14.06.2008

LASORTIE DES TRENTE CINQ HEURES PAR DEVEDJIAN LE MANANT....

LE FOU DU ROI A ENCORE FRAPPE

mercredi, 21 mai 2008
"La sortie des 35 heures est un engagement de la campagne électorale"
J'étais ce matin l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL:




Patrick Devedjian invité de RTL (21 mai 2008)
envoyé par rtl-fr
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Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Patrick Devedjian.

Patrick Devedjian : Bonjour.
L'UMP, avez-vous dit lundi, demande avec force le démantèlement définitif des 35 heures ? Xavier Bertrand, ministre du Travail, puis Nicolas Sarkozy, président de la République, vous ont désavoué. C'est pas trop dur, ce matin, Patrick Devedjian ?
C'est pas dur d'abord, parce que le Parti de l'UMP, ce n'est pas le gouvernement.

C'est différent ?
C'est différent.

Il est à la pointe...
Et sa vocation, c'est d'être en avant du gouvernement que d'ouvrir des débats, de déminer des débats. Les 35 heures, vous savez, il y a dix ans que la Droite critique les 35 heures. Dix ans. A juste raison parce que les 35 heures, ça a ravagé le pouvoir d'achat, ça pèse aujourd'hui encore pour 15 milliards sur le Budget de l'Etat, c'est-à-dire que l'Etat finance des allègements de charge, c'est-à-dire subventionne pour ne pas travailler. On peut peut-être en faire un meilleur usage de cet...

Donc, vous persistez ce matin, Patrick Devedjian, vous demandez la disparition des 35 heures ?
Bien sûr, c'est un vrai sujet. Bien sûr, c'est un vrai sujet.

Et le fait d'avoir été démenti par le ministre du Travail. Le Président de la république ne ternit pas le débat ?
D'abord, ce n'est pas un démenti. Non, ce n'est pas un démenti. C'est une nuance apportée, c'est un débat. Et c'est le rôle de l'UMP de l'ouvrir. Xavier Bertrand est dans son rôle de ministre. Et je ne conteste absolument pas cela. Il apporte des nuances. Il est pour des allègements, des assouplissements. Moi, je suis pour aller plus loin. En fait, ce qui nous différencie, c'est qu'il est pour le maintien de la durée légale. Et moi je souhaite qu'à l'occasion de la loi sur la représentation syndicale qui va équilibrer davantage le pouvoir entre les syndicats et les dirigeants dans une même entreprise, on puisse donner du grain à moudre au dialogue social. Et je souhaite qu'il y ait un paquet social à l'intérieur de chaque entreprise qui soit négociable par les partenaires sociaux et que notamment la durée du travail dans l'entreprise, puisse être un élément de cette négociation.

Négociation entreprise par entreprise...
Entreprise par entreprise avec les partenaires sociaux, avec l'accord majoritaire et donc...



On va essayer de ne pas être trop technique !
... dans un pouvoir rééquilibré.

Le Parlement aura à connaître de la position commune que les organisations syndicales et patronales ont arrêté en avril sur la représentativité des syndicats. Dans son article 17, cette Opposition commune dit qu'on pourra négocier par entreprise pour dépasser le contingent conventionnel d'heures supplémentaires.
Vous avez raison.

Vous, vous souhaitez amender cet article 17.
Non, ce que je veux vous dire, c'est que d'abord sur les heures supplémentaires, on a déjà légiféré quatre fois. Donc, vous me proposez là de légiférer une cinquième fois...

Pas moi ; mais les syndicats qui se sont entendus.
Alors, je pense, si vous voulez, qu'il faut un jour ou l'autre, en sortir parce qu'on peut aussi légiférer une 6ème fois, une 7ème fois, éternellement.

Donc vous ne souhaitez pas que cet article soit adopté ?
Non, ce que je souhaite c'est que ça soit élargi et que les partenaires sociaux qui sont quand même capables de faire cela, puissent avoir le droit de négocier également sur le seuil de déclenchement. Vous savez, la notion de durée légale du travail, ça n'existe pas en Allemagne. Par exemple, il y a la notion de durée maximum du travail en Allemagne, mais il n'y a pas la notion de durée légale qui sert de seuil de déclenchement aux heures supplémentaires. On peut imaginer comme c'est le cas dans d'autres pays donc, que le moment du déclenchement des heures supplémentaires, il est négocié entreprise par entreprise en fonction de la situation économique et sociale de l'entreprise et du rapport de force entre les partenaires sociaux et les dirigeants de l'entreprise. Ca s'appelle la démocratie sociale.

Pour être clair, Patrick Devedjian, vous souhaitez pouvoir amender la position commune quand elle sera présentée ?
Je souhaite que le débat évolue...

Non, non. On a compris !
... On a une occasion-là importante, autant la saisir.

Vous souhaitez l'amender.
Mais on peut aussi le faire un peu plus tard, pourvu qu'on le fasse. Moi je souhaite qu'on le fasse cette année.

Déjà c'est un peu plus long.
Non, non.

Cette année ?
Parce qu'il faut respecter les partenaires sociaux.

D'accord. Alors, soyons concret. On a un exemple : Peugeot-Peugeot qui fabrique des scooters. La direction veut renégocier les 35 heures dans ces sites du Doubs et du Haut Rhin. 1.050 emplois sont en jeu ; et ils veulent sortir des 35 heures. Vous soutenez, par exemple, ce dossier ?
Non. Ce que je souhaite...

Ah, c'est compliqué !
Bien sûr, c'est compliqué. C'est toujours compliqué mais on peut essayer de simplifier quand même. Ce que je souhaite c'est qu'il puisse y avoir une négociation.

Oui, c'est ça. C'est ce que veut la direction.
En l'occurence entre les dirigeants et les partenaires sociaux dans le cadre d'une représentativité révisée qui donne plus de force aux syndicats pour que les salariés ne soient pas démunis face à la direction et qu'au vu de cet accord, on puisse effectivement renégocier. Et puis s'il n'y a pas d'accord, la durée légale s'appliquera. Mais s'il peut y avoir un accord, alors on sortira de la durée légale.

Xavier Bertrand parlait à propos de Peugeot, d'une forme de chantage que font les directions sur les salariés. Donc, voyez qu'entre vous et le gouvernement, il y a quand même une grande distance, ce matin, sur cette question.
Mais il y a un débat. Mais bien sûr. Et c'est le rôle de l'UMP. L'UMP n'est pas seulement en soutien du gouvernement. Elle doit être devant. Elle doit proposer les réformes. Elle doit avancer. Je rappelle quand même que la sortie des 35 heures, c'est un engagement de la campagne électorale.

