, "par exemple, supprimer un poste de fonctionnaire pour deux départs en retraite est totalement inopportun".

Le Chef de l'Etat, souligne-t-il, n'a pas apporté de réponse lors de son intervention sur "la question du pouvoir d'achat". "Le sujet porte sur les salaires, dit-il, pour l'instant, il n'y a pas de réponse, je n'ai rien contre discuter de la fiscalité, mais c'est un sujet global et qui prend du temps, or les mesures pour le pouvoir d'achat s'imposent tout de suite".

Sur le partage des profits, évoqué par Nicolas Sarkozy, "cette promesse a été déjà formulée, sans effet", dit-il, "ce sujet n'est pas inintéressant, mais il concerne seulement les entreprises qui ont des actionnaires".

Le 18 février, Bernard Thibault entend "discuter de beaucoup de choses et pas uniquement des propositions" du chef de l'Etat, notamment "du contrôle des aides publiques aux entreprises, de la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, de la remise en cause des politiques qui ont échoué".

"Le Medef a demandé jeudi matin la suppression de la taxe professionnelle, il a obtenu satisfaction le soir même, nous, nous attendons encore", dit-il.


06.10.2008

LA CONTESTATION DNS LA RUE DEMAIN 07/10/2008

200810061270_zoom.jpgGrève : demain, foule de contestations dans les rues
Social. Les syndicats voient dans les turbulences financières une raison de plus pour agir.



La cristallisation du mécontentement social. Photo DDM JOEL BOYEÀ la faveur de la « Journée mondiale sur le travail décent » impulsée par la Confédération syndicale internationale (CSI) - qui se traduira par quelque 170 manifestations, concerts, colloques et actions dans le monde - les syndicats français organisent demain une journée d'action, la première depuis les vacances d'été. Six syndicats (CGT, CFDT, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Unsa) ont décidé de profiter de la journée mondiale de la CSI pour lancer une journée d'action sur l'emploi, les salaires, les conditions et la durée du travail, la protection sociale et les services publics. Quelque 87 manifestations et rassemblements sont prévus dans toute la France.

Mais l'unité syndicale ne sera pas de mise. Pour Force ouvrière (FO) et la CFTC, il n'était pas question, en effet, de rejoindre cette initiative. « Il faut laisser à cette journée de solidarité internationale son caractère international, sur le respect des normes du travail… Sur la situation nationale, il y a des choses à faire, mais un autre type de mouvement est nécessaire », a déclaré le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, déplorant une journée « fourre-tout » et « une manif de plus qui ne permettra pas d'obtenir satisfaction. »

Cette division laisse planer le doute sur la mobilisation, dans la rue comme pour les grèves dont des préavis ont été déposés (lire ci-dessous). Marcel Grignard (CFDT) admet volontiers que « ce ne sera sûrement pas une journée où l'on battra le pavé massivement. »

Mais en pleine crise financière mondiale, les six syndicats qui appellent à l'action entendent rappeler au gouvernement qu'il ne doit pas rechercher exclusivement dans la crise internationale les raisons des difficultés sociales et économiques de la France.

Nicolas Sarkozy « a tendance à grossir une partie de l'impact de la crise financière pour s'exonérer d'un débat sur sa propre politique économique et sociale. On ne peut pas attribuer à la seule crise internationale des éléments qui sont dus à des choix de politique intérieure », estime ainsi Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, fustigeant un gouvernement « spécialiste de la plomberie financière. »

Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) estime lui aussi que la crise financière « est une raison supplémentaire de se mobiliser. »