De qui ?
Du président de la République.

Il ne tient pas ses engagements ?
Si, il les tient, ses engagements ; mais nous voulons que ça aille un peu plus vite.

Donc, il les tient trop lentement.
Parce que c'est pas simple ; et puis, il y a aussi des forces conservatrices.

Ah oui, bien sûr ! Alors, l'UMP joue le rôle de l'avant-garde donc. Quelle doit être la position de l'UMP sur ce débat du départ de l'âge à la retraite ? Le Conseil d'orientation des retraites dit : il faudra cotiser jusqu'à 61, voire 62 ans. Qu'en pense l'UMP, Patrick Devedjian ?
Bien sûr ! Ecoutez, on ne peut pas, à la fois (c'est amusant qu'on parle des deux successivement !). On ne peut pas à la fois travailler moins dans la semaine et à travailler moins dans la vie et avoir une durée de vie qui s'allonge et pouvoir la financer.

Et donc, la position du secrétaire général de l'UMP, ce matin au micro de RTL, c'est : il faudra cotiser au-delà de 60 ans pour partir à la retraite ?
Je suis évidemment pour la cotisation à 41 ans parce que je ne vois pas d'autres...

Non, non, non. Départ à la retraite : 61, 62 ans.
Eh bien, ça fait 40... Ce qu'il faut, c'est 41 ans.

L'âge légal du départ à la retraite ? C'est ça ma question, vous l'aviez très bien compris ?
Ce que je vous réponds. Bien sûr, vous franchirez les 60 ans. La plupart du temps, vous franchirez les 60 ans, si vous avez besoin d'avoir 41 annuités.

Et il faut légiférer pour faire démarrer l'âge légal de la retraite plus tard ou pas ?
Je pense que si nous avons les 41 annuités et que nous votons sur le fait d'avoir les 41 annuités, nous réglons le problème.

Pas trop d'avant-garde quand même ! Trop d'avant-garde pourrait nuire à l'avant-garde.
Attendez, c'est clair ce que je vous dis quand même.

Très bien ! Vous avez participé, hier, au petit-déjeuner de la Majorité. Il se tenait à l'Elysée et on a appris à cette occasion, qu'il se tiendrait désormais toutes les semaines à l'Elysée alors que traditionnellement, il se tenait à Matignon.
Enfin, non, c'était partagé.

Oui, c'était partagé. D'habitude, c'était tout le temps à Matignon ; et puis, un peu partagé. Maintenant, tout le temps à l'Elysée.
Oui.

Certains y voient un signe de l'affaiblissement du Premier ministre. On se trompe sans doute, Patrick Devedjian ? Ce sont les mauvaises langues qui disent ça !
Oui, on se trompe.

Bien sûr !
Moi, je suis très demandeur que le président de la République soit davantage investi dans la vie de la Majorité et dans la vie de l'UMP dont il est à la fois l'inspirateur ; et je rappelle quand même qu'il est le porteur de la légitimité démocratique et en particulier, pour la Droite.

Et le Premier ministre, un peu plus désinvesti ?
Le Premier ministre est, au contraire, celui qui met en œuvre la politique du président de la République. Je peux vous dire d'ailleurs que le Premier ministre qui a vocation à animer la Majorité parlementaire a beaucoup de travail devant lui.

Vous avez toujours la confiance du président de la République dans votre rôle de Secrétaire Général de l'UMP, Patrick Devedjian ?
Je le crois, oui.

Il vous l'a dit. Il vous a dit : "C'est bien ce que tu as dit sur les 35 heures ?"
Je crois avoir sa confiance. Et je crois qu'en permettant au parti d'exister, d'être devant le gouvernement, je lui fais jouer son rôle.

Patrick Balkany disait tout à l'heure : "S'il continue comme ça, Patrick Devedjian, il finira à l'ANPE".
Chacun, ses références !

Patrick Devedjian, à l'avant-garde de l'avant-garde de l'avant-garde, invité de RTL, ce matin. Bonne journée.

08.06.2008

TOUJOURS DE L'AUDACE PAR YVAN DE LA NOE...

Alain,
Un empêchement de dernière minute
Une journée de travail, un pur moment de bonheur
Samedi denier devait une journée chargé de rencontres, d'échanges et de travail avec l'invité de notre Fédération : Bertrand Delanoë. Je devais à l’invitation de notre premier secrétaire de ville, Marc de la Coatanéa. En effet, je devais me rendre à la librairie Dialogues, sous les arches de la rue de siam, pour poser des questions insidieuses à ce cher Yvan de la Noë, j’étais en forme pour lui poser de ces questions dont l’on ne s’en remettrait pas, surtout que je connaissais son bréviaire à la miterrando-jospino-mandes-francienne, ouf je l’ai dit, par coeur, 290 pages cela ne s'oublie pas, en jouant sur la taille des caractères ils auraient pu le faire en 150 maxi.
Dans toute cette histoire, moi je passé à coté, pourquoé, l’appel du troisième age, en la personne de ma vénérée mère, qui avait décidée (je blague) que ce serait ce jour là que je devrais lui retapisser sa chambre. J’ai commencé le boulot par la gauche et l’est fini par la droite, comme quand on lit un livre, toujours de gauche à droite, tout compte fait celui de De La Noë, (DLN en abrégé) , j’aurais pu le lire en diagonal vu le peu d’intérêt (financier ou pas pour les éditions Robert Laffont ou la referont plus, cela dépend du nombre d’exemplaires vendus) que je lui ai trouvé, oui mais Marc lui ….
Heureusement Marc y était, c’est bien là l’essentiel.
Un compte rendu succinct tant à dire, que ce fut une excellente fin de matinée (heureusement qu’il y avait Bernard Hinault après, car sans cela journée foutue.
Excellente journée, commencée à la librairie Dialogues où le Maire de Paris Yvan de la Noë, auteur de l'ouvrage De l'audace! a échangé avec un public désireux d'en savoir plus sur les intentions de celui qui occupe désormais une place centrale au Parti Socialiste.
Tout à fait ni de gauche ni de droite, à droite quand il faut y être, à gauche quand il faut y être, et au centre s’il le besoin s’en était fait sentir

Donc en résumé Marc le trouva génial, je dis çà c’est génial !!!!

Simplicité et clarté de réponses, du tac au tac, exprimant la démarche qui est la sienne: volontaire et exigence tout en affirmant une volonté de travail collectif et refusant de répondre sur ce qui n'est pas essentiel : qui sera candidat en 2012 pour le PS?

Je partage cette approche des échéances.

Nous pouvons nous déchirer si nous décidons de faire du congrès de Reims, le congrès de l'investiture à la prochaine échéance présidentielle.

Ceci n'a pas de sens.

Pas de sens, car qui sait dire aujourd'hui ce que sera la situation politique de notre pays dans quatre ans.

Qui peut prétendre aujourd'hui exprimer quelque espoir de conquête du pouvoir sans réussir en 2008 un congrès qui donne aux socialistes et plus largement à la Gauche les conditions de la mise au travail pendant les trois années à venir.

Chaque chose en son temps. Je ne peux que partager cette approche pragmatique.
Nous avons tant à faire entre nous pour être au clair avec les Français pour ne pas nous comporter dans l'opposition différemment de ce que nous ferions aux responsabilités.

Nous l'avons jusqu'ici que trop peu intégré. Nous, mais pas seulement. La politique souffre trop aujourd'hui de discours de conquêtes différents de ceux du quotidien. Qui est déjà le Président du pouvoir d'achat??

Alors, acceptons de mettre nos trois années d'entre congrès au profit de notre travail collectif et le moment venu, nous choisirons notre candidat(e) à l'élection présidentielle.

Pas avant.

Tel était le sens de notre échange ce samedi.


Sondage: Delanoë en tête des personnalités préférées des Français pour la tête du PS
PARIS - Le maire de Paris Bertrand Delanoë arrive en tête des personnalités que les Français souhaiteraient voir succéder à François Hollande à la tête du parti socialiste, selon un sondage CSA que publie "Le Parisien/Dimanche".
Bertrand Delanoë est choisi par 25% des sondés et arrive également en tête chez les sympathisants socialistes (30%) devant Ségolène Royal (21% et 28% chez les sympathisants socialistes) et Martine Aubry (15% et 14% chez les sympathisants socialistes).

Manuel Valls (7%; 10%), Pierre Moscovici (5%; 7%) et Julien Dray (4%; 4%).

Treize pour cent des sondés (3% des sympathisants PS) déclarent qu'ils ne souhaiteraient voir aucune de ces personnalités occuper le poste de premier secrétaire et 10% (4%) ne se prononcent pas.

- sondage réalisé les 4 et 5 juin par téléphone au domicile auprès d'un échantillon national représentatif de 1.008 personnes, âgées de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. AP

04.06.2008

RACHIDA N'A PAS CHANGE EN 6 MOIS.....

http://www.marianne2.fr/Rachida-Dati-Elle-est-nulle-!_a81...

10c463cb3bcdc668f23b78699c59a826.jpgRachida Dati ? Elle est nulle !
Mannequin ou ministre ? s'interroge-t-on gravement au sujet de Rachida Dati.

Dans son édition de jeudi, L’Express affirme que Rachida Dati aurait bidonné son CV, afin d’intégrer l’ENM.
Rachida Dati serait-elle devenue magistrat avec un faux diplôme ? C’est en tout cas ce qu’affirme L’Express dans son dossier d’hier :
"La rumeur a enflé pendant l’été. Elle court désormais tout Paris : la garde des Sceaux aurait usurpé ses diplômes. L’affaire est devenue tellement sensible que même le ministère de l’Intérieur a fini par s’en émouvoir. Jusqu’à présent, Rachida Dati n’a pas voulu se justifier face à ces ’ragots’. L’Express a enquêté sur la véracité de ses diplômes. Un seul de ses titres reste sujet à caution."

En effet, afin d’intégrer l’Ecole nationale de magistrature, l’actuelle ministre de la Justice aurait argué d’un diplôme qu’elle n’a jamais obtenu ! Un MBA européen du Groupe HEC ! L’école confirme que Rachida Dati n’a jamais décroché ledit diplôme.

Pour le cabinet de la ministre, "elle est partie sur un différend avec l’école..., conclut son cabinet, mais tout cela sera expliqué complètement dans le livre" que prépare la ministre. Le livre ? Un ouvrage d’entretien avec le journaliste du Nouvel Observateur Claude Askolovitch, dont les bonnes feuilles doivent sortir dans Le Point de la semaine prochaine !

Un livre conçu comme une réponse à une enquête plus critique, intitulée La Tricheuse, prévue pour les prochaines semaines (Karl Laske, journaliste à Libération et Laurent Valdiguié, rédacteur en chef à Paris Match).


Du côté de l’ENM, on ne veut surtout pas se mêler de cette affaire. A HEC, pas de réponse non plus.

Affaire à suivre...


Marianne suite


En tout cas nulle, incroyablement, indiscutablement, incurablement nulle.
Cela ne signifie pas qu'elle ne va pas continuer à parcourir son chemin de gloire politique, de lustre médiatique et d'adoration populaire. On la traitera comme on traite les mauvais écrivains et les artistes médiocres. Placés abusivement au pinacle, ils sont en permanence confirmés dans cette excellence qui leur a été octroyée à tort. Sur leur lancée, ils défient toutes les lois du bon goût, de la lucidité et de l'intelligence. Peu importe. Comme ils ont été promus par erreur, on s'entêtera à la justifier et ils seront d'autant plus magnifiés que leur réalité est étriquée.

Désastre ministériel
Rachida Dati bénéficie du soutien du Prince et à la longue on va finir par se demander pourquoi l'intuition et la dureté pertinente de celui-ci ne brisent pas le désastre intellectuel et ministériel quotidiennement constitué par cette femme qui sans doute joue le mannequin parce qu'elle a compris, avant beaucoup d'autres, qu'être ministre était trop pour elle
On voulait savoir et on a su. Une prestation lamentable au grand jury LCI-Le Monde. Un entretien calamiteux sur France-Inter avec Nicolas Demorand. Une interview affligeante dans Paris-Match. Une inaptitude presque totale au conceptuel et au discursif qui la conduit à fuir les réponses aux questions même les plus basiques. Dans son vocabulaire, elle dispose de quelques mots : important, Etat souverain, président de la République, je travaille, au service des français. Si une interrogation appelant une réplique plus nuancée lui est adressée, elle reste sèche et c'est pitoyable. Incapable de manier en même temps deux pensées contradictoires, pour soutenir Nicolas Sarkozy, elle ment par bêtise et par peur sur Enrico Macias et demeure coite devant les félicitations chaleureuses transmises à Poutine.

Coup de force permanent
On reste confondu. La démocratie est-elle tenue en si basse estime pour que cette personnalité arriviste et limitée ait eu à s'occuper d'abord de la Justice puis demain peut-être de l'Intérieur, sans évoquer son parachutage confortable et scandaleux pour les meilleurs dans le 7 ème arrondissement à Paris ?
On n'a même plus d'illusions sur sa capacité de travail. En tout cas sur les résultats de celui-ci. Elle sort et voyage beaucoup, c'est vrai. Nicolas Sarkozy l'emmène dans ses bagages et elle a le front de prétendre qu'elle accomplit quelque chose d'utile aux USA, en Chine ou en Algérie. Elle a toutes les audaces pour justifier une position qu'elle ne mérite pas. Elle est la favorite et nous sommes, en ce qui la concerne, retombés en monarchie ou en triste République : le mauvais est consacré.
Le travail dont elle nous rebat les oreilles, à quoi lui sert-il ? Elle n'est même pas capable de concevoir un zeste de début de politique judiciaire autonome. Elle attend, elle entend la voix de son Président et elle ressort mécaniquement ce qu'il a mieux dit.. Elle défend épouvantablement mal les projets qu'on lui a demandé d'assumer . Sur la réforme de la carte judiciaire, elle ne sait pas proposer des arguments de fond. Et elle la défend avec tant de pauvreté d'expression et de maladresse qu'elle est condamnée au coup de force permanent. Quant aux pervers sexuels dangereux qui devront demeurer par sûreté enfermés à l'expiration de leur peine, elle est impuissante à appréhender les problèmes que va poser une telle mesure et à démontrer pourtant sa nécessité.
Bref, c'est un désastre. Je suis sûr que tout le monde le sait. On la voit, on l'entend. Je questionne cette étrange anomalie qui n'a jamais atteint, sur le plan politique, de telles proportions. On n'a jamais pâti de la part d'un ministre, femme ou homme, d'une telle accumulation négative qui rend ostensible la médiocrité et éclatante l'incompétence.
Mannequin ou ministre ? Qu'elle choisisse la première voie, elle n'aura pas besoin de vrais certificats.
Nicolas Sarkozy doit bien s'amuser. Où l'excès de pouvoir se trouve-t-il le plus voluptueusement niché que dans la licence de nommer des incapables aux grands postes et dans l'injonction d'avoir à les célébrer malgré tout ?


Samedi 08 Décembre 2007 - 00:10

02.06.2008

LIVARO POUR LA CARLA DE NICOLAS, AU BRY POUR LES RECONSTRUCTEURS....

c9893f1a0ac8620bd3932e4c274b00b4.jpgLES MOUCHES AVAIENT TROUVE REFUGE, ON NE LES A PLUS ENTENDU DE LA JOURNEE

"Je veux retrouver cette joie d'être de gauche", lance-t-elle. "Nous devons être fière ce de que nous sommes. Moi, je suis fière. Fière des congés payés, de la suppression de la peine de mort, du PACS, des 35 heures, de la CMU...". Avant de tacler Ségolène Royal - "On n'a pas fait de politique depuis deux ans" - et Bertrand Delanoë -"Nous sommes tout simplement socialistes, pas besoin d'ajouter des qualificatifs - allusion à la déclaration du maire de Paris dans son livre De l'audace! : "je suis socialiste ET libéral" .
PS: Une autre femme est possible
Par Marie QUENET
Le Journal du Dimanche

A la recherche du troisième homme ou... femme. Ils semblent nombreux au PS à rejeter un duel entre Delanoë et Royal. Après l'aile gauche mercredi, François Hollande jeudi, c'est au tour des reconstructeurs de monter au créneau. Ce mouvement, qui regroupe des amis de DSK, de Laurent Fabius, d'Arnaud Montebourg et de Martine Aubry, organise aujourd'hui à Paris une "journée d'échanges et de débats". L'occasion de voir leurs convergences... et de mettre en piste celui, ou celle, qui pourrait incarner la troisième voie?
Officiellement, bien sûr, les quelque 800 militants et cadres attendus ne débattront que du "fond". Loin des combats de chefs. Des "fausses querelles sur socialisme et libéralisme". Il n'empêche. Parmi les personnalités présentes dans la salle - Fabius, Bartolone, Cambadélis, Moscovici... -, Martine Aubry devrait tenir la vedette. D'autant que la maire de Lille, brillamment réélue en mars, compte bien prendre la parole. "Une mise en orbite" selon certains.

De fait, parmi ces élus de différentes sensibilités, plusieurs vantent aujourd'hui les qualités de l'ex-numéro 2 du gouvernement Jospin: une "femme d'Etat", incarnant "les dernières grandes réformes sociales de la gauche" comme les 35 heures, ayant prouvé ses capacités de rassemblement aux municipales. De quoi séduire des strauss-kahniens comme Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France. Mais aussi des fabiusiens: Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS, ferait circuler un appel "Une autre femme est possible". Et l'eurodéputé Benoît Hamon, figure de la gauche du PS, avoue que les mots de Martine "sonnent doux" à ses oreilles.

"Fabiusiens et strauss-kahniens, c'est la carpe et le lapin"

Pour l'instant, la fille de Jacques Delors avance avec prudence, martelant qu'il faut jouer collectif. Mais ses amis font passer le message: "Martine est très motivée pour peser dans les débats du parti." L'édile et ses proches bouclent une contribution. Et s'apprêtent à discuter avec les puissantes fédérations du Nord et du Pas-de-Calais pour arriver à un texte commun. Jack Lang, député du Pas-de-Calais, approuve: "A ce stade, mon voeu serait que des idées et des talents se retrouvent autour d'une contribution dont la première signataire pourrait être Martine Aubry", tout en assurant qu'il "n'écarte pas Bertrand Delanoë".

Et si la synthèse Aubry échoue? D'autres noms circulent. Le député fabiusien Claude Bartolone a déjà dit qu'il fait partie des "cinq ou six qui pourraient prétendre au poste de premier secrétaire du PS". Certains évoquent le député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis. Ou le député européen Benoît Hamon, qui prépare avec Henri Emmanuelli un rassemblement "à vocation majoritaire" pour tirer les leçons de "l'échec du modèle libéral". Surtout, le député du Doubs, Pierre Moscovici, a déjà fait acte de candidature. Emancipé de son mentor DSK, le quinqua plaide pour une "option clairement réformiste". Il a déjà le soutien du courant strauss-kahnien Socialisme et Démocratie, d'Arnaud Montebourg, et la préférence de Manuel Valls.

Face à cette litanie d'adversaires potentiels, les états majors de Delanoë et Royal affichent leur sérénité. "Je ne sais pas quels sont les points communs entre Bartolone et Cambadélis, si ce n'est de penser chacun à quelqu'un d'autre pour 2012..." ironise un proche du maire de Paris. "Regrouper les fabiusiens qui ont voté non à la Constitution européenne et les strauss-kahniens qui ont voté oui, c'est le mariage de la carpe et du lapin, renchérit un ami de Ségolène Royal. Le vrai sujet, c'est François Hollande et les grandes fédérations."

"Un nouveau ventre mou"

Car le premier secrétaire, lui aussi, manoeuvre pour éviter que le congrès de Reims ne se résume à l'affrontement Delanoë-Royal. "Si la sincérité des convictions l'emporte sur les positionnements tactiques, il n'y a aucune raison qu'on ne se retrouve pas sur la même motion avec Royal, Delanoë, Hollande et beaucoup d'autres", décrypte un de ses proches, le député André Vallini. "Un nouveau ventre mou", rétorquent leurs opposants, pour lesquels le député de Corrèze cherche surtout à préserver ses chances pour 2012.

Et si d'aventure ce scénario se réalisait, plusieurs noms circulent pour occuper la tête du parti. Le député Julien Dray, qui postule officiellement, le numéro 2 actuel François Rebsamen, et surtout deux hommes au profil plus rassembleur bien qu'ils démentent être candidats: l'ancien ministre Michel Sapin et Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS à l'Assemblée, qui travaille à une contribution avec les socialistes de l'Ouest.

Au niveau local, des bataillons se mettent aussi en mouvement contre le match Delanoë-Royal. Gérard Collomb, le maire de Lyon, et Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, ont annoncé le dépôt d'une contribution commune pour le congrès. "Notre but, c'est de pouvoir constituer une force d'interposition, à basse tension guerrière et, si possible, à haute tension intellectuelle", explique l'édile lyonnais. Il entend discuter maintenant avec les fédérations du Nord, du Pas-de-Calais et de Bretagne pour faire un front commun. Mais pas sûr que ces "casques bleus" tombent aussi d'accord sur leur commandant.

"Nous avons laissé nos querelles passées à la porte". Ce message, les proches d'Arnaud Montebourg, de Laurent Fabius, de Martine Aubry et de Dominique Strauss-Kahn l'ont martelé toute la journée de dimanche. Autoproclamée "les Reconstructeurs", cette alliance hétéroclite s'est réunie à Paris pour une journée "d'échanges et de débats". Et qu'importe cette citation, attribuée à un "ami de Ségolène Royal", publiée le matin même dans le Journal du Dimanche : "regrouper les fabiusiens qui ont voté non à la Constitution européenne (en 2005, ndlr) et les strauss-kahniens qui ont voté oui , c'est le mariage de la carpe et du lapin". Les participants à la réunion préfèrent en rire. "Nous ne sommes pas dans une basse-cour, ni même dans un étang", lance le jeune lion Arnaud Montebourg. "Quant à moi, je vous promet qu'au congrès de Reims, il n'y aura ni carpe, ni lapin au menu", assure Adeline Hazan, fraichement élue maire de cette ville de Champagne où se déroulera le congrès du PS en novembre.

lLA GUERRE DES CLANS ET DES CHEFS RECOMMENCENT....

Qui sont tous ces hommes et ses femmes qu veulent absolumment représenter, une grande majorité des Français que l'on peu évaluer à environ cinquante pour cent de l'électorat.
Avec les différents mandats qu'ils cumulent et ceci depuis fort longtemps, ils semblent compatir à la douleur, à la misère, à la paupérisation des classes des plus pauvre.
Un enseignant qui par chance va arrivé très vite au onzième echelon de la catégorie, ne dépassera pas les trois mille euro, les infirmier (e)s , personnels soignants, ambulanciers employés, quel est leur salaire à la fin du mois.
Dans les entreprises d'électroniques, tout par à la mondialisation, il en va de même dans les secteurs de la mécanique, idem. Dans les services de la grande distribution, du batiment, tous ses petits retraités qui gagnent à peine de quoi survivre dans leurs maison, et encore moins en maisons de retraite, sont les parias de la sociétés quand je les entends crier, hurler, pleurez, hurler, je crie et je hurle pour.
Nos grands hierarques qui sont aux comment de l'institution de de lustres, ne pensent qu'a leur aura et c'est bien laà le plus désastreux dans cette situation
On demande à des adhérents de bases de se pononcer pour des gens qui sont pour la plus part d'un autr monde, des gend qui cumule fonctions de maire , président de métropole, voir de député, avec tous ces voyages qui sont réalisés par rattachement avec la mission parlementaires à l'étranger
Messieurs les députés PS, Députés PS Européen, nos sénateurs idem, avez vous réalisé l'expertise de vos émolluments en fonction du travail que vous pouvez réaliser dans votre journée.
Pour ma part je suis profondémment inssu que celà soit vous les nantis qui puissiez vouloir défendre ce que vous appellez vous la classe moyenne. Nous n'avons rien en commeun à par de petits secrétaires fédéraux qui ont des dents à raillier le parquet, et qui souhaiteraient malgré tout monter dans la hiérarchie du PS

Nous Monsieur Hollande, Monsieur DELANOË. Mme AUBRI, Monsieur SRAUSS-KHAN, Monsieur FABIUS, ROYAL and consors, nous sommes de la monnaie de singe et nous ne pouvons nous ne comptenter que de glissser des bulletins de votes pour des candidats qui la plus part des cas se haissent profondément.

31.05.2008

EMPLOI,TOUT SE JOUE DES L'ENFANCE......

Voici ce que j'ai pu lire sur le site de TERRA NOVA ce jour

Emploi, tout se joue dès l’enfance
Écrit par Dominique Méda
Dominique Méda, philosophe et sociologue, spécialiste de politique sociale

15 mai 2008

Il faut cesser d’alimenter le cercle vicieux consistant à laisser se développer des emplois peu qualifiés (160 000 jeunes sortent tous les ans de leur parcours scolaire sans diplôme ou qualification) ou du temps partiel (18 % des emplois salariés) et à devoir ensuite consacrer des dépenses publiques énormes pour compenser, prendre en charge via des allégements de cotisations sociales, la PPE (Prime pour l’emploi), le RSA (Revenu de solidarité active). Il faut investir sur la ressource humaine plutôt que réparer. Nous devrions raisonner comme les pays nordiques, qui investissent dans la qualification, la formation et la qualité du travail tout au long du cycle de vie. Dès les premières années, ces pays développent des modes de garde de qualité qui permettent aux enfants de progresser sur un pied d’égalité. Il faut ensuite privilégier des classes de petite taille qui mettent tout en œuvre pour faire réussir tous les enfants. Enfin, il faudrait investir tout au long de la vie dans la formation (un quart de la main-d’œuvre nordique était en formation dans le dernier mois contre 7 % en France) c’est la seule manière d’être moins accessible à la concurrence des pays à bas coûts. Par ailleurs, en améliorant les conditions de travail, on peut faire travailler les seniors plus longtemps. Cet ensemble de mesures permettrait de nourrir la qualité de l’emploi : c’est-à-dire un travail décent, à savoir un travail avec un salaire qui permet de vivre sans le soutien permanent de l’Etat, qui permet de conserver la santé et présente des garanties de sécurité, et qui permet de concilier vie professionnelle et vie familiale.
Quels commentaires apportés à cet édito?
Je pense sincèrement qu'il y en à plusieurs, les quantifier serait ridicule, pourquoi?
Chaque individu, chaque enfant, est unique, penser que son avenir se joue dès sa propre enfance est utopique.
A chaque instant de sa vie, l'enfant change (comme il en va de même de la votre), dès son plus jeune âge, ce sont les parents qui décident de son avenir, proche ou lointain. Les décisions, qui sont prises à l'instant T, sont elles valable à T+1, je ne le pense pas.
Si je prends mon cas personnel, où ma scolarité n'a pas été très brillante (cela se passait dans un autre millénaire, dans un autre siècle, faire de brillantes études n'était pas une finalité en soit) on pouvait toujours certes avec plus de labeur que les intellectuels, évolués dans le monde du travail, dans son entreprise ou ailleurs, bon nombre d’autodidactes ont réussi, là ou des intellectuels ont échoué.
Mais, oui parce qu’il y a un mais, c’était à une période ou le travail en France était abondant, le capitalisme en léthargie, la mondialisation en était à ses balbutiements, et les frontières douanières présentes.
Le contexte Français et international a profondément changé, au sacré nom du profit, du capitalisme financier ce n’est plus la même donne.
Quels impacts pour notre société, et celles des autres, qu’elles soient (nordiques ou autres, ils y viendront tous), c’est celui de la démotivation, du désintéressement «total» dans les vraies valeurs de la solidarité.
Il est bien utopique de nous faire croire, que dans les pays nordiques le système éducatif est bien meilleur que celui de la France (cherchons des prix Nobel dans ces pays, notre CNRS n’est-il aussi attractif que les grands pôles de recherches dans le monde)
Hormis les emplois liés au développement industriel, les emplois du bâtiment, celui des services, il n’y a plus de possibilité de nouvelles sources d’emplois.
Un mot sur l’emploi des seniors, j’en suis, de les faire travailler plus longtemps, une seule remarque, lorsque que l’on ne peut plus tirer sur le prix des matières premières, c’est sur la main-œuvre que l’on tire, les sociétés d’intérim fleurissent !!! Les grandes entreprises privés ne cherchent plus à retenir les seniors quelque soit leurs compétences, ces entreprises cherchent du cash, du profit, les actionnaires ne connaissent que les % à deux chiffres.
L’expertise n’est pas toujours là ou on peut penser là trouver….
En conclusion comparons ce qui est comparable, ne nous fions pas aux faux-semblants

VOUS RAPPELEZ VOUS DE L'EMISSION : LA TETE ET LES JAMBES

Issu d'un autre blog SieurVasseur

J’exhume ce post datant du 22 mars 2007 pour la bonne raison que le site du Nouvel Obs l’a mis en lien hier … A l’époque voue étiez 80 à l’avoir lu… A la relecture, il reste d’actualité.



C’est un exercice inutile mais particulièrement jubilatoire pour « l’auteur » de se livrer à des prospectives improbables en tentant de s’appuyer sur son ressenti, ses expériences au sein du PS. Je m’excuse de refaire un petit tour du propriétaire mais il y a des évènements qui conditionnent le devenir du PS.

Le PS a désormais passé les 35 ans d’age… j’avoue que cette longévité l’échelle de la vie politique française est étonnante surtout que ses fondations repose essentiellement sur un homme, un contexte et un corpus idéologique particulièrement flou. A contrario des grands partis sociaux démocrates, le PS n’a jamais tranché de manière claire sa relation à l’économie… oscillant au gré des périodes de pouvoir et d’opposition. A cela, on doit ajouter une structuration et un fonctionnement de l’appareil qui n’a guère évolué depuis ses débuts… hormis l’introduction du vote nominal sur le 1er secrétaire au niveau national et fédéral, on ne peut pas dire qu’il y ait eu une réflexion soutenue pour prendre en compte les évolutions de la société.
A mon sens, le PS ne pourra se sortir de ses difficultés actuelles sans s’épargner un débat de fond sur ces deux éléments.
Sur les questions liées à l’appareil, les militants semblent avoir une longueur d’avance sur les dirigeants… ces derniers ont fait preuve d’une grande cécité en deux dates 1993 et 2004. En 93, à la suite de la débâcle électorale alors que déjà les militants avaient déjà le sentiment que les élus et dirigeants (qui sont très souvent les mêmes) étaient coupés des réalités de la vie quotidienne, rien n’a changé… on a redistribué les cartes sommairement et roule ma poule… Cinq ans plus tard, dans les sections, beaucoup de militants qui tentaient de faire remonter du terrain la mise en pratique de certaines de nos réformes phares avaient à nouveau le sentiment de ne pas être entendu… on connaît la suite… et surtout, hormis coller la responsabilité de la défaite sur les autres… ben toujours rien. En 10 ans, le PS est passé d’un socle électoral de 30% à 20%. Pourtant dès 2001, les résultats de municipales auraient dû interpeller plus d’un dirigeant (seul Mauroy demandait de prendre garde à ses résultats en trompe l’œil), le PS a perdu quantité de ville moyenne mais heureusement Paris et Lyon sauvaient les apparences… hélas !!

Autre évènement, plus heureux, les régionales de 2004… divine surprise pour nos dirigeants… et je crois que, paradoxalement c’est ce qui a aidé de convaincre bon nombre de militants de s’affranchir de la tutelle « bienveillante » des notables du parti, au moment des votes internes.

Première épisode, le référendum interne et son résultat qui en première lecture peut sembler dans l’ordre des choses… or quand on connaît un peu le fonctionnement du Parti, le résultat interne est inespéré pour les partisans du « Non »… mais au-delà du chiffre, il y a eu un débat fort dans les sections qui a transcender les courants traditionnels… les débats convenus et souvent préréglés ont, dans beaucoup de sections, laissé place à une confrontation d’idées entre Militants… c’est la première fois que la démocratie s’est exprimée avec autant de force en son sein. Ca aussi, c’est passé un peu inaperçu dans les bureaux feutrés des grandes instances.

A vrai dire, mais je dois me tromper, je crois que Ségolène Royal a compris ces deux mouvements issues de la base : besoin de s’exprimer et volonté de sortir d’une forme de dépendance à l’égard des dirigeants.

Certains pensent que SR doit son investiture aux médias… pour moi c’est faire insulte à l’intelligence des militants… DSK et Fabius sont avant tout représentatifs de ces « dirigeants éternels et infaillibles », au-delà des qualités respectives de chacun. D’autre part la réalité du site désir d’avenir n’est pas le fruit des médias mais bien de son appropriation par un certain nombre de militants… c’est en fin de course que certains « éléphants » ont rejoint Royal. Et à la décharge de cette dernière, sa capacité à s’affranchir de certains sujets sensibles ou tabous.
Ces deux votes et les débats internes qui ont précédés, sont des moments importants, voire fondateurs, d’une nouvelle aspiration des militants : ils existent, ils réfléchissent, ils votent… en somme, une prise de conscience collective sur le poids qu’ils peuvent avoir dans le parti, et ce sentiment je crois qu’il est désormais fortement ancré chez la plupart des militants.

De cela, j’en tire plusieurs conséquences pour l’après.

Le PS ne pourra faire l’économie d’un débat de fond, quelque soit le résultat, devant les militants anciens et nouveaux… si ils sont encore là après cette campagne de « mauvaise grâce ». Au cœur de celui-ci, l’économie (j’y reviendrai par la suite) et comment peut on faire fonctionner un grand parti en ce début de XXI sc. Sur ce deuxième point, plusieurs interrogations demeurent : peut on encore associer mandat électif et instances dirigeantes ; comment garder les nouveaux adhérents et donc, sous quelles formes les associer aux débats internes ; comment renouer des liens avec les syndicats (nous sommes le seul parti socialiste, je n’utilise pas volontairement le terme social démocrate, a avoir des relations aussi distantes avec les syndicats), les « intellectuels » ; la relance du processus européen pour qu’on ne peut laisser sans réponse.

Ces questionnements ne sont pas anecdotiques, ils conditionnent pour bonne part les orientations générales du Parti Socialistes mais aussi de la prise en compte du réel dans ses choix programmatiques.

Couplé à l’économie, au malaise persistant entre militants et dirigeants, aux non-choix dont on mesure l’impact électoral, tous les ingrédients d’une recomposition sont dans l’entonnoir… mais… il y a un « mais » qu’a parfaitement posé Malakine… à un an d’élection locale… quid des élus ? Alors que ces derniers influencent encore fortement le PS... Cependant le Parti Socialiste et ses militants peuvent-il encore attendre cette refondation dont il a grand besoin ?

30.05.2008

VOUS AVEZ LE MORAL, NE LISER PAS L'ARTICLE

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/05/29/ps-dix...



François Hollande est premier secrétaire du Parti socialiste
Dix questions pour un congrès, par François Hollande
Le Parti socialiste est dans une situation paradoxale : il vient de remporter des élections locales qui font de lui le premier parti de France, mais il s'est révélé incapable de gagner l'élection présidentielle, faute d'avoir réussi à assumer son identité. Il représente la seule force d'alternative à la droite, mais il peine à rassembler autour de lui, faute d'alliances stabilisées. Enfin, s'il est devenu plus homogène sur le plan des idées – la nouvelle déclaration de principes en est l'illustration –, il peine à faire vivre sa cohérence, faute de bien régler la question présidentielle.
L'enjeu du congrès qui s'annonce est donc de relever ces trois défis : le projet, la stratégie, les rôles respectifs du parti et du candidat. Ce sont les conditions nécessaires pour pouvoir être en situation de vaincre en 2012.
J'avais pris l'engagement, en 2005, de ne pas prétendre à ma propre succession. Je le respecte, après plus de dix ans passés à la tête du PS. Je suis conscient des atouts considérables que recèle cette formation politique : le dévouement de ses militants, la densité de son réseau d'élus, la crédibilité dans son exercice du pouvoir – local comme national. Mais je suis lucide sur ses fragilités : individualisme des comportements au sommet, étroitesse sociologique de sa base, vulnérabilité de son assise électorale.
TARATA TARATA
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BON COURAGE

SONDAGE SUR "L'AUDACE DE DELANOË" DU "NEGRE" LAURENT JOFFRIN

39% des Français séduits par "l'audace" de Bertrand Delanoë et de son "nêgre de service Laurent Joffrin"
Alors que la politique économique du gouvernement bat de nouveaux records d'impopularité, « de l’audace », le livre de Bertrand Delanoë, qui y développe l'idée que «seule l’économie de marché crée des richesses nécessaires au progrès social» ne convainc ni les Français, ni même les sympathisants socialistes, selon un sondage BVA-France Inter-Les Echos publié le 27 mai.
Effectivement on peut se poser des questions lorsque l'on cède la gestion de Velib à decaux et les pylones d'éclairage "pour le développement de la WIFI" à SFR et Alcatel Lucent pour la partie technique
"Se positionner sur le social"
Moins de 40% des Français, dont autant des sympathisants de l'opposition qui adhèrent à la théorie de M. Delanoë contre 39% des sondés, dont 44% des militants de gauche qui estiment qu'il a tort parce que le PS doit «avant tout se positionner sur le social et le rejet de la politique économique libérale conduite par le gouvernement» ...Quelques jours après la publication de l'ouvrage très médiatisé du maire de Paris, l'opinion se montre ainsi « très partagée sur le bien-fondé stratégique qu’il y aurait pour le PS à se positionner sur une ligne claire reconnaissant l’économie de marché » commente ainsi Gaël Sliman, directeur délégué de BVA.
« Une propension des leaders socialistes (Royal hier, Delanoë à présent) à faire la course au centre et à faire assaut de « libéralisme » qui est jugée « pour le moins dangereuse » car elle ne convainc ni les sympathisants socialistes (45% sont pour, 44% contre, 11% circonspects), et est également rejetée en bloc par leurs alliés de gauche et électeurs de second tour : 59% (contre 28%) des sympathisants de l’extrême gauche et du PC et 52% (contre 35%) des sympathisants écologistes ne sont pas d’accord avec cette conception des choses.
Andir le graphique
Parisianisme et 'boboitude'
De plus ajoute encore M. Sliman, « il n’est pas certain que le soutien majoritaire des sympathisants de droite à cette posture (52% contre 33%) soit forcément une bonne nouvelle pour le maire de Paris, surtout que ce soutien n’est guère supérieur auprès des sympathisants du Modem (56% contre 34%), qu’il peut envisager de séduire, qu’auprès de ceux de l’UMP (51% contre 33%) et du FN (57% contre 25%), qu’il n’a guère de chance de convertir. »
Et puis enfin, on constate surtout que Bertrand Delanoë est entrain de se construire une image très « parisianiste » qui pourrait à terme le couper davantage encore des catégories populaires et de la province : sa stratégie est très largement soutenue par les cadres (59%), les Français les plus aisés (58%) et les Franciliens (51% contre 33%) et de manière moindre par les ouvriers et employés (43% contre 36%), mais aussi les Français les plus pauvres (43% contre 30%).

26.05.2008

JOSPIN REVIENT DE L'ILE DE RE EN TRIPORTEUR...

NON PAS LE RETOUR DE L'ILE D'ELBE, MAIS DE L'ILE DE RE

Mes biens chères frères, mes biens chères sœurs, je vous le dis en vérité, Lionel s’ennuyait tellement sur son île, qu’il m’a été impossible de le laisser là bas, de plus en cas de défaillance de ma part, il pourra toujours prendre la relève au pied levé.

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« Un militant bien formé »
PATRICK DIERICH, ex-militant de l'OCI, 56 ans, astronome à l'Observatoire de Meudon (Hauts-de-Seine) et aujourd'hui membre du PS, a été, de 1968 à 1986, militant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) de Pierre Lambert.

Vous êtes formel : Lionel Jospin a bien été militant trotskiste à l'OCI...
Patrick Dierich. Oui. Il n'y a aucune ambiguïté : j'étais dans la même cellule que lui au cours de l'été 1971. C'était le « camarade Michel ». Moi, j'étais le « camarade Blum ». Nous avions tous des pseudonymes. Des « blazes » comme on disait à l'époque.

Combien de temps l'avez-vous côtoyé ?
Deux mois environ. J'avais adhéré à l'OCI en 1968. Après mon service militaire dans un bataillon disciplinaire à Narbonne, j'ai été affecté à la cellule de l'Observatoire de Paris où il se trouvait déjà.

Jospin affirme qu'on a pu le confondre avec son frère Olivier.
C'est une plaisanterie. J'ai connu les deux, sans savoir d'ailleurs qu'ils étaient de la même famille. Je ne l'ai appris que quinze ans plus tard. Physiquement, Lionel et Olivier ne se ressemblaient pas. Le premier était très reconnaissable avec sa coiffure afro-américaine. Le second était plus grand et plus costaud.

« Je ne comprends pas sa position. Il n'y a rien de honteux à avoir été trotskiste »

Quel souvenir gardez-vous de l'actuel Premier ministre ?
C'était un militant bien formé. On voyait qu'il n'avait pas adhéré à l'OCI la veille. Il était particulièrement rassurant, stabilisant. Je ne savais pas qu'il sortait de l'ENA, mais on sentait incontestablement qu'il avait de la compétence et de l'envergure.

Etiez-vous amis ?
Non. On se voyait au cours de réunions de cellule, une fois par semaine. Mais nous n'allions pas dîner ensemble. Ce n'était pas vraiment le genre de la maison. Il faut se replacer dans le contexte. L'OCI était une organisation qui sortait de la clandestinité, et qui en avait gardé les habitudes. Elle était composée de membres soigneusement sélectionnés. Nous n'étions pas là pour rigoler.

Où se déroulaient vos séances de travail ?
A tour de rôle chez un des membres de la cellule. Dans mon souvenir, je suis allé une fois chez Jospin. Il habitait rue des Favorites, dans le XVe arrondissement. J'ai dû y rencontrer Elisabeth, sa compagne de l'époque.

« Mitterrand était parfaitement au courant »

Pourquoi avoir révélé en juillet 1999 que Jospin était membre de l'OCI ? Pourquoi en parler à nouveau aujourd'hui ? N'avez-vous pas l'impression de trahir votre ancien « camarade » ?
Franchement, non. Mais je ne comprends pas sa position. Il n'y a rien de honteux à avoir été trotskiste. Je lui ai écrit une lettre juste avant les dernières municipales pour lui dire que non seulement il jetait la suspicion sur son propre cas, mais aussi sur tout ce courant qui a existé et dont des dizaines voire des centaines de membres sont encore en vie. J'attends toujours sa réponse.

Selon vous, Jospin aurait adhéré au PS tout en étant membre de l'OCI. Il aurait donc été une sorte de « taupe » au profit des lambertistes...
Mitterrand était parfaitement au courant de sa double appartenance. N'oubliez pas qu'il avait été ministre de l'Intérieur !... Nous, nous ne considérions pas le PC comme plus ouvrier que le Parti socialiste. En plus, d'un point de vue électoral, seul un représentant du PS pouvait battre la droite. Il fallait donc aider Mitterrand. C'est ce qu'a fait Jospin à son niveau. L'OCI était l'allié objectif des socialistes.

Qu'avez-vous envie de lui conseiller aujourd'hui ?
Jospin doit avouer au lieu de s'enferrer dans son mensonge. Qu'il assume une bonne fois pour toutes !... Sinon, la droite s'en servira contre lui à un moment ou à un autre. Elle aura beau jeu de lui dire : « Monsieur Jospin, vous qui vous présentez comme le champion de la morale et de la transparence, si vous avez menti sur votre passé trotskiste, sur quoi d'autre avez-vous menti au cours des dernières années ? Sur la Mnef ? Sur le financement du PS ? » Cela dit, je comprends que cela ne soit pas facile. Il s'est enfermé dans une logique dont il aura du mal à sortir. Il s'est progressivement piégé lui-même.

Propos de Patrick Dierich recueillis par Frédéric Gerschel, Le Parisien, 31 mai 2001, p. 4
Y a t'il une honte a avoir été TROSKISTE?, non, à le cacher, oui.....

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